L’IRM, comment cela fonctionne-t-il ?

A quoi sert un IRM
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L’imagerie par résonance magnétique (ou IRM) est l’une des techniques d’imagerie médicale les plus récentes. La France ne compte encore que 921 machines*, avec un délai d’attente de plus de 30 jours**. Les explications du Dr Renaud Guignard, spécialiste en imagerie médicale à Meyrin (1217).

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A PROPOS DE CET ARTICLE
Rédigé par : Emmanuelle Gautier
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 04/01/2019

Qu’est-ce qu’une IRM ?

L’IRM ou imagerie par résonance magnétique permet de visualiser avec une grande précision les « tissus mous » de l’organisme : cerveau, moelle épinière, viscères, muscles, tendons. C’est un examen non douloureux, sans aucune irradiation. L’appareil comporte un aimant de grande puissance avec lequel les noyaux de nos atomes entrent en « résonance », changeant d’orientation comme des aiguilles aimantées. Le signal émis lorsqu’ils reprennent leur position initiale est transformé en images 2D ou 3D.

 

Dans quels cas une IRM est-elle prescrite ?

L’IRM permet notamment de détecter dans le cerveau des lésions infectieuses ou inflammatoires, des tumeurs ou encore des anomalies des vaisseaux. Une IRM peut ainsi diagnostiquer un AVC ischémique (lié à un manque d’oxygénation d’une partie du cerveau) de manière très précoce, ce qui le rend curable. L’IRM est également utilisée pour détecter les hernies discales, ou investiguer des problèmes veineux ou artériels de manière non invasive. Enfin, elle est utile dans le diagnostic de certains traumatismes liés au sport et en rhumatologie car elle fournit des images plus précises des os, muscles, tendons, ligaments et cartilages que ne le permet la simple radiographie.

 

Comment se déroule concrètement une IRM ?

L’appareil utilisé pour produire une IRM est un tunnel long d’environ 2 mètres, éclairé et ventilé. Le patient est allongé sur un lit qui glisse dans ce tunnel. La partie du corps à analyser est placée au milieu de ce cylindre. L’examen dure entre 15 et 30 minutes et nécessite de rester immobile, voire de retenir sa respiration quelques instants.
Un produit de contraste peut être injecté dans certains cas, pour opacifier et rendre plus visibles certains organes.
L’appareil émettant un bruit répétitif proche de celui d’un moteur de bateau ou d’un tam-tam, un casque ou des bouchons auditifs sont habituellement fournis. Les personnes claustrophobes ont parfois du mal à supporter l’étroitesse du tunnel. Elles peuvent alerter à tout moment le radiologue avec une sonnette.

 

L’IRM comporte-t-elle des risques ?

Il existe des contre-indications formelles à l’IRM, liées au port de dispositifs comportant du métal. La force magnétique dégagée durant l’IRM peut en effet endommager ou déplacer les pacemakers, pompes à insuline, cathéters, clips chirurgicaux ou encore les éclats métalliques présents dans l’œil suite à un accident. D’autres contre-indications plus relatives seront évaluées par le radiologue : sutures métalliques ou agrafes, tatouages, matériel d’orthodontie, prothèse articulaire d’ancienne génération, patchs transcutanés…
Par précaution, l’examen n’est pas pratiqué durant les trois premiers mois de grossesse.

 

Merci à Dr Renaud Guignard

 

* Source : DGOS 2017
** Étude CEMKA-EVAL pour le Snitem (2017)

 

Sources

Inserm, Société française de radiologue

 

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