L'Asthme

Mieux on prévient l'asthme, mieux on le vit. Car à côté des traitements habituels, une modification du mode de vie peut aider à mieux contrôler l’asthme.


AU SOMMAIRE DE CET ARTICLE

Qu’est-ce que l’asthme ?

L’asthme est une maladie inflammatoire chronique des bronches. Elle peut survenir à tout âge. Cette pathologie respiratoire touche plus de 4 millions de français, les chiffres augmentent chaque année. Elle concerne 15 % des enfants et 8 à 10 % des adultes(1).

 

Les poumons

Les poumons sont constitués par des bronches, des bronchioles, des alvéoles et des vaisseaux sanguins. Ils ont pour fonction de recharger le sang en oxygène pour assurer le bon fonctionnement de nos organes.

L’air que l’on respire passe dans l’arrière de la bouche (pharynx), dans la gorge (larynx), dans un gros «tuyau» appelé trachée qui se divise en deux grosses bronches qui vont elles-mêmes se diviser en bronches de plus en plus petites, comme les branches d’un arbre. Au bout de plusieurs divisions, les petites bronches vont amener l’air dans les alvéoles. C’est au niveau de ces alvéoles que le sang est renouvelé en oxygène et débarrassé de son gaz carbonique. La surface totale des alvéoles équivaut à la surface d’un court de tennis.

 

Lorsque les poumons sont atteints par une inflammation sous l’effet d’un agent irritant (pollution, tabac, produit chimique, ...), le capital respiratoire est touché, la surface alvéolaire est réduite et la respiration est gênée, se manifestant par un essoufflement chronique.

 

Quand parle t-on d’asthme ?

Des épisodes répétitifs de toux sèche, d’oppression thoracique avec sifflements et difficultés à l’expiration doivent faire penser à l’asthme. L’air circule difficilement, en particulier à l’expiration (pour sortir des poumons).
 

Ces symptômes sont causés par deux phénomènes au niveau des poumons :

  • Une inflammation à la surface des bronches, les rendant plus sensibles et plus réactives.
  • Une contraction des muscles entourant les bronches, provoquant un rétrécissement ou spasme bronchique, aggravant l’inflammation.

On observe alors au niveau des bronches : contraction, oedème, sécrétion de mucus et obstruction rendant la respiration difficile. Ces signes sont réversibles spontanément ou à l’aide d’un traitement.

 

  • Les causes de l’asthme

On naît «asthmatique», mais c’est le mode de vie qui va faire apparaître les crises et peut révéler la maladie.
 

L’asthme est en effet dû à plusieurs facteurs :

  • D’origine génétique, le terrain allergique est héréditaire. C’est le cas de 70 à 80 % des adultes et 95% des enfants asthmatiques.
  • Acquis après la naissance et résultant de notre mode de vie.

Chez le sujet prédisposé, c’est le contact répété avec des substances allergisantes et des irritants bronchiques qui va, plus ou moins tôt dans la vie, faire apparaître les crises et les autres manifestations de l’asthme, dû à une sensibilité des bronches à divers facteurs. On parle « d’hyperréactivité bronchique».

 

Cela explique qu’une crise puisse survenir dans différentes situations :

  • Contact avec un allergène : acariens, pollens, animaux, moisissures...
  • Inhalation de substances polluantes : fumées, gaz d’échappement, bombes aérosols, peintures...
  • Tabagisme actif ou passif.
  • Viroses : un simple rhume peut provoquer au boutde quelques jours d’évolution l’apparition d’une crise.
  • Prise de certains médicaments : aspirine ouanti-inflammatoires, non stéroïdiens, médicamentscontre l’hypertension, sirops antitussifs, certains collyres...
  • Certains aliments peuvent provoquer une véritable crise d’asthme : fraises, crustacés, cacahuètes...
  • Le stress.

 

Asthme

Quels sont les risques de l'asthme ?

La maladie asthmatique n’est pas toujours révélée par des crises d’asthme, la capacité respiratoire diminue peu à peu, l’inflammation bronchique devient chronique, sans signe notoire.

 

De plus, certains patients ont tendance à minimiser leurs symptômes et ne sont diagnostiqués qu’à l’occasion d’une crise d’asthme aigüe, entraînant l’hospitalisation et pouvant mettre en jeu le pronostic vital. Selon une enquête de l’assurance maladie, plus d’1 patient sur 4 suivi de manière régulière, souffre d’un asthme insuffisamment contrôlé, dû à une mauvaise observance de son traitement.

 

Comment détecter la maladie asthmatique ?

Quatre signes doivent faire penser à une crise d’asthme :

1. une respiration sifflante,

2. une toux sèche,

3. un essoufflement ou une gêne respiratoire,

4. une sensation d’oppression thoracique ou d’étouffement.

