Comment faire passer le hoquet facilement ?

Faire passer le hoquet

Dû à la contraction involontaire des muscles inspiratoires, le hoquet est un réflexe incontrôlable qui reste généralement bénin. Pouvant durer plusieurs minutes, les hoquètements peuvent néanmoins être assez désagréables, et parfois même douloureux.

Alors comment faire passer le hoquet rapidement ? À quoi sont dûs ces petits « hics » répétés ? Et dans quels cas consulter ?


AU SOMMAIRE DE CET ARTICLE

Qu’est-ce que le hoquet ?

Provoquant des petits tressautements et des « hics » bruyants, le hoquet est un réflexe respiratoire complexe, involontaire et incontrôlable. Facile à reconnaître, il peut être aigu ou chronique.

 

Des tressautements involontaires du diaphragme

Mouvement respiratoire complexe, le hoquet se manifeste par l'apparition de petits tressautements bruyants et spontanés au niveau du diaphragme. La personne hoquète : à travers des petites secousses répétitives (ou spasmes), elle émet des « hics » plus ou moins bruyants.
 

Ces tressautements sont provoqués par la contraction involontaire, régulière et répétée des muscles respiratoires, certainement à cause d’une irritation du nerf phrénique (qui innerve la plèvre et le diaphragme). Le diaphragme se contracte et la glotte se ferme rapidement et brusquement, au même moment : c’est ce qui provoque la production de ces « hics », petits sons caractéristiques du hoquet.
 

Les épisodes de hoquet sont habituels et fréquents. Pouvant se manifester à tout âge (chez les nourrissons, les bébés et les enfants, chez les adultes et les personnes âgées), ils restent sans gravité. Ils ne durent généralement que quelques minutes, et disparaissent spontanément. Les hoquètements peuvent néanmoins être assez gênants (et parfois même douloureux, notamment lorsqu’ils surviennent pendant l’inspiration). Il est donc utile de savoir comment faire passer le hoquet facilement et rapidement.

 

Pourquoi a-t-on parfois le hoquet ?

Si l’on ne connaît pas les causes exactes du hoquet, la consommation de certains aliments et certains comportements sont souvent à l’origine de son apparition.
 

La plupart du temps, ce réflexe inspiratoire survient en effet après la prise d’un repas trop copieux, trop riche ou trop épicé, ou lorsque le repas a été pris trop rapidement. La personne peut aussi avoir le hoquet après avoir ingéré une quantité d’air excessive (aérophagie), en mangeant, après avoir mâché un chewing-gum ou bu une boisson gazeuse. Le hoquet peut enfin survenir après la consommation d’alcool, en cas d’épisode de stress ou après une forte émotion, ou lorsque la personne souffre d’une irritation de l’œsophage.
 

Les nourrissons et les bébés sont particulièrement sujets au hoquet, qui se manifeste souvent juste après la tétée ou la prise d’un biberon (avant qu’il ne soit mis en position pour faire son rot). On retrouve même des épisodes de hoquet chez les fœtus, alors qu’ils sont encore dans le ventre de leur mère (les petits soubresauts sont d’ailleurs bien ressentis par la future maman). Le hoquet est aussi fréquent chez les enfants : il survient également après le repas, notamment lorsqu’il a été pris dans de mauvaises conditions (trop vite ou en parlant, par exemple).

 

Hoquet aigu ou chronique ?

Comme vu plus haut, les épisodes de hoquet sont fréquents et ne durent en général que quelques instants.

 

Mais il arrive que le hoquet persiste (plus de deux jours, voire plus d’un mois), ou qu’il devienne récurrent (il revient très fréquemment). On parle alors de hoquet chronique (ou persistant). Si ce type de trouble reste très rare, il peut être particulièrement pénible : il peut gêner le sommeil et l’alimentation, et avoir un véritable impact sur la qualité de vie en général (insomnies, fatigue généralisée, difficultés à s’hydrater et à s’alimenter, perte de poids…).

 

Le plus souvent, le hoquet chronique est dû à une irritation de l’œsophage (à cause d’un RGO - reflux gastro-œsophagien), ou à une hernie hiatale (lorsque l’estomac remonte dans la poitrine par le hiatus, une ouverture dans le diaphragme). Mais d’autres maladies peuvent être en cause : un ulcère gastroduodénal, une gastrite, une maladie neurologique, une maladie du larynx ou du pharynx, une pleurésie, une pneumonie, une hépatite, une pancréatite, une péricardite…

 

Même si cela reste rare, c’est parfois la prise de certains médicaments qui est à l’origine d'un hoquet chronique (anti-inflammatoires de la famille des corticoïdes, antibiotiques, barbituriques, antalgiques de la famille des opiacés, benzodiazépines, anticancéreux…). Une cause psychologique peut aussi être recherchée. Il est donc recommandé de consulter dès l’apparition des symptômes.

 

Comment faire passer le hoquet ?

Le hoquet disparaît en général naturellement, au bout de quelques secondes ou de quelques minutes. S’il peut parfois provoquer des symptômes douloureux, certains gestes simples permettent de les soulager. Alors comment faire passer rapidement et facilement un hoquet ?

 

Des gestes simples pour soulager le hoquet

Plusieurs techniques et astuces simples peuvent aider à faire passer le hoquet plus rapidement. Si leur efficacité n’a jamais été prouvée scientifiquement, ces techniques peuvent néanmoins se révéler assez efficaces. Elles consistent principalement à bloquer la respiration (mécanisme de l’apnée), à détourner son attention du hoquet ou à stimuler le nerf vague (qui va du cerveau à l’estomac). Il est aussi conseillé de rester au calme, et d’éviter de rire ou de tousser.

