La rhinite chronique : symptômes, causes et traitement

La rhinite chronique

Comment apparaît une rhinite chronique exactement ? Quels en sont les principaux symptômes ? Et comment s’en débarrasser ?


AU SOMMAIRE DE CET ARTICLE

Écoulement nasal, éternuements et nez bouché… Si un rhume guérit en général spontanément en quelques jours, ses symptômes peuvent parfois s’installer dans la durée : on parle alors de rhinite chronique. Assez courante, cette maladie peut néanmoins se révéler handicapante au quotidien.

 

Qu’appelle-t-on une rhinite chronique ?

Inflammation et irritation des muqueuses de la cavité nasale, la rhinite peut être provoquée par une infection virale (un rhinovirus par exemple). Lorsqu’elle d’origine infectieuse, la rhinite ne dure en général que quelques jours. Cette rhinite aiguë est également désignée sous le terme plus connu de « rhume ».


Mais la rhinite peut également durer plus longtemps, et persister dans le temps. Lorsque les symptômes s’installent sur plusieurs semaines ou plusieurs mois, on parle alors de rhinite chronique.

 

Quels sont les causes de ce type de rhinite ?

Une rhinite chronique peut être provoquée par différents facteurs. Il peut s’agir de :

  • une rhinite allergique : depuis les années 60, les cas de rhinites allergiques ont fortement augmenté dans les pays industrialisés. Aujourd’hui, on estime que près de 20 % de la population est concernée par ce fameux « rhume des foins ». Cette maladie peut être causée par différents types d’allergènes : des poussières, des acariens, des pollens, des poils de chats ou de chiens, des moisissures… Lorsqu’elles sont en contact avec la substance responsable, les muqueuses nasales essaient de l’expulser et réagissent pour protéger l’organisme. Il peut s’agir d’une rhinite allergique saisonnière : provoquée par les pollens, elle apparaît seulement pendant certains mois de l’année. Dans d’autres cas, la rhinite est provoquée par une allergie aux acariens ou aux moisissures, et survient à n’importe quelle période ;

  • une rhinite non allergique : ce type de rhinite peut être causé par une substance toxique ou irritante, comme le tabac, un parfum, des particules ou autres produits chimiques utilisés dans le cadre professionnel (fumées, vapeurs, vernis, colles, peintures, gaz…), ou des traitements médicamenteux ;

  • une rhinite vasomotrice : elle résulte en général du stress ou d’un déséquilibre du système nerveux ;

  • une rhinite atrophique : avec l’âge ou en présence de certaines pathologies, la muqueuse nasale s’atrophie et s’amincit. La dilatation et le dessèchement des fosses nasales provoquent l’apparition de plusieurs symptômes chroniques.


Une rhinite chronique peut aussi être d’origine hormonale (rhinite de la femme enceinte, par exemple), causée par la présence de polypes dans le nez (polypose nasale) ou être la conséquence d’une maladie plus grave (un cancer des sinus, par exemple).

 

Quels symptômes ?

Les symptômes d’une rhinite chronique sont les suivants :

  • une congestion nasale (ou nez bouché) : il peut s’agir d’une obstruction unilatérale (une seule narine est bouchée) ou bilatérale (les deux narines sont bouchées) ;

  • un écoulement nasal (ou nez qui coule) : il peut s’agir d’un écoulement vers l’avant (rhinorrhée antérieure, lorsque le patient se mouche) ou vers l’arrière de la gorge (rhinorrhée postérieure) ;

  • des picotements dans le nez et des crises d’éternuements (surtout dans les environnements qui contiennent des substances allergènes) ;

  • des yeux qui pleurent ;

  • une diminution ou une altération de l’odorat (anosmie), une impression de mauvaise odeur dans le nez ;

  • des maux de tête (principalement au niveau des yeux) ;

  • des saignements du nez.


Plusieurs de ces symptômes peuvent se manifester en même temps. Ils peuvent également apparaître de manière isolée.


D’autres symptômes peuvent être associés à ce type de rhinite :

  • de la fatigue ;

  • des épisodes de toux ou des difficultés respiratoires, dans les cas les plus graves ;

  • certains symptômes de la conjonctivite (yeux rouges, yeux qui grattent, gonflement des paupières, écoulements au niveau des yeux…), notamment en cas de rhinite allergique.


Lorsque la rhinite dure plusieurs semaines sans interruption, l’irritation des muqueuses peut être à l’origine de l’apparition d’autres symptômes :

  • des croûtes et des rougeurs à l’intérieur du nez (la muqueuse tuméfiée vire au pourpre) ;

  • des saignements du nez fréquents ;

  • des écoulements purulents et nauséabonds (surtout dans le cas d’une rhinite atrophique).
     

Comment établir le diagnostic ?

Si les symptômes d’une rhinite inflammatoire chronique sont en général sans gravité, ils peuvent être plus ou moins désagréables et invalidants au quotidien. Il devient alors nécessaire de consulter un médecin, pour qu’il prescrive un traitement adapté.

 

Pourquoi consulter ?

Contrairement à un simple rhume qui ne dure que quelques jours, la rhinite chronique (allergique ou non) peut provoquer des symptômes pendant plusieurs semaines, voire pendant plusieurs mois.


