Vaccin coqueluche : tout ce qu’il faut savoir

Vaccin coqueluche

La coqueluche est une infection respiratoire très contagieuse, qui peut entraîner des complications, notamment chez les jeunes enfants.
Quel vaccin contre la coqueluche ? Est-il obligatoire ? A quel âge doit-on se faire vacciner ? Nous vous apportons quelques réponses.


AU SOMMAIRE DE CET ARTICLE

Se vacciner contre la coqueluche : quel intérêt ?

La coqueluche est provoquée par la bactérie Bordetella pertussis. Lorsqu’une personne est contaminée, on peut observer une période d’incubation (sans symptômes) de sept à dix jours. Ensuite, les symptômes sont similaires à un rhume (rhinite, parfois fièvre légère), avant de laisser place à la toux.

 

La toux se manifeste par quintes violentes et soudaines, qui s’enchaînent les unes après les autres, pouvant provoquer des difficultés respiratoires. Chez certaines personnes, la toux peut entraîner des vomissements. En général, la toux est persistante et peut durer plusieurs semaines, avec des crises plus prononcées la nuit. Au bout d’une semaine de toux sans autres symptômes et sans amélioration, la possibilité d’un cas de coqueluche doit être envisagée, et doit faire l'objet d'une consultation chez votre médecin.

 

Chez les nourrissons, dont le système respiratoire est encore fragile, la coqueluche peut avoir de graves conséquences. En effet, la coqueluche est la première cause de décès par infection bactérienne chez les enfants de moins de 2 mois.

 

A savoir que la coqueluche est très contagieuse : elle se transmet par les gouttelettes de salive émises lorsque l’on tousse. Pour protéger les nourrissons et les personnes à risques, vous avez la possibilité d'opter pour un vaccin contre la coqueluche.

 

Quel vaccin contre la coqueluche ?

À ce jour, tous les vaccins existants contre cette maladie sont des vaccins combinés. C’est-à-dire que les vaccins contiennent plusieurs antigènes, destinés à prévenir plusieurs maladies et infections.
Aujourd’hui, trois vaccins existent contre la coqueluche :

  • Le vaccin tétravalent ou dTcaP : contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite et la coqueluche ;

  • Le vaccin pentavalent : contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, les méningites à Haemophilus Influenzae b, et la coqueluche ;

  • Le vaccin hexavalent : contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, les méningites à Haemophilus Influenzae b, l’hépatite B, et la coqueluche.

 

Le vaccin utilisé va varier selon les patients, en fonction de l’âge, du profil de santé, et du calendrier vaccinal. C’est votre professionnel de santé qui déterminera le vaccin à utiliser.

 

Est-il obligatoire ?

Depuis les années 2000, plusieurs vagues d’épidémie de coqueluche ont été recensées, et l’encadrement du vaccin contre la coqueluche a évolué en conséquence. Depuis le 1er janvier 2018, il est obligatoire avant l’âge de 18 mois. La vaccination est exigible pour l’entrée ou le maintien en collectivité de l’enfant. Concernant les adultes, les recommandations varient selon le profil de chacun.

 

Adulte et enfant : à quel âge doit-on se faire vacciner ?

Le calendrier vaccinal recommandé pour le vaccin contre la coqueluche est le suivant :

  • Chez les nourrissons, il est nécessaire de faire trois injections : une à 2 mois, une à 4 mois, une à 11 mois ;

  • Chez les enfants, un rappel est recommandé à l’âge de 6 ans, puis un autre entre 11 et 13 ans.

  • Chez les adultes, un rappel est recommandé à l’âge de 25 ans. Si vous avez loupé ce rappel, il peut être effectué jusqu’à vos 39 ans.

 

Sachez également qu’en cas de projet parental, un rappel est recommandé chez les parents et l’entourage familial, pour limiter au maximum les risques de contamination. C’est ce qu’on appelle la stratégie cocooning : on vaccine les adultes en contact avec les nourrissons de moins de 6 mois, car, à cet âge, leur vaccination n’est pas encore complète. Le rappel est donc aussi recommandé pour les professionnels de santé, ou les professionnels dans le domaine de la puériculture. Enfin, même si un nourrisson est contaminé par la coqueluche, il est tout de même nécessaire de lui administrer le vaccin pour le protéger par la suite.

 

Attention, la protection fournie par le vaccin contre la maladie n’est pas instantanée. De manière générale, il faut un délai de deux à trois semaines pour que le vaccin soit réellement efficace. Bien sûr, les rappels doivent être fait dans le respect du calendrier vaccinal en vigueur pour que la vaccination reste efficace dans le temps.

 

Les contre-indications

Il existe peu de contre-indications au vaccin contre la coqueluche. Lors de votre rendez-vous pour la vaccination, votre médecin effectuera un examen préalable et vous posera plusieurs questions pour poser d’éventuelles contre-indications. Ces contre-indications peuvent être temporaires ou durables. Par exemple, la vaccination devra être différé en cas de maladie aiguë, s’accompagnant de fièvre. Pour autant, une infection bénigne n’est pas une contre-indication.

 

En dehors de cette hypothèse, il existe plusieurs autres contre-indications :

  • Une hypersensibilité ou une allergie connue à l’un des constituants du vaccin ;

  • Une suspicion d’immunodéficience ou des antécédents familiaux qui n’auraient pas été encore écartés ;

  • La présence avérée d’une maladie chronique ou d’un cancer ;

  • La préexistence de réactions allergiques, suite à la vaccination contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche ou la poliomyélite ;

  • La préexistence de complications neurologiques consécutives à une vaccination.

 

Attention, il s’agit ici de contre-indications générales, mais celles-ci peuvent différer selon chaque vaccin. Il est indispensable de consulter la liste des constituants, et de vous appuyer sur les conseils de votre médecin avant de vous faire vacciner. Si dans les 48 heures après la vaccination, vous présentez une fièvre supérieure à 40°, ou si un épisode d’hypotonie-hyperréactivité ou de convulsions survient, il faut vous rendre aux urgences immédiatement afin de mesurer les risques avec un professionnel de santé, avant toute autre vaccination.

 

Bon à savoir : la vaccination contre cette maladie présente peu d’effets secondaires. Parmi les effets secondaires connus : une réaction locale (rougeur, gonflement, douleur), une fièvre supérieure à 38 degrés survenant dans les 24 h après le vaccin, de la somnolence. Chez les jeunes enfants des cris persistants peuvent également être observés dans les 48 heures.

 

Sources:

Vaccination Info Service

 

A PROPOS DE CET ARTICLE
Rédigé par : Comité éditorial Giphar
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 31/01/2020

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