Terreur nocturne : comment réagir ?

Comment gérer les terreurs nocturnes de votre enfant ?

Certaines nuits, votre enfant se met à hurler assis sur son lit et plus vous essayez de l’aider, plus il angoisse ? Ce phénomène qu’on appelle terreur nocturne est heureusement plus impressionnant qu’inquiétant.


AU SOMMAIRE DE CET ARTICLE

À quoi ressemble une terreur nocturne ?

Tout parent qui a un jour fait l’expérience d’une terreur nocturne relate son caractère impressionnant : l’enfant hurle, assis sur son lit, les yeux ouverts, il transpire, semble affolé et lorsqu’on le prend dans les bras pour le calmer, il vous repousse et crie de plus belle. Alors que l’enfant semble éveillé et donc conscient, il ne se rappelle pas d’avoir vécu une terreur nocturne le lendemain matin. Ce phénomène survient généralement chez les enfants entre 3 et 7 ans.

 

Terreur nocturne : le cerveau endormi

Et pour cause, seul le système neurovégétatif de l’enfant est activé, c’est-à-dire celui qui commande la respiration, la circulation, les fonctions motrices, etc. Le cerveau, lui, est toujours endormi. L’enfant qui a l’air éveillé ne l’est donc pas du tout. Raison pour laquelle il n’aura aucun souvenir de cet épisode.

 

Quelle est la différence entre les terreurs nocturnes et les cauchemars ?

Pour bien réagir, il faut d’abord apprendre à différencier la terreur nocturne du cauchemar. S’il s’agit d’un cauchemar, l’enfant réagit lorsque que vous entrez dans la pièce. Il vous voit, il vous répond si vous lui parlez, ce qui n’est pas le cas lors d’une terreur nocturne. Par ailleurs, un enfant se rappelle de ses cauchemars. Enfin, alors que les cauchemars se produisent généralement en fin de nuit, les terreurs nocturnes se déclenchent 60 à 90 minutes après que l’enfant s’est endormi.

 

Comment réagir face à une terreur nocturne ?

Si prendre dans ses bras un enfant qui fait un cauchemar sera salvateur, ce n’est pas du tout le cas lors d’un épisode de terreur nocturne. Au contraire, il ne faut surtout pas essayer d’éveiller l’enfant, cela va accentuer la crise. Face à une terreur nocturne, une seule chose peut aider l’enfant : s’installer à côté de lui, poser la main sur lui et lui parler doucement en attendant que la crise passe. Celle-ci peut durer 1 à 20 minutes.

 

Le manque de sommeil, principale cause des terreurs nocturnes

Dans la plupart des cas, les terreurs nocturnes résultent d’un manque de sommeil et ne doivent donc pas vous inquiéter. Cela peut se produire par exemple au mois de septembre lorsque l’enfant doit se réhabituer au rythme scolaire, lors de l’entrée au CP où il n’a plus l’occasion de faire la sieste, au passage à l’heure d’été, etc.
Pour les éviter, assurez-vous que votre enfant dort suffisamment et bien. Il est conseillé d’éviter de pratiquer le soir des sports intenses, des activités qui sollicitent trop l’imagination, ainsi que de manger des repas lourds. Assurez-vous également que votre enfant n’a pas la vessie pleine lorsqu’il va se coucher.

À lire aussi
Comment gérer les pipis au lit ?
Relaxation : les enfants aussi ont besoin d’une pause


Source
Merci au Dr Challamel, pédiatre spécialiste du sommeil de l’enfant au Centre hospitalier Lyon-Sud, et chargée de recherche à l'INSERM.

A PROPOS DE CET ARTICLE
Rédigé par : Élise Dubuisson
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 30/05/2017

Haut de page

Cet article vous a plu ? Faites le savoir :
2 avis

Voir aussi

Conseils pour voyager sereinement avec ses enfants
En voiture, en avion ou en bateau, voyager avec un enfant pose quelques difficultés. Voici quelques …
Guide des premiers soins pour les petits accidents et maux du quotidien
Cafetière brûlante qui se renverse, couteau qui dérape, pieds qui se prennent dans le tapis, chute d…
Attention aux coups de soleil et à l'insolation chez l'enfant
Pas question bien sûr d'empêcher vos enfants de gambader sur la plage. Mais attention,les petits son…