Vaccination de bébé : à quel âge et quels vaccins obligatoires ?

Vaccination de bébé : à quel âge et quels vaccins obligatoires ?

Permettant de protéger l’organisme contre de graves maladies infectieuses, la vaccination du bébé et de l’enfant est obligatoire en France. Entre deux mois et deux ans, l’enfant doit en effet recevoir plusieurs injections. Ces vaccins permettent de renforcer son système immunitaire, et d’apprendre à son organisme à se défendre contre certaines infections et microbes (surtout pour les enfants gardés en collectivités).


AU SOMMAIRE DE CET ARTICLE

Mais comment fonctionnent les vaccins et à quoi servent-ils exactement ? Quels sont les vaccins obligatoires en France aujourd’hui ? Et à partir de quel âge doit-on faire vacciner son bébé ?

Pourquoi faire vacciner son enfant ?

Dès sa naissance, le bébé est en contact avec un environnement non stérile. Il touche des objets et les met à la bouche, il est pris dans les bras et interagit avec son entourage (ses parents, ses grands-parents, d’autres enfants…). Les vaccins permettent de développer et de renforcer son système immunitaire, pour éviter qu’il n’attrape certaines maladies aux conséquences graves.

Construire et renforcer son système immunitaire

Pendant sa grossesse, la mère transmet ses anticorps à son foetus. Mais après sa naissance, l’enfant n’en reçoit plus et devient vite vulnérable. L’efficacité des anticorps transmis par sa mère diminue en effet au fil des mois. Si l’allaitement maternel peut prendre le relais - dans une certaine mesure -, il ne suffit pas à construire et à renforcer le système immunitaire du jeune enfant.

 

Au cours de ses premières années de vie, l’enfant rencontrera plusieurs microbes qui lui permettront de développer et de consolider son propre système immunitaire. En attendant, la vaccination de votre bébé est le seul rempart contre les maladies qu’il peut rencontrer pendant ses premières semaines de vie.

 

Se protéger et faire reculer des maladies pouvant avoir de graves conséquences

Certaines maladies peuvent en effet avoir des conséquences graves chez le nourrisson, le bébé ou l’enfant de moins de deux ans. La rougeole peut par exemple engendrer des pneumonies et des infections du cerveau (encéphalites) et la coqueluche peut être à l’origine d’asphyxies. Chez un enfant de moins de deux ans, une méningite à méningocoques ou à pneumocoques peut laisser de graves séquelles, et parfois même être mortelle. La rubéole et les oreillons peuvent également entraîner de graves complications chez le jeune enfant et laisser certaines séquelles.

 

Permettant de protéger votre bébé contre ces maladies infantiles très contagieuses - et potentiellement graves -, certains vaccins doivent donc être réalisés assez rapidement après la naissance de votre bébé. La vaccination renforce le système immunitaire du bébé.

 

Se faire vacciner permet également de faire reculer certaines maladies. Si tous les enfants et les jeunes adultes étaient vaccinés contre la rougeole, les oreilles et la rubéole, ces maladies pourraient par exemple disparaître. Le fameux vaccin ROR protège en effet de manière très efficace les patients ayant reçu les deux doses prévues. Ce vaccin est devenu obligatoire chez les nourrissons nés après le 1er janvier 2018. Lorsqu’ils commencent leur vie en collectivité (à la crèche, à l’école, au centre de loisirs…), les enfants sont rapidement exposés à plusieurs maladies infectieuses. Les faire vacciner permet de les protéger, de protéger les autres enfants et d’éviter une épidémie.

 

Comment fonctionne un vaccin ?

La solution du vaccin contient un microbe (ou un antigène) inoffensif. Pour cela, le virus est atténué ou inactivé au moment de la fabrication du vaccin, ou fragmenté et ses composants purifiés individuellement. Lorsqu’il est inactivé ou fragmenté, le système immunitaire de l’organisme est stimulé, sans qu’aucune infection n’ait lieu. Lorsque le virus est simplement atténué, il reste vivant et l’organisme est infecté ; l’infection ne se développe pas, car le microbe est suffisamment réduit.