 

Il existe plusieurs stades de la maladie, pour en établir un diagnostic précis et en évaluer le stade, une consultation chez le médecin est indispensable, il mettra tout en oeuvre pour confirmer le diagnostic :

  • recherche des facteurs déclenchants,
  • auscultation,
  • radio du thorax,
  • examens de la fonction respiratoire (spirométrie et débitmètre de pointe).

 

  • Bien gérer son asthme

Votre pharmacien Giphar saura vous conseiller, vous aider dans la mise en oeuvre et l’optimisation de ces traitements.

Comme dans toute maladie chronique, la réussite du traitement est fonction de l’observance, de la connaissance de sa maladie et des traitements prescrits par votre médecin. Il existe des traitements de fond efficaces et des moyens de bien gérer son asthme au quotidien.

 

Gérer son asthme au quotidien à l’aide de son pharmacien

Les entretiens pharmaceutiques d’accompagnement sont proposés à tous les patients asthmatiques et sont pris en charge par l’Assurance Maladie. Ce dispositif présente quatre atouts majeurs.

 

Deux entretiens au moins par an durant lesquels le pharmacien aide le patient à :

  • comprendre la maladie et l'utilité des traitements ;

  • identifier et éviter les facteurs qui déclenchent ou aggravent l'asthme ;

  • maîtriser l'utilisation de son dispositif d'inhalation ;

  • veiller au bon suivi de son traitement et contrôler l'évolution de sa maladie.

 

Une coordination entre le pharmacien et le médecin, en cas de besoin et selon la situation médicale du patient.


« Mon asthme me stressait énormément. Les entretiens réalisés avec mon pharmacien m’ont rassurée en m’aidant à identifier les “vrais“ signes de la crise. J’ai aussi appris à mieux me protéger au quotidien. » Laurence, 48 ans, Florac

 

Le traitement de l’asthme

Le traitement de l’asthme vise à ouvrir les bronches en relâchant le muscle bronchique par les bronchodilatateurs et à diminuer l’inflammation par les anti-inflammatoires (essentiellement corticoïdes).

De plus, on traitera ou on évitera tous les facteurs pouvant entraîner une crise d’asthme. La plupart des médicaments qui soulagent l’asthme sont très efficaces lorsqu’ils sont inhalés car le médicament atteint directement les bronches.

 

L’inhalation a deux avantages majeurs :

  • Le produit agit très rapidement : il commence son action dès qu’il est fixé sur la paroi interne de la bronche. C’est le cas des bronchodilatateurs qui soulagent la crise d’asthme en quelques secondes.
  • La dose efficace est faible comparée aux médicaments pris en comprimés. Il sera donc mieux toléré.

 

Les traitements possibles :

• Le traitement de fond est celui que l’on prend tous les jours, même lorsque l’on se sent bien. Ce traitement de fond calme l’inflammation des bronches, il réduit le gonflement des parois des bronches et facilite la respiration. Il diminue le risque de développer une crise d’asthme. Il ne faut jamais arrêter de prendre son traitement sans en parler à son médecin. Le traitement de fond est efficace à condition d’être pris régulièrement.

• Le traitement de la crise est celui qui est pris au début ou pendant une crise d’asthme. Il agit rapidement pour dilater les bronches et ouvrir un plus grand passage pour l’air, c’est le bronchodilatateur. Le patient asthmatique doit l’avoir toujours sur lui.

 

Mesurer sa capacité respiratoire chez soi

Vous pouvez mesurer votre capacité chez vous à l’aide d’un appareil d’automesure : le peak-flow ou débitmètre. Cet appareil permet une mesure qui reflète le calibre des voies respiratoires. Cette mesure est un examen rapide, facile et indolore, qui vous permettra de surveiller l’efficacité de votre traitement, de détecter une aggravation de la maladie, de prévenir les crises et savoir quand consulter.

Demandez conseil à votre pharmacien Giphar, il saura vous initier à l’utilisation du peak-flow.

Les valeurs relevées doivent être consignées dans un carnet de suivi, n’oubliez pas de l’emmener lors de la consultation médicale.

 

Quelques conseils pour éviter la crise

Allergènes

  • Aérez, aspirez et dépoussiérez régulièrement votre logement.

  • Lavez votre literie chaque semaine.

  • Éliminez les plantes allergisantes de votre intérieur et évitez de tondre la pelouse ou de vous exposer aux pollens.

 

Pollution de l’air

  • À la maison, évitez d’utiliser des produits chimiques et bannissez les feux de cheminées.

  • En cas de pic de pollution, limitez vos sorties.

 

Tabac

  • Ne fumez pas et ne vous exposez pas à la fumée des autres.

 

Autres (effort physique, infections des voies respiratoires...)

  • Évitez les efforts physiques longs et intenses, surtout en cas de pollution.

  • Faites-vous vacciner contre la grippe.

 


Sources :
1. La Fondation du Souffle - dossier de presse Asthme et Urgences - mai 2018

 

 

 

A PROPOS DE CET ARTICLE
Rédigé par : Comité éditorial Giphar
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 24/05/2020

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