La bronchite : symptômes, diagnostic et traitement

Les symptômes et les traitements de la bronchite

Vous toussez (une toux sèche au début, qui peut se transformer en toux grasse), vous ressentez une gêne respiratoire et une fatigue généralisée ? Vous souffrez peut-être d’une bronchite. La plupart du temps d’origine virale, cette maladie guérit en général spontanément en quelques semaines. Des traitements peuvent être envisagés pour soulager ses symptômes. Zoom sur cette maladie.


AU SOMMAIRE DE CET ARTICLE

Quels sont les symptômes de cette maladie ? À partir de quand devient-il nécessaire de consulter ? Et quels sont les traitements mis en place ?

 

Qu’est-ce qu’une bronchite ?

Touchant plusieurs millions de personnes en France chaque année (particulièrement à l’automne et en hiver), la bronchite est une inflammation des bronches. Cette maladie fréquente est généralement d’origine infectieuse et bénigne.


Les bronches sont les canaux qui acheminent l’air de la trachée aux poumons. En cas d’infection, les muqueuses qui tapissent la paroi des bronches s’enflamment et enflent. La production de mucus augmente et rend plus difficile le passage de l’air.


On distingue les bronchites :

  • aiguës : les symptômes ne durent que quelques jours à quelques semaines. Il s’agit de la forme la plus classique de la maladie ;

  • chroniques : les symptômes s’installent durablement dans le temps, pouvant durer des mois, voire des années. Si elle s’accompagne de difficultés respiratoires caractérisées (diminution du flux d’air expiratoire, qui sort des poumons à l’expiration), il peut s’agir d’une BPCO (broncho-pneumopathie chronique obstructive), une maladie fréquente chez les fumeurs de longue durée ;

  • asthmatiques : comme pour une crise d’asthme, elles se caractérisent par des difficultés à expulser l'air des poumons (entraînant une importante gêne respiratoire et une respiration sifflante). Si elle ressemble à une simple crise d’asthme, elle doit néanmoins être prise en charge pour éviter toutes complications ;

  • bactériennes : plus rare, il s’agit d’une complication d’une bronchite aiguë.

 

Quelles causes ?

La plupart du temps, la bronchite aiguë est provoquée par un virus, qui s’attaque d’abord aux voies aériennes supérieures (nez, gorge, larynx, pharynx). Ainsi, l’atteinte des bronches est souvent précédée d’une rhinite (un rhume), d’une laryngite ou d’une pharyngite. De nombreux virus peuvent en être responsables (virus influenza, virus respiratoire syncytial, rhinovirus…).


Plus rarement, elle peut également être causée par une infection bactérienne. L’apparition de cette inflammation peut aussi être provoquée par l’inhalation d’agents irritants, comme la fumée (de tabac notamment), les particules de poussières ou certaines émanations de produits (acides, solvants, chlore, ammoniaque…). Ces substances provoquent une inflammation de la trachée et des bronches, et les mêmes symptômes qu’une bronchite aiguë.

 

Quels sont les symptômes de cette maladie ?

Comme expliqué plus haut, l’apparition d’une bronchite aiguë est souvent précédée d’un rhume ou d’une rhinopharyngite. Les symptômes de ces maladies sont donc les premiers à apparaître (écoulement nasal, mal de gorge, fatigue…).


Les principaux symptômes de la bronchite sont ensuite :

  • une toux : sèche au début de la maladie, elle s’accompagne ensuite d’expectorations (jaunâtres ou verdâtres, sans que cela ne soit le signe d’une surinfection bactérienne). Elle se transforme en toux grasse (productive) dans la moitié des cas. La toux peut durer entre quelques jours et deux ou trois semaines ;

  • des douleurs thoraciques : elles sont provoquées par les épisodes de toux. Ces brûlures apparaissent en général au niveau du sternum ;

  • une gêne respiratoire ;

  • une respiration sifflante ;

  • une fatigue importante ;

  • des courbatures (douleurs musculaires) ;

  • une légère fièvre : qui ne dépasse pas les 38,5 °C.

 

Quand consulter ?

Dès l’apparition des symptômes, il est recommandé de consulter votre médecin. Ce dernier pourra ainsi poser un diagnostic et vous prescrire le traitement adapté. D’autre part, si les symptômes persistent ou surviennent de manière fréquente, il est également indispensable de se rapprocher de votre médecin traitant.

 

Dès l’apparition des symptômes

Chez un adulte en bonne santé, les complications de cette maladie sont rares. En effet, elle est dans la plupart des cas d’origine virale et bénigne : elle disparaît en général spontanément, au bout d’une dizaine de jours ou de quelques semaines.

 

Mais certains de ses symptômes peuvent être particulièrement inconfortables au quotidien. C’est pourquoi il est conseillé de consulter son médecin traitant dès leur apparition. Lorsque le médecin ausculte son patient, il peut entendre certains signes évocateurs de la maladie (des râles bronchiques par exemple).


Il convient également d’être attentif à l’évolution des symptômes, et de signaler à son médecin toute éventuelle aggravation. Les complications de la maladie peuvent prendre la forme d’une détresse respiratoire (insuffisance respiratoire aiguë), ou d’une pneumonie. Chez les personnes atteintes d’une maladie chronique, elles peuvent également être à l’origine d’une détérioration de leur état de santé.


Dans certains cas (lorsque la personne est particulièrement essoufflée ou que le médecin perçoit un grésillement dans les poumons), une radiographie du thorax (ou pulmonaire) est réalisée pour exclure une pneumonie. Il peut également prescrire un bilan sanguin si certains symptômes durent plusieurs semaines (la toux notamment).

