Bientôt des maisons de naissance en France

Les maisons de naissance autorisées en France

D’ici peu des « maisons de naissance » devraient voir le jour en France. Elles seront en période d’expérimentation… Objectif : évaluer les avantages de cette formule qui prône un suivi de la grossesse et un accouchement moins médicalisés.


AU SOMMAIRE DE CET ARTICLE

Feu vert pour les maisons de naissance

Les maisons de naissance sont des structures qui existent déjà dans d’autres pays mais qui n’étaient pas encore permises en France. Très attendues par les sages-femmes, elles ont été autorisées par un vote du parlement en novembre 2013. Plus d’un an et demi plus tard, les textes réglementaires nécessaires à leur mise en œuvre ont enfin été publiés au Journal Officiel. Ils encadrent les conditions de création de ces structures alternatives.

 

Qu’est-ce qu’une maison de naissance ?

Les maisons de naissance sont des lieux où des sages-femmes assureront le suivi de la grossesse et les accouchements. Leur objectif est de permettre une prise en charge moins technicisée de la grossesse et de l’accouchement, en dehors d’un établissement de santé.  L’intervention du médecin et des procédures médicales comme la péridurale y seront limitées au maximum car l’accouchement s’y veut plus « naturel ».

Les sages-femmes y assurent

  • la surveillance médicale de la grossesse et des suites de l'accouchement,

  • la préparation à la naissance et à la parentalité,

  • les soins postnataux de la mère et l'enfant.

Par contre, elles n’assureront pas la prise en charge des urgences obstétricales ni l'hébergement des mères et de leurs nouveau-nés. Les jeunes mamans restent sur place 6 à 12 heures après l’accouchement puis elles rentrent chez elles.

 

Un lien étroit avec les hôpitaux

Les maisons de naissance devront s’installer juste à côté d’une maternité, avec laquelle elles devront passer une convention. Ceci afin de pouvoir y transférer rapidement la maman et son bébé en cas de problème médical.

 

Maison de naissance : pour qui ?

Les maisons de naissance sont réservées aux grossesses à bas risque, c’est-à-dire aux femmes qui ne présentent pas de situations à risque a priori (grossesse gémellaire, mère âgée, en surpoids, souffrant de diabète, etc.)
Les femmes qui voudront s’y faire suivre seront obligées de réaliser une consultation pré-anesthésique dans l’établissement partenaire. Ses informations administratives et médicales lui seront d’ailleurs transmises afin qu’il dispose de toutes les informations nécessaires à la prise en charge de la femme et son bébé, en cas de transfert.  

Un an avant la fin de la période d’expérimentation (2019), les maisons de naissances seront évaluées par le Ministère de la Santé et leur autorisation sera à nouveau soumise au vote des parlementaires.

À lire aussi
L’accouchement à domicile, une vraie option !

Accouchement : et après ?

Sources
Communiqué de presse de l’ordre des sages-femmes sur l’expérimentation des maisons de naissance
Décret du 30 juillet relatif aux conditions d’expérimentation des maisons de naissance

A PROPOS DE CET ARTICLE
Rédigé par : Barbara Delbrouck
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 24/09/2015

Haut de page

Cet article vous a plu ? Faites le savoir :
0 avis

Voir aussi

Trouver sa place de papa auprès de bébé
Devenir père peut être déroutant. Comment trouver sa place dans le duo mère-enfant ? Le point avec l…
Comment se réconcilier avec son corps après l’accouchement ?
Petits kilos en trop, vergetures, manque de fermeté…, après la grossesse et l’accouchement, il n’est…
Les méthodes de préparation à l'accouchement
Ça y est, vous êtes enceinte ! Les 9 prochains mois seront dédiés à l'attente de bébé mais pas seule…