Quels sont les facteurs de risque cardiovasculaire ?

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Faisant partie des principales causes de mortalité en France, les maladies cardiovasculaires peuvent prendre différentes formes et engendrer de graves conséquences. Elles s’installent en général sur le long terme, et ne provoquent pas toujours de symptômes visibles. En revanche, la probabilité de développer ce type de maladie est liée à l’existence, ou non, de certains facteurs de risque.


AU SOMMAIRE DE CET ARTICLE

Alors qu’appelle-t-on risque cardiovasculaire exactement ? Quels sont les différents facteurs de risque cardiovasculaire ? Et comment évaluer et prévenir le risque cardiovasculaire ?

risque cardiovasculaire

Qu’est-ce que le risque cardiovasculaire ?

Le risque cardiovasculaire correspond à la probabilité de souffrir d’une maladie ou d’un accident cardiovasculaire, suite à l’obstruction de certaines artères. Alors quelles sont les principales maladies cardiovasculaires ? Et à quoi ces maladies sont-elles dues exactement ?

 

Qu’est-ce qu’une maladie cardiovasculaire ?

Touchant le cœur et les artères, une maladie (ou un accident) cardiovasculaire est provoquée par l’accumulation de dépôts de graisses sur les parois des artères. Dus à un excès de cholestérol dans le sang, ces corps gras s’accumulent et forment des plaques d’athérome. Ces plaques deviennent de plus en plus épaisses et durcissent, jusqu’à gêner la circulation du sang dans les artères (athérosclérose).
 

Or, c’est la circulation sanguine qui permet d’apporter l’oxygène et les éléments nutritifs nécessaires au bon fonctionnement des organes et des tissus (notamment aux organes vitaux, comme le cœur et le cerveau). Au début, l’athérosclérose ne provoque pas de symptôme particulier. Mais plus l’obstruction s’aggrave, plus le débit sanguin diminue et moins les organes sont oxygénés. Des symptômes commencent alors à apparaitre (alors que la maladie cardiovasculaire est déjà bien installée). Si un caillot se forme, la circulation sanguine est alors brutalement interrompue : c’est l’apparition d’un accident cardiovasculaire.

 

Les différents types de maladies cardiovasculaires

Les maladies cardiovasculaires touchent principalement le cœur, le cerveau ou les membres inférieurs. Si elles ne sont pas diagnostiquées et prises en charge à temps, elles peuvent engendrer de graves conséquences.

 

La maladie coronaire

L’athérosclérose atteint les artères qui irriguent le cœur (artères coronaires). Si l’obstruction des artères reste partielle, elle provoque une angine de poitrine. Le cœur manque d’oxygène pour fonctionner de manière optimale : cela provoque des douleurs au niveau de la poitrine (sensation d’oppression).
 

En cas d’obstruction totale des artères coronaires, le cœur ne reçoit plus l’oxygène nécessaire à son bon fonctionnement. C’est l’apparition d’un infarctus du myocarde (ou crise cardiaque), avec de violentes douleurs dans la poitrine (qui irradient parfois vers les bras et les mâchoires). L’issue de cet accident cardiovasculaire peut être fatale.

 

L’AVC, ou accident vasculaire cérébral

Les plaques d’athérome peuvent aussi se développer dans les artères qui irriguent le cerveau. Or, en rétrécissant le diamètre des artères, elles favorisent la formation de caillots sanguins, qui peuvent provoquer un AVC ischémique (les plus fréquents). L’artère est complètement bouchée par un caillot de sang. Le cerveau n’est plus oxygéné et certaines cellules cérébrales sont détruites. Un AVC hémorragique est quant à lui provoqué par un saignement dans une artère cérébrale (souvent due à une hypertension artérielle).
 

L’AVC provoque en général des symptômes caractéristiques : faiblesse ou paralysie d’un côté du corps, difficultés de compréhension et d’élocution, troubles de la vision, perte d’équilibre, maux de tête intenses. S’il n’est pas pris en charge rapidement, il peut laisser d’importantes séquelles.

 

L’artérite, ou artériopathie oblitérante

Lorsque les plaques d’athérome se forment et s’installent dans les artères des pieds, des jambes ou des cuisses, elles peuvent être à l’origine d’une artérite des membres inférieurs. Les artères sont bouchées et les muscles ne reçoivent pas assez d’oxygène (ischémie).
 

En général, l’artériopathie oblitérante provoque d’abord des crampes et des douleurs au niveau des mollets, pendant la marche. Ces douleurs peuvent ensuite apparaître au repos. Elles sont le signe que le sang a du mal à circuler dans les jambes. Si cette maladie cardiovasculaire n’est pas diagnostiquée et prise en charge à temps, elle peut conduire à la présence de plaies chroniques, d’ulcères ou de gangrène (avec amputation). Elle peut aussi être à l’origine d’une thrombose aiguë.

 

 

Quels sont les facteurs de risque cardiovasculaire ?

Plusieurs facteurs augmentent le risque de développer une maladie cardiovasculaire. On peut les classer en deux catégories.
 

Les facteurs de risque que l’on ne peut pas maîtriser

  • l’âge et le sexe : les hommes de plus de 50 ans et les femmes de plus de 60 ans présentent plus de risques de souffrir d’un accident cardiovasculaire ou cardiaque (les femmes sont normalement plus protégées que les hommes, mais uniquement jusqu’à la ménopause) ;

  • les antécédents familiaux de maladies cardiovasculaires précoces : le risque cardiovasculaire augmente si un parent proche (père, mère, frère ou sœur) a déjà souffert d’une maladie cardiovasculaire (infarctus du myocarde ou AVC), à un âge précoce.

