Sciatique : les positions à éviter

La sciatique

À l’origine d’une douleur plus ou moins intense dans le bas du dos, la cuisse et la jambe (parfois jusqu’au pied), une sciatique peut être particulièrement handicapante. Si elle disparaît en général spontanément en quelques semaines, il est essentiel de connaître les bons gestes à adopter en attendant.


Alors qu’est-ce qu’une sciatique exactement ? Quelles sont les positions à éviter en cas de sciatique ? Et comment soulager la douleur ?


AU SOMMAIRE DE CET ARTICLE

Qu’est-ce qu’une sciatique ?

L’apparition d’une sciatique et de ses douleurs caractéristiques est souvent due à une hernie discale (plus rarement à de l’arthrose, qui provoque un rétrécissement du canal vertébral ou le glissement d’une vertèbre sur l’autre, à un traumatisme, à une maladie inflammatoire, à une infection ou à une tumeur).


Insérés entre chaque vertèbre de la colonne vertébrale, les disques intervertébraux peuvent parfois être endommagés ou s’abîmer. Leur noyau (cœur souple et gélatineux) sort de leur enveloppe fibreuse plus rigide (capsule) : il vient alors appuyer, irriter ou comprimer la racine des nerfs situés à proximité.

 

Lorsque la hernie discale touche l’une des racines du nerf sciatique, elle peut provoquer des douleurs plus ou moins intenses, du bas du dos jusqu’au pied. Les racines du nerf sciatique sont principalement situées entre L4 et L5 (les 4ème et 5ème vertèbres lombaires) et L5 et S1 (la 5ème lombaire et la 1ère du sacrum). Une hernie discale à ce niveau peut entraîner une névralgie du nerf sciatique, avec des douleurs qui irradient dans tout le membre inférieur. C’est ce que l’on appelle plus communément une « sciatique ».


La sciatique provoque une douleur plus ou moins intense, qui suit le trajet du nerf sciatique (dans l’une des deux jambes). Selon la racine nerveuse touchée, elle irradie dans le bas du dos (on parle aussi de lombosciatique), dans la fesse, sur le côté ou à l’arrière de la cuisse, sur le côté ou à l’arrière de la jambe, parfois jusqu’au-dessus du pied ou dans les trois derniers orteils. Cette sensation de brûlure s’accompagne parfois de fourmillements, d’un engourdissement ou d’une diminution de la sensibilité d’une partie du membre inférieur, ou encore d’une faiblesse musculaire.

 

Les complications d’une sciatique restent rares. La principale complication est le syndrome de la queue de cheval : le disque hernié peut venir appuyer ou comprimer tout le faisceau de nerfs qui part de la partie la plus basse de la moelle épinière et qui innerve les organes du bassin et les jambes. Cela provoque une douleur particulièrement intense, des problèmes urinaires et une perte de sensation au niveau des fesses, de la région génitale, de la vessie et du rectum. Si ces symptômes se manifestent, il faut consulter en urgence.

 

Comment réagir ?

La hernie discale (et donc la sciatique) disparaît la plupart du temps spontanément, en quelques semaines. Plusieurs mesures permettent de soulager les symptômes de la sciatique en attendant. Il faut d’abord chercher à réduire la pression et à décharger les disques intervertébraux : certaines positions sont donc à éviter en cas de sciatique. Il est aussi possible de soulager la douleur à l’aide de gestes simples ou de certains médicaments.

 

Quelles sont les positions à éviter en cas de sciatique ?

Pour soulager les disques et éviter d’accentuer les douleurs sciatiques, il faut éviter certaines positions. Il est par exemple important d’éviter toutes les positions statiques prolongées. Il ne faut pas rester trop longtemps debout ou assis (éviter les longs trajets train ou en voiture, ou faire des pauses régulières pour marcher quelques instants). Si l’activité professionnelle implique de rester assis toute la journée devant un bureau, il est important de se lever de temps en temps pour marcher, ou pour réaliser quelques étirements adaptés.


Même si la position allongée permet de soulager les douleurs d’une sciatique, il est néanmoins recommandé de ne pas opter pour un repos prolongé au lit. Un alitement prolongé pourrait en effet affaiblir les muscles du dos et les abdominaux (nécessaires au soutien de la colonne vertébrale), augmenter la raideur et les douleurs sciatiques, et prolonger le temps de récupération.


Il faut également adopter des postures adaptées pour réaliser les gestes du quotidien. Pour éviter d’exercer une trop forte contrainte sur les disques intervertébraux, il ne faut pas se pencher en avant sans un appui au niveau des mains (par exemple pour faire la vaisselle ou se rincer la bouche après le lavage des dents). Il est aussi important d’éviter de porter des charges lourdes pendant les crises de sciatique (ou d’apprendre à bien positionner son dos avant de les soulever : ne pas se pencher en avant, plier les jambes pour se baisser, garder le dos droit en remontant).


Dormir sur le dos permet également de soulager les disques et les symptômes de la sciatique. Pour dormir sur le côté, il est conseillé de replier les jambes et de placer un coussin entre les genoux.

 

Comment calmer la douleur du nerf sciatique ?

S’il est essentiel de connaître les positions à éviter en cas de sciatique, il est aussi possible de prendre certains médicaments pour soulager la douleur : des antalgiques (aspirine ou paracétamol) ou des AINS - anti-inflammatoires non-stéroïdiens (ibuprofène).


Pour en savoir plus, demandez toujours conseil à votre pharmacien. Attention : en cas d’auto-médication, il est important de ne jamais dépasser la dose maximale quotidienne autorisée et de bien respecter la posologie (lire attentivement la notice).


 

Quand consulter ?

Il est recommandé de consulter son médecin si les douleurs persistent ou que d’autres symptômes apparaissent (fièvre, malaises, vomissements ou difficultés à respirer…). Il faut également consulter en urgence en cas de perte de sensibilité ou de motricité dans le membre inférieur, ou si des symptômes se manifestent dans la région anale et/ou génitale (syndrome de la queue de cheval).


Après l’étude des symptômes et un examen clinique complet (et parfois des examens d’imagerie), le médecin peut prescrire le traitement adapté. Lorsque les médicaments pris en auto-médication ne suffisent pas à soulager les douleurs, il peut prescrire un antalgique qui associe du paracétamol et de la codéine, du tramadol, ou encore une association paracétamol/tramadol. Le médecin peut également prescrire des séances de kinésithérapie pour détendre les muscles et atténuer les douleurs. En cas de douleurs très intenses, un rhumatologue peut réaliser des infiltrations épidurales de corticoïdes (injection de dérivés de la cortisone, au plus près du nerf compressé). La chirurgie reste rare (qu’en cas de sciatique persistante, récidivante ou invalidante).

Sources :
https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/sciatique
https://www.vidal.fr/maladies/appareil-locomoteur/douleur-sciatique.html
 

A PROPOS DE CET ARTICLE
Rédigé par : Comité éditorial Giphar
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 09/05/2022

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