L'odorat : un plaisir à retrouver

L'odorat et l'anosmie

Si les troubles de l’odorat ont été mis en lumière par la Covid-19, ils sont également courants hors pandémie. Comment les expliquer et les soigner ? Réponses et conseils.


AU SOMMAIRE DE CET ARTICLE

Vous avez dit « anosmie » ?

Symptômes désormais bien connus de la Covid-19, la perte (anosmie) ou le déficit (hyposmie) de l’odorat affectent un Français sur dix, même hors pandémie(1). Difficile à vivre, l’anosmie peut aussi s’avérer dangereuse lorsqu’elle ne permet plus de détecter les odeurs suspectes (fuite de gaz, brûlé…). L’odorat étant essentiel pour distinguer la saveur des aliments, l’anosmie se double souvent d’une perte du goût (agueusie).

 

Pas seulement une histoire de nez

Nous avons tous, ou presque, en mémoire une émotion forte provoquée par une odeur. Et pour cause, l’odorat est, de tous nos sens, le plus primitif.

Son mécanisme est bien connu. En pénétrant les fosses nasales, les molécules odorantes stimulent les cellules olfactives, qui transforment ce stimulus en message électrique et le transmettent au bulbe olfactif du cerveau. Le message parvient à l’amygdale, siège des émotions, et à l’hippocampe, siège de la mémoire, avant d’atteindre le cortex, qui l’identifie comme une odeur.


Le nez humain serait capable de reconnaître au moins 1 000 milliards d’odeurs(2) !

 

Des origines multiples

Les rhinites ou sinusites virales sont les principales causes d’anosmie, suivies des traumatismes crâniens. L’anosmie peut aussi être d’origine congénitale ou neuro-dégénérative. C’est également une conséquence du vieillissement.

 

L’anosmie liée à la Covid-19 est particulière en raison, notamment, de sa soudaineté. Les mécanismes en jeu sont encore mal identifiés. Certaines études suggèrent que l’inflammation provoquée par le virus endommagerait les cellules servant de supports aux neurones olfactifs, voire les neurones eux-mêmes.

 

Un diagnostic complexe

Le diagnostic de l’anosmie s’appuie d’abord sur l’analyse des circonstances de son apparition. Un examen ORL ou endoscopique permet ensuite de vérifier l’absence d’une anomalie nasale. Des tests olfactifs, assortis ou non d’un électroencéphalogramme(3), sont généralement effectués pour mesurer l’ampleur du déficit et décider du traitement.

 

Quels sont les traitements ?

Dans le cas où un polype est à l’origine de l’obstruction des voies nasales, la chirurgie est la meilleure solution.

L’administration de corticoïdes permet habituellement de traiter l’inflammation de la muqueuse nasale ou des sinus, responsable de l’anosmie. Attention, ils sont contre-indiqués en cas d’infection à la Covid-19.

Dans ce cas, la rééducation olfactive est une bonne alternative. 75 à 85 % des malades de la Covid-19 retrouvent leur odorat deux mois après la fin de la maladie(4).


Boostez-le !

Respirez au moins 2 fois par jour différentes odeurs fruitées, florales, poivrées… Détails sur anosmie.org
 

Mangez des fruits et des légumes, pour augmenter vos apports en antioxydants et en vitamine B et favoriser la récupération nerveuse.

 

Notes
1 Source : Le journal du CNRS (lejournal.cnrs.fr).
2 Source : sciencesetavenir.fr
3 Examen qui consiste à mesurer et enregistrer l’activité électrique du cerveau.
4 Source : www.hopital-foch.com

 

Lire aussi :

La sinusite chronique : symptômes, causes et traitements

La rhinite chronique : symptômes, causes et traitement

 

 

 

A PROPOS DE CET ARTICLE
Rédigé par : Comité éditorial Giphar
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 01/09/2021

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