Mémento des urgences cardiovasculaires

L’essor des unités de soins intensifs cardiologiques et neurologiques a complètement changé le pronostic des infarctus du myocarde et des accidents vasculaires cérébraux, à une condition : que la prise encharge soit très rapide. Le moindre doute doit donc entraîner l’appel du centre 15. Cette notion est essentielle car trop de gens ont peur de déranger et attendent par exemple que le jour se lève. C’est une erreur : les médecins de garde sont à votre service et préfèrent vous soigner quand ils peuvent encore être efficaces.
L’infarctus du myocarde
Schématiquement deux cas de figure peuvent se présenter :
- Soit l’infarctus est classique avec sa douleur typique :
- Une douleur violente au milieu de la poitrine, qui écrase complètementle thorax (sensation d'être pris dans un étau).
- La douleur peut irradier vers le bras gauche ou vers le cou et la mâchoire inférieure.
L’appel au centre 15 doit être instantané ou 112.
- Soit l’infarctus est plus discret et se traduit par :
- Un malaise de survenue brutale.
- Plus ou moins accompagné d’un essoufflement, de sueurs froides,voire de nausées et de vomissements.
L’appel au centre 15 doit se faire au moindre doute (notamment personne diabétique, personne en surpoids, qui fume, homme de plus de 40 ans, femme de plus de 50 ans).
L’attaque cérébrale ou accident vasculaire cérébral
Là aussi deux cas de figure peuvent se présenter.
- Soit les symptômes sont très importants :
- chute avec paralysie d’une partie du corps,
- perte soudaine de la vue,
- douleur violente et soudaine de la tête accompagnée ou non de vomissements,
- perte de conscience.
- Soit les symptômes sont moins bruyants mais arrivent aussi de manière soudaine :
- trouble de l’équilibre,
- trouble de la vue d’un oeil,
- engourdissement et perte de sensibilité d’un bras, d’une jambe,du visage,
- difficulté soudaine à s’exprimer ou à comprendre.
L’appel au centre 15 doit être systématique et immédiat.
L’arrêt cardiaque
La personne perd conscience et chute. Le sang ne passe plus au niveau des grosses artères carotides à l’avant du cou.
Il s’agit d’une extrême urgence et il faut appeler du secours autour de vous pour trouver :
- un secouriste pouvant faire un massage cardiaque,
- un défibrillateur permettant de faire repartir le coeur grâce à un choc électrique sur la poitrine.
Le téléphone portable est donc devenu l’appareil des urgences par excellence. Pensez à toujours en avoir un avec vous en déplacementou si vous êtes avec des personnes à risque.
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Publié avec l'aimable autorisation du Collectif des Groupements de Pharmaciens.
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 01/04/2015