 

Lorsque le virus est injecté au moment du vaccin, l’organisme apprend à la reconnaître. Il produit alors des anticorps pour le détruire et se défendre. Le système immunitaire garde ce microbe en mémoire ; s’il réapparaît, il libère directement les bons anticorps pour le combattre. Les rappels permettent, comme leur nom l’indique, de « rappeler » à l’organisme comment reconnaître et lutter contre le microbe injecté.

 

Vaccination bébé en 2019

Modifié début 2018, le calendrier vaccinal de bébé comporte aujourd’hui 11 vaccins obligatoires.

Quels sont les vaccins obligatoires en France ?

Les enfants nés avant le 1er janviers 2018 doivent être vaccinés contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite (le fameux DT Polio) à l’âge de 2 mois, de 4 mois et de 11 mois. Depuis le 1er janvier 2018, huit vaccins obligatoires ont été ajoutés au calendrier de vaccination du bébé de moins de deux ans, notamment pour lutter contre la recrudescence de certaines maladies.

 

Les enfants nés à partir du 1er janvier 2018 doivent donc aujourd’hui recevoir 11 vaccins obligatoires (sauf contre-indications médicales), qui les protègent contre :

  • la diphtérie 

  • le tétanos

  • la poliomyélite 

  • les infections à Haemophilus influenzae b 

  • la coqueluche 

  • l’hépatite B 

  • la méningite à méningocoque C 

  • la rougeole 

  • la rubéole 

  • les oreillons 

  • les infections à pneumocoque.

 

Obligatoires pour les enfants âgés de plus de 12 mois qui résident en Guyane française, le vaccin contre la fièvre jaune s’adresse également à toutes les personnes y séjournant.

 

Renseignés dans le carnet de vaccination bébé, ces vaccins sont obligatoires pour s’inscrire en collectivités : en crèche, à l’école, en colonie de vacances, en centre de loisirs ou en garderie. L’enfant qui n’a pas reçu tous ces vaccins peut être provisoirement admis en collectivité, la vaccination devant être effectuée dans les trois mois qui suivent.

 

Les vaccins supplémentaires, recommandés dans certaines situations

Protégeant contre la tuberculose, le vaccin BCG peut être administré à partir de 1 mois, et jusqu’à 15 ans, aux enfants qui présentent un risque élevé de développer la maladie, c’est-à-dire :

  • les enfants qui résident en Guyane ou à Mayotte

  • les enfants nés dans un pays touché par la tuberculose, ou lorsque le père ou la mère est originaire de l’un de ces pays

  • les enfants ayant des antécédents familiaux de tuberculose

  • les enfants devant se rendre et séjourner pendant au moins un mois dans un pays où la tuberculose est présente 

  • les enfants dans des situations jugées à risque : conditions de logement et socio-économiques précaires, contacts fréquents avec des personnes provenant d’un pays touché par la tuberculose…

 

Le vaccin contre la grippe saisonnière peut être administré aux enfants âgés d’au moins 6 mois, atteints de certaines maladies chroniques (respiratoires, cardiovasculaires, neuromusculaires, neurologiques, maladies du foie, de l’immunité, des reins ou du sang).

Les nourrissons de moins de 6 mois qui présentent des facteurs de risque de grippe grave (cardiopathie congénitale, maladie pulmonaire, déficit immunitaire congénital…) peuvent aussi se voir administrer le vaccin (ainsi que leur entourage proche).

 

Le vaccin contre l’hépatite A peut être administré dans certains cas, à partir de 12 mois. Il concerne :

  • les enfants d’une famille dont au moins l’un des membres vient d’un pays (et est susceptible d’y séjourner) où la maladie est présente

  • les enfants accueillis dans des établissements pour l’enfance et la jeunesse handicapées 

  • les enfants atteints de mucoviscidose ou d’une maladie du foie qui peut devenir chronique.

