Les conseils de votre pharmacien Giphar sur les médicaments : utilisation, précautions, pharmacovigilance...

 

 

 

médicaments

 

2 heures…

… tel est le délai minimum à respecter entre la prise des pansements gastriques – les traitements qui protègent la muqueuse gastrique – et des autres médicaments. Et pour cause, les anti acides diminuent l'absorption du principe actif des médicaments et réduisent donc leur efficacité. Notez que ce délai s'élève à 4 heures dans le cas des antibiotiques de la famille des quinolones (utilisés contre la cystite, par exemple).

 

Pas sans précaution !

S’ils sont disponibles en vente libre, le paracétamol et les AINS n’en restent pas moins des médicaments et ils ne sont pas dénués de risques.

Quelques recommandations pour les utiliser sans danger. 

 

  • Le paracétamol 

Le paracétamol peut être toxique pour le foie. La dose maximale est de 4 grammes par jour chez l'adulte ! Attention aux mélanges de médicaments qui contiennent du paracétamol, il faut en tenir compte dans le calcul de la dose maximale. Il faut être particulièrement prudent chez les personnes âgées, dénutries et celles atteintes d’une maladie hépatique ou rénale. 

 

  • Les AINS

Ils peuvent avoir un effet délétère sur les parois de l’œsophage, de l'intestin et de l’estomac : il faut toujours les prendre au milieu d’un repas (ou, à défaut, avec une collation) ! Et pendant une période courte de quelques jours maximum.

Ils sont contre-indiqués dans plusieurs cas : chez les femmes enceintes ou allaitantes, les personnes âgées, celles qui prennent des anticoagulants ou qui souffrent d’un dysfonctionnement rénal… Demandez conseil à votre pharmacien !

 

La pharmacie idéale

  • Compresses stériles

  • Sparadraps et pansements

  • Pince à épiler

  • Pommade anti-contusions (à l’arnica, par exemple)

  • Crème anti-brûlure apaisante de texture grasse 

  • Désinfectant non coloré (chlorhexidine, par exemple)

  • Paracétamol

  • Huile essentielle de lavande aspic (idéale pour les piqures, brulures et contusions)

  • Mais aussi : tulle gras, collyre, sérum physiologique, bandes et ciseaux

 

Médicaments et chutes

Le risque de chute peut être favorisé par certains médicaments comme ceux à visée cardiovasculaire ou les anxiolytiques, antidépresseurs et les somnifères. Parfois, c’est également l’association de plusieurs médicaments qui pose problème.

 

Du sel dans les médicaments

Les médicaments effervescents constituent également une source non négligeable de sodium. Si vous souffrez d'hypertension, limitez leur consommation et demandez conseil à votre pharmacien !

 

Médicaments au volant, prudence ! 

Certains médicaments augmentent le risque de somnolence au volant. Vous ne savez pas si votre traitement est concerné ? Cherchez le pictogramme ! 

  • Niveau 1 : « Soyez prudent »

  • Niveau 2 : «  Soyez très prudent »

  • Niveau 3 : « Attention danger : ne pas conduire »

Pour prendre le volant en toute sécurité, demandez conseil à votre pharmacien.

 

Les médicaments, en cabine

Si vous suivez un traitement médical, gardez vos médicaments avec vous en cabine et n'oubliez pas de prendre votre ordonnance. Le vol peut durer plus longtemps que prévu et si vos médicaments sont en soute, vous ne pourrez les prendre. Par ailleurs, il n'est pas impossible que votre valise n'arrive pas en même temps que vous à destination.

 

Pourquoi faut-il ramener ses médicaments chez son pharmacien ?

Les substances actives des médicaments sont des polluants redoutables ; il est important de s'en débarrasser dans les règles.

Votre pharmacien participe à un circuit de collecte dans ce sens.

 

Paracétamol : attention au surdosage !

