Cups : les règles au naturel

Tout savoir sur la cup

À l’heure où la composition exacte des tampons pose question à un certain nombre de femmes, des alternatives aux classiques protections périodiques se développent. Avec les coupes menstruelles – les cups – les règles peuvent désormais se vivre au naturel !


AU SOMMAIRE DE CET ARTICLE

La cup ou coupe menstruelle : des avantages pour toutes les femmes

Cette coupe se place dans le vagin pour recueillir le sang des règles. Il est important de la choisir souple, en silicone platine de qualité médicale, et non colorée. Hypoallergénique, sans phtalates ni bisphénol A, sans latex et sans parfum.

La cup présente l’avantage de ne pas assécher les muqueuses, et donc de mieux respecter l’équilibre naturel de la flore vaginale. Autre avantage : une cup retient trois fois plus de flux menstruel qu’un tampon classique, si elle est bien déployée dans le vagin. Tout cela, sans fuite et en restant insoupçonnable : à vous les strings, les vêtements clairs et les séances de piscine !
Le coût de la cup (entre 15 et 30 euros) est rentabilisé en six à huit mois. Il est conseillé de la remplacer environ une fois par an.

 

La cup : inconvénients et précautions à prendre

Certaines femmes se disent gênées par la présence encombrante de la coupe dans leur vagin. Or, le plus souvent, elles se sont trompées de taille. Aux femmes de moins de 30 ans n’ayant jamais accouché, il est recommandé de choisir une petite taille. Au quotidien, la cup doit être retirée, vidée et lavée à l’eau savonneuse, au moins trois fois par jour. Entre les périodes de règles, il est, de plus, indispensable de la désinfecter avec une solution utilisée pour stériliser les biberons.

Un peu d’eau avec du vinaigre blanc et quelques gouttes d’huile essentielle de tea tree font aussi très bien l’affaire. Mieux vaut cependant éviter le lave-vaisselle, nocif pour la flore vaginale, car le détergent rendrait le silicone poreux.

 

Choc toxique, une question de temps

Selon des chercheurs lyonnais, l’utilisation prolongée des tampons serait un facteur déterminant dans l’apparition du syndrome de choc toxique staphylococcique (STC)(6), une infection bactérienne généralisée, caractérisée par des symptômes tels que forte fièvre, maux de tête, nausées, éruptions cutanées, etc., et qui peut conduire, dans certains cas, au décès.

 

Ces chercheurs se sont intéressés aux habitudes d’utilisation des protections périodiques intravaginales (tampon, coupe menstruelle…) de 180 femmes, dont 55 victimes d’un choc toxique. Résultats : le risque de syndrome de choc toxique est multiplié par deux lorsque le tampon est porté plus de six heures, par trois lorsqu’il est porté toute la nuit. Par ailleurs, de nombreuses participantes ignoraient la durée maximale conseillée pour le port de ce type de protections.

 

La prévention auprès des jeunes femmes est donc essentielle afin de réduire les risques.

 

4  à  6  heures
Durée maximale conseillée pour le port d’un tampon ou d’une coupe menstruelle.

 

Source : Impact of Currently Marketed Tampons and Menstrual Cups on Staphylococcus aureus Growth and Toxic Shock Syndrome Toxin 1 Production In Vitro, American Society for Microbiology, 2018.

 

80 %
Entre 60 et 80 % des Françaises utilisent des tampons.

 

Source : Inserm.

 

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A PROPOS DE CET ARTICLE
Rédigé par : Emmanuelle Gautier
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 28/09/2018

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