Au quotidien, ces symptômes peuvent être gênants et nuire à la qualité de vie. Ils peuvent se manifester systématiquement dans certaines situations : dans certains environnements, à certaines périodes de l’année ou à certaines heures de la journée, ou encore en présence de certains animaux… Ils peuvent provoquer des troubles du sommeil, un absentéisme à l’école ou des arrêts de travail fréquents.


Il devient alors nécessaire de consulter un médecin généraliste. Ce dernier oriente ensuite son patient vers un ORL, spécialiste des pathologies de la région oto-rhino-laryngée (oreilles, nez et gorge). Après avoir posé son diagnostic, ce médecin peut mettre en place un traitement adapté ou orienter son patient vers un allergologue.

 

Comment le diagnostic est-il posé ?

Pour poser le diagnostic de rhinite chronique, le médecin procède d'abord à un interrogatoire précis. Il questionne notamment son patient sur ses antécédents familiaux, sur la nature de sa profession, sur les circonstances de l’apparition des symptômes, sur leur fréquence et leur durée.


En fonction de l’orientation de son diagnostic, le médecin peut également réaliser plusieurs types d’examens :

  • une endoscopie nasale : cet examen lui permet d’explorer visuellement les fosses nasales de son patient à l’aide d’un fibroscope (souple ou rigide), et de détecter la présence d’éventuelles anomalies ;

  • des tests cutanés (prick-test) : réalisés sur la peau du patient, ils permettent de confirmer le caractère allergique, ou non, de la rhinite. Ils permettent également d’identifier la substance allergène en cause ;

  • des analyses de sang et / ou un test de provocation nasale (toujours dans le cadre de la recherche d’une allergie).

 

 

Quel traitement envisager ?

Pour soigner une rhinite chronique, il faut d’abord en connaître la cause : établir le bon diagnostic est donc un préalable indispensable à tout traitement. En effet, une rhinite liée à un problème hormonal ne sera pas soulagée de la même manière qu’une rhinite allergique.

 

Soulager les symptômes

En attendant de trouver la cause de votre rhinite chronique, vous pouvez commencer par diminuer la gêne provoquée par ses symptômes. Pour cela, vous pouvez :

  • vous moucher régulièrement ;

  • faire des lavages de nez : réalisé avec du sérum physiologique ou une solution à base d’eau de mer, le lavage de nez aide en effet à soulager les symptômes d’une rhinite. Cela permet de nettoyer les muqueuses nasales, pour vous aider à mieux respirer et à éliminer de votre organisme les microbes, virus et autres sécrétions. Il vous suffit d’injecter le sérum physiologique dans l’une de vos narines à l’aide d’une pipette ou d’une petite poire, en inclinant la tête sur le côté. Le liquide passe dans l'autre narine, et s'écoule en entraînant avec lui toutes les impuretés. Se présentant sous forme de doses uniques (ou en spray), le sérum physiologique est disponible en pharmacie. Pour en savoir plus sur son mode d’utilisation et les précautions d’usage à respecter, n’hésitez pas à consulter votre pharmacien.


 

 

Pour lutter contre la fatigue, pensez à vous reposer suffisamment et à bien vous hydrater (au moins deux litres d’eau par jour). Vous pouvez également prendre de la vitamine C. N’hésitez pas à prendre conseil auprès de votre pharmacien.

 

Soigner une rhinite allergique

Le traitement d’une rhinite allergique suppose d’abord d’éviter au maximum tout contact avec la substance allergène responsable. Par exemple, si votre rhinite est provoquée par les pollens, pensez à aérer votre logement assez tôt le matin (la quantité de pollens dans l’air est alors moins importante). Vous pouvez également éviter les activités de jardinage à certaines périodes de l’année ou encore demander à un proche de tondre votre pelouse à votre place.


La rhinite allergique peut être prise en charge grâce à un traitement de désensibilisation. La désensibilisation consiste à rendre la personne allergique plus tolérante à l’allergène responsable. Des doses de plus en plus importantes de cet allergène lui sont administrées (exposition progressive), par injection ou par voie orale. Ce processus est en général programmé sur plusieurs mois ou plusieurs années.


Les symptômes allergiques peuvent également être soulagés par la prise d’antihistaminiques (par voie orale). Ils permettent de réduire la réaction allergique de la rhinite. Le médecin peut aussi vous prescrire des décongestionnants et des corticoïdes nasaux.

 

Et les traitements naturels ?

Dans certains cas, la rhinite chronique peut être soulagée ou traitée grâce à un traitement naturel. Pour soigner une rhinite chronique naturellement, vous pouvez ainsi envisager de vous tourner vers :

  • l’homéopathie, la naturopathie, la phytothérapie ou l’aromathérapie (utilisation des qualités de différentes huiles essentielles, comme l’eucalyptus, la menthe des champs ou encore le thym) ;

  • l’ostéopathie, l’acupuncture ou les cures thermales (lavage des sinus, bain nasal, aérosol…).


Pour en savoir plus sur tous ces traitements, demandez toujours conseil à votre médecin et à votre pharmacien. Veillez également à respecter les précautions d’usage indiquées sur les emballages des produits.

 

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Source

http://www.inpes.sante.fr

Données Santé Publique France

 

A PROPOS DE CET ARTICLE
Rédigé par : Comité éditorial Giphar
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 28/12/2020

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