Saviez-vous que le paracétamol ne se retrouve pas uniquement dans les antidouleurs ? Il y en a aussi dans des médicaments anti-rhume ou dans certains antidouleurs associés à d’autres molécules, par exemple.

Mieux vaut donc bien se renseigner pour éviter le surdosage. En effet, à haute dose, le paracétamol est toxique pour le foie. C’est pourquoi il ne faut jamais dépasser la dose de 1 gramme par prise à espacer de 6 heures, avec un maximum de 4 grammes par 24 heures.

En cas de doute, demandez conseil à votre pharmacien.

 

60 % des Français prennent mal leur traitement

Pour qu’un traitement prescrit par un médecin soit le plus efficace possible, il est primordial que le patient suive à la lettre les consignes que ce dernier a précisées. C’est-à-dire le nombre de prises quotidiennes ainsi que la durée du traitement, par exemple.
C’est ce qu’on appelle l’observance du traitement. Reste qu’une récente étude indique que les Français sont loin d’être les premiers de la classe en matière d’observance d’un traitement: seuls 40 % le suivraient correctement.

Source : IMS Health France et le Cercle de réflexion de l’industrie pharmaceutique.

 

Le pamplemousse : ami ou ennemi ?

Aussi surprenant que cela puisse paraître, le pamplemousse peut augmenter la fréquence et l’intensité des effets indésirables de certains médicaments. Le jus comme le fruit sont déconseillés en combinaison avec des traitements contre le cholestérol (statines), certains immunodépresseurs, antiarythmiques cardiaques ou antidépresseurs. Si vous êtes adepte du pamplemousse, parlez-en à votre pharmacien.

 

Les trois types de médicaments disponibles en pharmacie

  • Les médicaments disponibles en libre accès, devant le comptoir.

  • Les médicaments disponibles sans prescription médicale, mais qui doivent être demandés derrière le comptoir.

  • Les médicaments disponibles uniquement sur prescription médicale.

 

20 millions

de médicaments contrefaits ont été récemment saisis par Interpol. Et plus de 2.000 sites de vente en ligne illégaux ont été fermés. Cette vaste enquête policière impliquait 115 pays dont la France. L’occasion de rappeler qu’il faut se méfier des médicaments vendus moins chers sur Internet. Ils peuvent se révéler très dangereux. Demandez conseil à votre pharmacien.

Source : Interpol

 

 

Antihistaminique, soporifique ?

Peur de piquer du nez si vous prenez des antihistaminiques ? Optez pour les médicaments de dernière génération qui ne provoquent ni somnolence ni la désagréable sensation de bouche pâteuse.

Demandez conseil à votre pharmacien !

 

Signalez les effets indésirables des médicaments
Après la prise d’un médicament, vous constatez la survenue d'effet(s) indésirable(s) non mentionné(s) sur la notice ?
Pensez à en avertir les autorités compétentes ! Vous permettrez ainsi aux professionnels de les analyser. Pour ce faire, il suffit de remplir le formulaire disponible sur le site du Centre Régional de PharmacoVigilance.
N’hésitez pas non plus à en discuter avec votre pharmacien. Ce dernier peut remplir votre fiche d'un simple clic !
Plus d’infos sur le site de l’Association Française des Centres Régionaux de PharmacoVigilance : www.centres-pharmacovigilance.net.

 

Ados et médicaments : une liaison dangereuse

À l’adolescence, les médicaments psychotropes sont à utiliser avec la plus grande prudence ! Les antidépresseurs, par exemple, ne sont pas systématiquement prescrits en cas de dépression.

Mais ils peuvent bien entendu l’être en cas de nécessité. Il faut alors bien expliquer à l’adolescent qu’il s’agit d’un traitement de plusieurs mois à prendre quotidiennement !
Quant aux anxiolytiques, à cause du risque élevé de dépendance, on ne les utilise presque jamais.

 

Gluten : et dans les médicaments ?

