Le Cancer Colorectal : l’importance du dépistage

Symptômes, traitement et dépistage du cancer colorectal

En France, on dénombre chaque année plus de 40 000 nouveaux cas soit 15 % de tous les cancers. Deuxième cancer chez la femme et troisième chez l'homme(1), le cancer colorectal est pourtant évitable puisqu’il peut être guéri 9 fois sur 10 s’il est détecté à un stade précoce(2).
Il survient le plus souvent des cas après 50 ans, au terme de l'évolution silencieuse d'un adénome (70 % des cas). Des chiffres alarmants.


AU SOMMAIRE DE CET ARTICLE

En France,

  • 1 personne sur 25 développera un cancer colorectal
  • 1 personne sur 40 en décèdera
  • La prise en charge trop tardive est responsable de 18 000 décès par an

 

 Quels sont les premiers symptômes du cancer du colon ?

Bien souvent les signes annonciateurs sont difficiles à percevoir car ils peuvent être pris pour anodins. Ils s'apparentent à des coliques intestinales suivies de ballonnement puis d'épisodes de diarrhées intenses.

Cela peut être également :

  • Des ballonnements, flatulence

  • Des épisodes diarrhéiques suivis de constipation

  • Des traces de sang noir ou rouge avec mucus dans les selles.

 

Tous ces signes, bien qu'ils puissent être perçus comme anodins, méritent une consultation chez le médecin.

Le conseil de votre pharmacien 
Si vous avez plus de 55 ans et que vous ressentez un des symptômes décrits précédemment ou que dans votre famille il y a eu des cas de cancers colorectaux, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Un test de dépistage précoce peut vous sauver la vie.
 

Quelques mesures préventives et de dépistage à respecter :

Hygiène de vie

Limiter la consommation de viandes rouges, de graisses animales, d’alcool, de tabac, et la sédentarité.

 

Dépistage

  Réaliser tous les deux ans le test délivré par votre médecin traitant (le prélèvement de selles se pratique à la maison).

 

Examen médical

  Procéder à une coloscopie en cas de test positif ou de maladie chronique inflammatoire des intestins.

 

Cas à risque

  Les antécédents familiaux de cancer colorectal, les personnes atteintes de polypose adénomateuse familiale (PAF).

 

L'origine du cancer colorectal

La quasi-totalité des cancers colorectaux sont issus d'adénome et à l'âge de 65 ans, 40 % de la population a un adénome colorectal.

La localisation est répartie de façon égale entre le colon droit et le colon gauche.

Sur 1000 adénomes, 100 atteindront la taille de 1 cm et 25 développeront un cancer dans les 15 ans.
La taille de cet adénome sera un facteur important de cancérisation de la tumeur.
 

Les facteurs de risques du cancer colorectal

  • Le principal facteur de cancer colorectal est l'âge.

  • L'âge moyen est de 70 ans.

  • L'alimentation riche en matière grasse d'origine animale des pays développés est un autre facteur d'importance.

  • L'hérédité et les antécédents personnels représentent des facteurs de risques importants.

  • Les polyposes rectocoliques familiales ou rectocoliques hémorragiques dégénèrent souvent en cancer.

 

L'évolution du cancer colorectal

Un cancer colique sur deux n’est reconnu que lorsqu’il y a une complication.
Celles-ci peuvent être multiples :

  • Occlusion intestinale : le passage des selles et des gaz est empêché par la tumeur qui bouche le côlon. Elle peut avoir pour conséquence des vomissements, des douleurs abdominales ou encore une absence de gaz et selles.

  • Péritonite : la membrane entourant les organes de l’abdomen s’infecte, qui peut survenir en cas de perforation du côlon

  • Ouverture dans un organe creux contigu : vessie...


Dissémination de la tumeur :
La tumeur s’étend d’abord localement, puis touche ensuite les organes lymphatiques et ensuite à distance par métastases hépatiques, péritonéales, etc
 

Le traitement du cancer colorectal

Il est essentiellement composé d'un traitement chirurgical avec ablation de la tumeur et de son environnement.
Un régime spécifique pauvre en fibres est préconisé avant toute opération ou examen invasif (coloscopie)
Un traitement complémentaire par chimiothérapie est parfois nécessaire selon le stade de la tumeur.
Préalablement, le patient doit être informé des conséquences possibles du traitement chirurgical, comme le port de poches (anus artificiel provisoire ou définitif)

 

Un seul mot d'ordre : Prévention

La prévention du cancer colorectal consiste en premier lieu à avoir une alimentation équilibrée riche en légumes et fibres et pauvre en graisse d'origine animale.
Comme pour beaucoup de cancer, le dépistage précoce du cancer colorectal est le meilleur moyen de réduire l'incidence de la maladie.

Pour détecter la présence de sang dans les selles, il existe des tests de dépistages simple d’utilisation tels que Hémoccult ou Hemocheck.
De plus, des examens complémentaires telle qu'une coloscopie vous seront prescrits pour détecter la présence de tumeur.
 

Attention les aliments suivants peuvent fausser les tests de dépistage :

  • La vitamine C

  • L'aspirine

  • Radis

  • Navet

  • Sardine

  • Saumon

  • Ananas

  • Banane

La campagne de dépistage de cancer colorectal

La campagne Mars Bleu, qui a lieu chaque année, est l’occasion de rappeler à tous l’importance du dépistage.

Où se procurer le test de dépistage du cancer colorectal ? Les cancers colorectaux se développent généralement après 50 ans. Si vous avez entre 50 et 74 ans, un courrier vous est adressé tous les deux ans, vous invitant à prendre rendez-vous avec votre médecin traitant pour obtenir votre test. Il requiert un prélèvement de selles, est totalement indolore et il est pris en charge par l’Assurance maladie. Si vous ne l’avez pas reçu, ou si vous présentez des risques personnels ou familiaux, n’hésitez pas à en parler lors de votre prochaine consultation.

 

Comment vous faire dépister ?

Une fois votre test récupéré auprès de votre médecin, vous n’avez plus qu’à réaliser le prélèvement de selles chez vous, et à l’envoyer par La Poste grâce à l’enveloppe fournie.
Quel est le délai pour recevoir les résultats de votre test de dépistage du cancer colorectal ? Vous les recevez 15 jours plus tard dans votre boîte à lettres.

 

Le test est-il vraiment fiable ?

Depuis 2015, un nouveau test immunologique est utilisé pour déceler la présence de traces de sang humain, invisibles à l’œil nu, dans les selles. Si le test présente des traces de sang, une coloscopie vous sera prescrite. Elle seule permettra de détecter si les lésions sont cancéreuses. Plus pratique que le précédent, ce test détecte 2 à 2,5 fois plus de cancers et 3 à 4 fois plus d’adénomes avancés(2).

 

 

Sources :
(1) Institut national du cancer www.e-cancer.fr
(2) www.santepubliquefrance.fr

 

À lire aussi

Cancer : la recherche avance !

Prostate : Cancer

 

A PROPOS DE CET ARTICLE
Rédigé par : Comité éditorial Giphar
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 09/03/2020

Haut de page

Cet article vous a plu ? Faites le savoir :
12 avis

Voir aussi

polypes de l'estomac
Le polype de l’estomac est une tumeur bénigne, mais susceptible d’évoluer en cancer (au même titre q…
Les traitements pour le cancer du foie
Le cancer du foie est le cinquième cancer le plus répandu dans le monde. Les traitements du cancer d…
La greffe de microbiote pour soigner des maladies
Diabète, obésité, cancer colorectal… Et si une partie de la solution face à ces maladies se trouvait…