 

Chez l’adulte, il est par exemple possible d’essayer les méthodes suivantes :

  • inspirer en gonflant ses poumons au maximum, bloquer sa respiration le plus longtemps possible, puis expirer lentement (pour plus d’efficacité, il est possible de répéter cette technique plusieurs fois de suite) ;

  • respirer profondément dans un sac en papier, rapidement et plusieurs fois d’affilée (une dizaine de fois) : cette technique ne doit jamais être réalisée sans surveillance chez les enfants ;

  • boire un grand verre d’eau froide, d’un trait et sans respirer ;

  • boire un grand verre d’eau froide, à l’envers (en se penchant vers l’avant, la tête vers la poitrine) ;

  • provoquer des haut-le-cœur (en s’enfonçant un doigt au fond de la gorge) ;

  • tirer délicatement sur la langue ;

  • lever les genoux à la poitrine, et se pencher en avant.

 

La personne qui souffre de hoquet peut aussi demander à l’un de ses proches de lui faire peur ou de la surprendre, pour détourner son attention et faire passer plus rapidement le hoquet.

 

Comment le faire passer chez un bébé ?

Pour faire passer le hoquet chez un nourrisson ou un bébé, il faut d’abord essayer de le changer de position lorsqu’il s’alimente (pendant la tétée ou la prise d’un biberon). Il est aussi possible de faire une pause, pour l’aider à faire un rot.

 

Réflexe physiologique, le rot permet en effet d’évacuer l’air présent dans l’estomac du bébé, avalé pendant la tétée ou le biberon. Mais dans certains cas, c’est le fait de continuer à boire qui permet de faire passer le hoquet chez le bébé.

 

Bon à savoir : n’oubliez pas que le hoquet n’est pas douloureux pour l’enfant, et que les rots ne sont pas systématiques (notamment lorsque le bébé est allaité).

 

Adopter de nouvelles habitudes pour éviter le hoquet

Si les épisodes de hoquet sont fréquents, il est conseillé d’identifier les facteurs ou les contextes qui favorisent leur apparition. Il suffit ensuite d’adopter de nouvelles habitudes.

 

Pour prévenir et éviter le hoquet, il est notamment recommandé de :

  • prendre ses repas dans le calme, manger lentement et sans parler ;

  • limiter les repas copieux, trop riches ou trop épicés, ne pas consommer d’aliments trop chauds, et éviter de passer trop rapidement d’un aliment très froid à un aliment très chaud ;

  • éviter de mâcher du chewing-gum, limiter les boissons gazeuses et alcoolisées ;

  • limiter le stress au quotidien.

 

Pour prévenir les épisodes de hoquet chez le nourrisson ou le bébé, il est aussi important de le nourrir dans un environnement apaisé et calme. L’enfant doit manger lentement, et faire des petites pauses pendant le biberon.

 

Quand consulter ?

Si cela reste rare, une maladie ou un trouble plus grave peut être à l’origine d’un hoquet persistant. Il est donc recommandé de consulter un médecin si le hoquet ne disparaît pas au bout de 48 heures, ou s’il revient fréquemment et sans raison. Il faut aussi consulter si le hoquet survient après la prise d’un médicament ou s’il s’accompagne d’autres symptômes : des douleurs abdominales, des douleurs à la poitrine, des régurgitations ou des vomissements, de la fièvre, des difficultés à respirer, des troubles de la déglutition, des symptômes neurologiques…

 

Après avoir interrogé son patient sur ses habitudes alimentaires, ses antécédents médicaux et ses symptômes (circonstances d’apparition, intensité, fréquence), le médecin l’examine. Mais l’examen clinique suffit rarement à faire apparaître la cause d’un hoquet récalcitrant. Il a donc souvent recours à des examens complémentaires : une fibroscopie haute (endoscopie digestive par la bouche), une mesure de la pression dans l’œsophage (manométrie), et une mesure du pH (pHmétrie oesophagienne). Il peut parfois prescrire d’autres examens (un bilan sanguin, une IRM cérébrale, un scanner du thorax…).

 

Une fois la cause du hoquet identifiée, le médecin peut prescrire le traitement adapté.

 

Quels sont les traitements du hoquet chronique ?

Généralement, c’est le traitement de la maladie en cause qui permet de faire disparaître un hoquet chronique. Si le hoquet est dû à un reflux gastro-œsophagien, le médecin prescrit par exemple des médicaments inhibiteurs de la pompe à protons. Si c’est une infection bactérienne qui est en cause, il a recours à un traitement antibiotique.

 

Mais il arrive parfois qu’aucune explication ne soit trouvée à l’existence du hoquet. Le médecin prescrit alors un traitement qui permet d’améliorer le quotidien du patient. Plus ou moins efficaces, plusieurs types de médicaments peuvent être testés (la chlorpromazine, le métoclopramide, le baclofène, la gabapentine). Le médecin peut aussi bloquer le nerf phrénique (responsable des contractions du diaphragme), à l’aide d’un anesthésique local. Si le hoquet revient, le nerf peut aussi être sectionné chirurgicalement.

 

Certaines thérapies alternatives peuvent enfin être recommandées (relaxation, méditation, hypnose…).

 

Sources :

https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/hoquet

https://www.vidal.fr/maladies/estomac-intestins/hoquet.html

https://www.msdmanuals.com/fr/accueil/troubles-digestifs/symptômes-des-troubles-digestifs/hoquet

 

 

A PROPOS DE CET ARTICLE
Rédigé par : Comité éditorial Giphar
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 12/01/2023

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