 

En cas de récidives fréquentes

Si les symptômes persistent ou apparaissent régulièrement, des examens plus poussés doivent être réalisés. Ils permettent de rechercher d’autres causes et maladies potentielles comme de l’asthme, une bronchite chronique (ou BPCO - broncho-pneumopathie chronique obstructive), ou encore une contamination par des microbes atypiques.


La BPCO se définit par une toux persistante et des expectorations quotidiennes pendant minimum trois mois par an, depuis au moins deux années consécutives. Dans 90 % des cas, cette inflammation chronique des voies respiratoires est liée au tabagisme.


Chez une personne qui souffre de BPCO, les bronches s’obstruent de manière irréversible : le moindre effort génère alors de l’essoufflement. Lorsqu’une bronchite aiguë survient sur ce tableau de maladie chronique, on parle d’« exacerbation » de la maladie. Les conséquences peuvent alors être très sévères. C’est la raison pour laquelle les personnes atteintes de BPCO doivent suivre un traitement spécifique.

 

Comment traiter cette maladie ?

Après un interrogatoire et un examen clinique, le médecin traitant pose son diagnostic. Un traitement peut être envisagé pour soulager les symptômes. Certains gestes simples permettent également d’éviter la transmission du virus en cause.

 

Quels traitements ?

La maladie est le plus souvent d’origine virale : elle disparaît spontanément au bout de quelques jours (voire quelques semaines pour certains de ses symptômes, comme la toux par exemple).


Le traitement prescrit vise principalement à atténuer les symptômes les plus invalidants (la fièvre, la douleur et la toux). Il est ainsi recommandé de :

  • arrêter de fumer ;

  • prendre des antipyrétiques en cas de fièvre (de l’aspirine, du paracétamol ou de l’ibuprofène) : pour éviter de développer un syndrome de Reye, les enfants ne doivent pas prendre d’aspirine ;

  • avoir recours à des médicaments à base de mucolytiques : ils peuvent aider à fluidifier le mucus qui encombre les bronches et à favoriser son expulsion, pour soulager la toux (mais ils ne font aujourd’hui l’objet d’aucune recommandation scientifique). Les sirops antitussifs « purs » sont contre-indiqués en cas de toux productive : ils ont en effet tendance à favoriser l’encombrement des bronches ;

  • boire beaucoup (de l’eau et des tisanes notamment), surtout en cas de fièvre ;

  • se reposer.


En cas d’infection virale, les antibiotiques ne sont pas efficaces. La décision d’y recourir est laissée à l’appréciation du médecin, en fonction de son auscultation, de l’évolution des symptômes et des résultats des examens complémentaires réalisés. En cas de doutes, n’hésitez pas à vous rapprocher de votre pharmacien.


Chez les personnes à risque (les personnes âgées, les personnes atteintes d’une pathologie, dont les défenses immunitaires sont diminuées), les conséquences de la maladie peuvent être plus sévères. En plus d’une surveillance rapprochée, le médecin envisage en général un traitement plus « agressif ».

 

Comment prévenir l’apparition de cette maladie ?

Pour éviter l’apparition de cette maladie, plusieurs gestes simples peuvent être adoptés au quotidien :

  • éviter la fumée de cigarette : le tabagisme, qu’il soit actif ou passif, est en effet le facteur de risque n°1 ;

  • restreindre au maximum les contacts avec les personnes malades et se laver les mains régulièrement ;

  • pour les personnes à risque : se faire vacciner contre la grippe. Les personnes âgées, celles atteintes d’une maladie chronique et celles dont le système immunitaire est affaibli sont plus fragiles. Elles sont donc plus à risque de contracter une bronchite aiguë bactérienne en cas de complication de la grippe. Le saviez-vous ? Vous pouvez vous faire vacciner en pharmacie. Pour en savoir plus, demandez conseil à votre pharmacien.

 

Quelles précautions prendre pour limiter la contagion ?

Lorsqu’elle est d’origine virale, cette maladie est très contagieuse. Le virus se transmet par voie aérienne, par les sécrétions du nez et de la bouche (expectorations et salive). Il se transmet donc par contact direct (de personne à personne), mais également indirectement, par les mains ou les objets souillés par la salive.


Pour limiter la transmission du virus et éviter de contaminer votre entourage et vos proches, adoptez quelques gestes simples :

  • tousser et vous moucher dans un mouchoir jetable, ou dans votre coude : pensez à jeter le mouchoir immédiatement après usage ;

  • vous laver les mains régulièrement, avec du savon liquide et pendant 30 secondes : pensez surtout à vous laver les mains après vous être mouché, avoir toussé ou éternué, avant de préparer les repas ou de rendre visite à quelqu’un ;

  • ne pas partager et échanger vos effets personnels (brosse à dents, couverts, serviettes de toilette…) ;

  • éviter le contact trop proche avec les personnes de votre entourage (poignées de mains et embrassades), porter un masque jetable en présence de personnes à risque (jeunes enfants, personnes âgées, personnes malades…) ;

  • aérer votre logement quelques minutes par jour, nettoyer tous les objets que vous touchez ou manipulez à l’intérieur, ne pas surchauffer et humidifier l’air ambiant.

 

 

 


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Source
www.ameli.fr

www.vidal.fr

 

A PROPOS DE CET ARTICLE
Rédigé par : Comité éditorial Giphar
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 02/02/2021

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