 

Les facteurs de risque sur lesquels on peut agir

  • une hypertension artérielle (HTA) : lorsque le sang exerce trop de pression sur la paroi des artères, le cœur travaille plus et se fatigue. À long terme, l’augmentation de cette pression abîme également les parois des artères ;

  • le tabagisme : en plus de rétrécir le diamètre des artères, le tabac favorise la formation de caillots sanguins et l’apparition de troubles cardiaques. À long terme, il abîme également les parois des artères ;

  • un diabète de type 2 : lorsque le diabète est mal contrôlé (taux de sucre dans le sang trop élevé), l’excès de glucose endommage les parois des artères. Témoignant d’un mauvais fonctionnement des reins, la microalbuminurie (présence de traces d’albumine dans les urines) fait aussi partie des principaux facteurs de risque cardiovasculaire ;

  • l’excès de cholestérol (hypercholestérolémie) : lorsque le taux de cholestérol LDL (mauvais cholestérol) est trop élevé, il s’accumule sur la paroi des artères. Ces dépôts graisseux finissent par former des plaques d’athérome, qui peuvent ensuite gêner ou bloquer la circulation sanguine (athérosclérose). Un taux élevé de triglycérides dans le sang fait également partie des facteurs qui augmentent le risque cardiovasculaire (surtout s’il est associé à un taux élevé de LDL-cholestérol) ;

  • l’obésité et le surpoids : le risque cardiovasculaire augmente encore plus lorsque l’excès de graisse se situe au niveau du ventre et de la taille ;

  • la sédentarité : les personnes considérées comme sédentaires sont celles qui pratiquent moins de 30 minutes d’activité physique par jour. L’activité physique n’a pas à être particulièrement intense : il peut par exemple s’agir de marche à pied, à un rythme soutenu ;

  • le stress chronique : le stress est une réaction naturelle de l’organisme face à certaines agressions et événements extérieurs. Mais lorsqu’il devient chronique, il peut avoir d’importantes conséquences sur la santé physique et mentale, et notamment augmenter le risque de développer une maladie cardiovasculaire.

 

Comment diminuer le risque cardiovasculaire ?

Si certains facteurs de risque cardiovasculaire ne peuvent pas être maîtrisés (comme l’âge ou les antécédents familiaux), d’autres peuvent être minimisés ou supprimés. Pour cela, il suffit d’adopter de nouvelles règles hygiéno-diététiques au quotidien.
 

Évaluation du risque cardiovasculaire

Pour mesurer le score total de risque cardiovasculaire d’une personne, le médecin traitant prend en compte l’ensemble des facteurs auxquels elle est exposée (il évalue le risque cardiovasculaire global). Il calcule son IMC et mesure sa tension artérielle, l’interroge sur son état de santé, sur ses antécédents familiaux et sur ses habitudes de vie (tabagisme, prise de la pilule contraceptive, alimentation…). Il prescrit également des examens sanguins (mesure du taux de cholestérol dans le sang, glycémie à jeun…).
 

Attention : les facteurs de risque ne s’additionnent pas, mais s’aggravent l’un l’autre. L’existence de plusieurs risques faibles peut ainsi entraîner un risque très élevé de développer une maladie cardiovasculaire.
 

Une fois le risque cardiovasculaire global évalué, le médecin indique les règles à suivre pour le réduire. Il exerce un rôle central dans la prévention des maladies cardiovasculaires. Dans certains cas, il peut prescrire un traitement médicamenteux complémentaire (un traitement antihypertenseur pour contrôler l’hypertension artérielle, un traitement hypolipidémiant en cas de cholestérol élevé, des médicaments pour contrôler le diabète).

 

Conseils et nouvelles habitudes hygiéno-diététiques

Pour diminuer son risque cardiovasculaire, il est notamment recommandé de :

  • adopter une alimentation saine et équilibrée : il faut éviter les aliments trop gras, trop salés et trop sucrés, et les plats industriels. Les repas doivent être pris à des heures régulières (3 fois par jour), et être assez complet pour éviter le grignotage. Il est conseillé de consommer régulièrement du poisson, de l’huile d’olive, des fruits et des légumes (riches en fibres alimentaires). La consommation d’alcool doit enfin être limitée (10 verres d’alcool standard par semaine, et certains jours sans alcool) ;

  • arrêter de fumer : abandonner le tabac permet d’améliorer sa santé à différents niveaux (respiratoire, cardiaque, cardiovasculaire). Un an après l’arrêt de la cigarette, le risque d’infarctus du myocarde diminue par exemple de moitié ;

  • pratiquer une activité physique régulière : pour lutter contre la sédentarité, il est recommandé de bouger au moins 30 minutes par jour. Il peut s’agir d’effectuer un effort modéré (une marche soutenue en promenant son chien, par exemple), ou de remplacer certaines habitudes par d’autres (préférer l’escalier à l’ascenseur, descendre du bus un arrêt avant son arrêt habituel…). Être actif physiquement permet en effet de limiter la prise de poids et le taux de graisses dans le sang, et de diminuer le risque d’hypertension artérielle et de diabète.

 

Source :

Ameli.fr - Risque cardiovasculaire

Fedecardio.org - https://fedecardio.org/je-m-informe/les-facteurs-de-risque-cardiovasculaires/

Vidal.fr : Qu’appelle-t-on facteurs de risque cardiovasculaire ?

 

A PROPOS DE CET ARTICLE
Rédigé par : Comité éditorial Giphar
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 25/10/2021

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