Allergie au soleil : comment prévenir et traiter la lucite estivale ?

lucite estivale : allergie au soleil

La lucite estivale, ou allergie au soleil, est une réaction cutanée rencontrée lors des premières expositions au soleil, chez certaines personnes. Bien qu’elle soit bénigne, elle concerne 20 % de la population adulte et peut se révéler très désagréable ! Comment prévenir l’allergie au soleil ? Comment réagir en cas de réaction cutanée ? Voici nos conseils pour un été serein.


AU SOMMAIRE DE CET ARTICLE

Allergie au soleil : de quoi s’agit-il ?

En vous renseignant sur le sujet, vous avez probablement entendu parler de lucite estivale et d’allergie au soleil. Ces deux termes désignent en réalité la même chose : une éruption cutanée sur des zones exposées au soleil. La lucite estivale peut se manifester après une exposition particulièrement longue et/ou intense. Elle peut aussi survenir aux premières expositions, en début d’été, lorsque la peau n’est plus « habituée au soleil ». Cette allergie au soleil est bénigne, et guérit généralement en une à deux semaines. Une fois la peau légèrement bronzée, elle est protégée contre les récidives, grâce à ce qu’on appelle le « hâle protecteur ».


Il existe une seconde forme d’allergie au soleil : la lucite polymorphe. Bien plus rare que la lucite estivale, elle se caractérise aussi par une éruption cutanée après une exposition au soleil, mais qui peut prendre des formes plus variées (boutons, plaques, œdèmes). Surtout, les réactions sont plus sévères qu’en cas de lucite estivale. Elles prennent plus de temps à cicatriser, s’installant du printemps à l’automne. Aussi, il n’y a pas de « hâle protecteur » dans le cas des lucites polymorphes, elles réapparaissent ainsi à chaque exposition au soleil, ce qui se peut se révéler très invalidant.

 

Quels sont les symptômes d’une allergie au soleil ?

En cas de lucite estivale bénigne, les symptômes sont les suivants :

  • De petits boutons rouges-rosés apparaissent le 2e ou 3e jour après l’exposition ;

  • Ces petits boutons démangent fortement ;

  • Ils se localisent essentiellement sur le haut du corps, soit le décolleté, les épaules, le haut du dos, les bras.


Chez de nombreux patients, la lucite estivale survient chaque année aux premières expositions. Au fil des années, elle a tendance à se manifester plus tôt, pour des expositions de moins en moins intense, et à guérir moins vite.


En cas de lucite polymorphe, la réaction cutanée peut prendre plusieurs formes :

  • Des petits boutons rouges-rosés ;

  • Des plaques rouges ;

  • Des plaques urticariennes.

 

Les patients atteints de lucite polymorphe présentent souvent un « mix » de toutes ces réactions. De plus, toutes les zones exposées au soleil sont concernées, et pas uniquement le haut du corps. Vous pouvez donc avoir des boutons et des plaques sur le visage, sur les mains, sur les jambes. La lucite polymorphe a tendance à devenir chronique, et à se déclarer à chaque exposition, laissant des plaques et des cicatrices de manière constantes.

 

Les causes de la lucite estivale et de la lucite polymorphe

L’allergie au soleil, qu’elle soit sous forme de lucite estivale ou de lucite polymorphe, est très mal connue de nos jours. Les recherches menées à ce jour ne permettent pas d’identifier de causes. On sait seulement que la lucite estivale concerne 20 % des adultes, et est plus courante chez les jeunes femmes. On sait également qu’elle est liée aux UVA. La lucite polymorphe, quant à elle, concerne les adultes, sans profil « type ». Elle est liée aux UVB.


Sans connaître de causes, on sait tout de même que le facteur de risque majeur est une exposition intense au soleil. Pour prévenir l’allergie au soleil, le premier geste est donc de s’exposer de manière raisonnée, en prenant quelques précautions.

 

Prévenir l’allergie au soleil pour un été serein

Une exposition au soleil raisonnée
Si vous êtes sujet à la lucite estivale ou à la lucite polymorphe, les règles basiques de protection solaire sont à suivre à la lettre. Au début des beaux jours, exposez-vous de façon progressive. Evitez de vous mettre au soleil entre 12 h et 16 h, et cherchez le plus possible l’ombre. Appliquez toutes les deux heures une crème solaire SPF 50, et portez des vêtements couvrants.

Les compléments alimentaires
Pour prévenir l’allergie au soleil, la prise de compléments alimentaires en amont des beaux jours peut être utile. On mise alors sur des produits photoprotecteurs, à base de caroténoïdes, par exemple, ou d’acide para-aminobenzoïque. Pour choisir le produit le plus adapté, n’hésitez pas à demander conseil à votre pharmacien, à votre médecin traitant, ou à votre dermatologue.


Pour mettre toutes les chances de votre côté, vous pouvez notamment miser sur un régime alimentaire riche en bêta-carotène, avant, et pendant la belle saison. Le bêta-carotène est un précurseur de la vitamine A, possédant des propriétés antioxydantes et photoprotectrices. Il absorbe ainsi une petite partie des ultraviolets. On trouve le bêta-carotène dans des légumes et des fruits colorés, tels que les carottes, la mangue, les abricots, les épinards, les poivrons, ou les tomates.

 

Quels traitements en cas de lucite estivale ?

Si, malgré vos précautions, une réaction cutanée apparaît, différents traitements peuvent être prescrits par votre dermatologue. En premier lieu, une crème à base de cortisone peut aider à limiter l’éruption cutanée et à apaiser les démangeaisons. En complément, un antihistaminique peut être prescrit. Bien sûr, après une réaction allergique au soleil, il est recommandé de ne pas s’exposer à nouveau, pour permettre à la peau lésée de cicatriser.


En cas de lucite polymorphe, la prévention est la clé pour limiter les crises. Le traitement peut alors inclure tous les éléments cités ci-dessus, mais aussi la prise d’antipaludéens de synthèse. Ces derniers seront à prendre en amont de l’exposition, mais aussi pendant toute la belle saison. En dernier recours, lorsque l’allergie au soleil est particulièrement prononcée, le dermatologue peut proposer de la puvathérapie. Il s’agit de séances en cabine UV : un médicament photosensibilisant est pris deux heures avant la séance, puis le patient reçoit des UVA à faible dose, pour tenter de limiter la réactivité de la peau au soleil.

 

 

A PROPOS DE CET ARTICLE
Rédigé par : Comité éditorial Giphar
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 12/06/2020

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