 

D’autres vaccins peuvent être prévus, dans certaines situations particulières (méningites et septicémies à méningocoque, varicelle…).

 

À quel âge faire vacciner bébé : le calendrier vaccinal des bébés de 0 à 18 mois

Les 11 vaccins obligatoires font l’objet de 10 injections, espacées et programmées sur les deux premières années de vie du jeune enfant. Plusieurs vaccins peuvent être administrés au même moment : plusieurs actifs sont combinés dans une même seringue ou plusieurs vaccins sont administrés au cours de la même séance.

 

À 1 mois, le nourrisson doit recevoir une dose de BCG s’il vit dans un milieu à risque élevé de tuberculose, ou si un membre de son entourage a récemment été atteint d'une tuberculose.

 

Lors de sa vaccination, le bébé de 2 mois reçoit :

  • la première dose du vaccin contre les infections à pneumocoque 

  • la première dose du vaccin contre l’hépatite B 

  • la première dose du vaccin contre le DT Polio (Diphtérie, Tétanos, Poliomyélite) 

  • la première dose du vaccin contre la coqueluche

  • la première dose du vaccin contre les infections à Haemophilus influenzae b. Les trois derniers peuvent être administrés en une seule injection (forme combinée).

 

À 4 mois, il est vacciné contre : 

  • les infections à pneumocoque : 2ème dose 

  • l’hépatite B : 2ème dose 

  • le DT Polio : 2ème dose

  • la coqueluche : 2ème dose 

  • les infections à Haemophilus influenzae b : 2ème dose.

Encore une fois, les trois derniers vaccins peuvent être administrés via une seule injection.

 

La vaccination d’un bébé de 5 mois consiste en l’injection de la première dose du vaccin qui le protège contre la méningite à méningocoque C.

 

À 11 mois, il reçoit les troisièmes et dernières injections le protégeant contre :

  • les infections à pneumocoque

  • l’hépatite B 

  • le DT Polio 

  • la Coqueluche 

  • les infections à Haemophilus influenzae b.

 

À 12 mois, le jeune enfant reçoit la deuxième dose du vaccin qui le protège contre la méningite à méningocoque C, et la première dose du vaccin ROR (contre la rougeole, les oreillons et la rubéole).

 

Entre 16 et 18 mois, il reçoit enfin la deuxième dose du vaccin ROR.

 

Préparer son enfant à la vaccination

Pour aider votre bébé à dédramatiser le moment de la vaccination, vous pouvez l’informer en amont et lui parler de manière douce et calme. Votre enfant doit sentir que vous-même êtes en confiance, et pas stressé. Expliquez-lui pourquoi il doit se faire vacciner, demandez-lui de respirer calmement et de penser à des choses agréables.

 

La vaccination du bébé est sans danger. Vous pourrez tenir votre bébé sur les genoux ou dans vos bras au moment du vaccin, avec l’accord de votre médecin. Allaiter ou faire boire de l’eau sucrée au bébé avant la vaccination permettra également de le rassurer et de le mettre en confiance. Vous pourrez aussi lui donner son doudou ou une tétine.

 

Après l’injection, vous pourrez le féliciter, le prendre dans vos bras et le consoler s’il pleure. Il oubliera en général très vite ce moment parfois désagréable !

 

A PROPOS DE CET ARTICLE
Rédigé par : Comité éditorial Giphar
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 01/08/2019

Haut de page

Cet article vous a plu ? Faites le savoir :
0 avis

Voir aussi

Traitements homéopathiques pour le rhume de bébé
Les virus du rhume sont légion et votre enfant devra en avoir rencontré plusieurs dizaines avant d’ê…
Reconnaitre les signes de déshydratation chez un bébé
Avec l’arrivée de l’été, la sécheresse de l’air et les températures en hausse, augmentent les risque…
Conseils pour voyager sereinement avec ses enfants
En voiture, en avion ou en bateau, voyager avec un enfant pose quelques difficultés. Voici quelques …