L'enrobage de certains médicaments et vitamines peut contenir du gluten. Si vous souffrez d'intolérance au gluten, demandez conseil à votre pharmacien.

Il pourra vous orienter vers des vitamines hypoallergéniques, sans blé et sans levure, par exemple.

 

 

Contraception

 

Pilule : que faire en cas d’oubli ?

  • Si votre oubli est inférieur à 12h : prenez la pilule oubliée dès que vous vous apercevez de votre oubli et continuez normalement la plaquette. Vous serez protégée.

  • Si votre oubli est supérieur à 12h : prenez la pilule oubliée et utilisez une contraception d’appoint jusqu’à la fin de votre plaquette (le préservatif, par exemple). Envisagez une contraception d’urgence si vous avez eu des relations sexuelles au cours des 5 jours précédant l’oubli.

  • Notez que la règle des 12h n’est pas valable pour les pilules microprogestatives à base de lévonorgestrel. Pour celles-ci, le délai est de 3h. Dès que l’oubli dépasse les 3h, la contraception d’appoint est de mise.

 

Contraception et décalage horaire !

Si vous vous envolez pour New-York, vous ne serez plus sur le même fuseau horaire que la France. N’oubliez donc pas de convertir l’heure de la prise de votre pilule en heure locale.

Par exemple, si vous prenez habituellement votre pilule à 23 heures, pendant votre séjour vous la prendrez à 17 heures.

 

Ma pilule, mes vacances et moi

  • En cas de décalage horaire, dois-je modifier l’heure à laquelle je prends ma pilule ?

Deux options sont envisageables !

  • Soit, vous continuez à vous baser sur l'heure française. Donc si vous prenez habituellement votre pilule à 23h et que le décalage est de + 8 heures, vous la prenez alors à 7h du matin heure locale. Ce modus operandi est obligatoire dans le cas des pilules microdosées.

  • Soit, pour des questions de facilité, vous continuez à la prendre à 23h heure locale. Mais vous devez alors vérifier que le décalage horaire n'est pas trop important pour ne jamais dépasser 36 heures entre deux prises.

Peut-être un autre mode de contraception serait-il plus indiqué le temps de votre voyage : anneau vaginal, patch, etc. Pour éviter les mésaventures, avant de partir, demandez conseil à votre pharmacien.

 

  • Puis-je enchaîner deux plaquettes pour éviter d’avoir mes règles pendant les vacances ?

Là encore, une pilule n’est pas l’autre. Certaines permettent, sans problème, d’avancer, de retarder ou d’enchaîner la (re)prise de la pilule, alors qu’avec d’autres, cette pratique peut provoquer des effets secondaires indésirables, voire augmenter le risque de grossesse.

 

  • La « pilule du lendemain » n’est-elle efficace que le lendemain ?

Non ! La plus courante de ce qu’on appelle aujourd’hui une contraception d’urgence est efficace jusqu’à 72 heures après la relation sexuelle. Elle est en vente libre, gratuite pour les mineures.

Une autre contraception d’urgence, sur prescription médicale celle-là, fonctionne jusqu’à 5 jours après le rapport.

 

 

Vaccins

 

Pensez aux rappels !

Si la plupart des vaccins offrent une protection à vie, certains nécessitent des piqûres de rappel pour entretenir la mémoire immunitaire. Par exemple, le vaccin contre le tétanos (combiné à la diphtérie et à la poliomyélite) doit être administré tous les 10 ans aux adultes.

 

N'oubliez pas le vaccin contre le tétanos !

Vous pensiez que le tétanos s'attrape quand on se blesse avec du fer rouillé… Pas du tout ! L'ennemi n°1 en matière de lutte contre le tétanos, c'est la bactérie Clostridium tetani qui se trouve dans le sol et dans le tube digestif de certains animaux comme le cheval. Aussi, pour jardiner sans danger, assurez-vous que vous êtes en ordre de vaccin antitétanique.