Quels exercices pour stimuler sa mémoire ?

Exercices pour stimuler la mémoire

La mémoire permet au cerveau de retenir toutes les informations provenant des événements et expériences vécues, de les conserver et de les restituer. Mécanisme complexe, le processus de mémorisation permet de se rappeler des faits anciens et récents.
 

Alors comment fonctionne la mémoire exactement ? Pourquoi est-il si important de la stimuler ? Et quels sont les meilleurs exercices pour entretenir sa mémoire au quotidien ?


AU SOMMAIRE DE CET ARTICLE

Zoom sur la mémoire

Le fonctionnement de la mémoire est basé sur le processus de mémorisation. La mémoire permet d’intégrer et de conserver les informations ou les expériences vécues, pour ensuite disposer de souvenirs, de connaissances ou de savoir-faire.

 

Comment fonctionne la mémoire ?

Il n’y a pas de centre de la mémoire bien distinct au niveau du cerveau : le processus de mémorisation fait appel à plusieurs réseaux de neurones, qui appartiennent à différentes parties du cerveau.


Le processus suit plusieurs étapes :

  • l’information qui provient de l’extérieur est sélectionnée et codée par certains réseaux neuronaux ;

  • l’information codée est consolidée, pour pouvoir être stockée sur le long terme ;

  • l’information stockée peut ensuite être restituée.

 

Mémoire à court terme et mémoire à long terme

Il existe deux formes de mémoires :

  • la mémoire à court terme : mémoire du présent (ou mémoire de travail), elle concerne les événements récents. Sollicitée en permanence, elle permet d’appréhender et de retenir les informations pendant la réalisation d’une activité, pendant une courte période de temps (quelques secondes à quelques minutes). La mémoire à court terme permet par exemple de se rappeler le début d’une phrase, pour pouvoir la terminer. Stockées de manière temporaire, les informations sont ensuite effacées, ou transférées dans la mémoire à long terme ;

  • la mémoire à long terme : rassemblant tous les autres systèmes de mémoire, elle permet d’avoir des souvenirs anciens.

 

La mémoire à long terme comprend :

  • la mémoire de la connaissance et du savoir : on parle aussi de mémoire sémantique. Elle rassemble tous les souvenirs personnels et toutes les connaissances acquises (le langage, les savoirs scolaires et professionnels…). Accessibles, ces souvenirs sont gardés en mémoire tout au long de la vie ;

  • la mémoire épisodique : elle concerne tous les moments personnellement vécus (un mariage, un décès, la naissance d’un enfant…). C’est grâce à elle qu’il est possible de se situer dans le temps, et de se projeter dans le futur ;

  • la mémoire des automatismes (ou mémoire procédurale) : il s’agit de tous les savoir-faire et habiletés acquis par l’expérience, et devenus des automatismes (marcher, faire du vélo, nager, jouer d’un instrument de musique…) ;

  • la mémoire liée aux sens : liée à la vue, à l’ouïe et à l’odorat, c’est elle qui permet de se rappeler certaines images ou sons, de manière inconsciente. C’est cette mémoire perceptive qui permet de se souvenir d’un chemin ou de reconnaître quelqu’un grâce à sa voix.

 

Pourquoi est-il important de stimuler sa mémoire ?

L’âge et certaines mauvaises habitudes de vie peuvent avoir un effet négatif sur la mémoire, qui peut se dégrader. On parle alors de troubles de la mémoire. Stimuler sa mémoire à l’aide de différents exercices permet de l’entretenir, et de limiter ou ralentir l’apparition de ces troubles.


Les troubles mnésiques (troubles ou pertes de mémoire) correspondent à des difficultés à se rappeler un souvenir ancien ou à mémoriser un fait actuel. Ils peuvent être provoqués par :

  • la prise de certains médicaments (somnifères, anxiolytiques…) ;

  • le stress et l’anxiété, la fatigue, un syndrome dépressif, une expérience douloureuse ;

  • le manque de sommeil ou un sommeil de mauvaise qualité (en cas d’apnées du sommeil par exemple), une carence en vitamines, une consommation excessive d’alcool ;

  • certains troubles cérébraux : une crise d’épilepsie (qui provoque une amnésie transitoire), une maladie cérébrale (maladie de Parkinson, maladie d’Alzheimer, encéphalite, tumeur…), un accident vasculaire cérébral (ischémique ou hémorragique) ;

  • un traumatisme crânien, une intoxication au monoxyde de carbone, la consommation de drogues (comme le cannabis, par exemple).


Occasionnels, les « trous » de mémoire sont le plus souvent anodins. Ils permettent au cerveau de ne stocker que les informations utiles (et d’éliminer les autres, pour garantir un bon équilibre). Les oublis peuvent également correspondre à la disparition de certains souvenirs (oubli du nom d’un nouveau collègue, de l’heure d’un rendez-vous…). Fréquent, ce phénomène ne présente aucun caractère de gravité lorsqu’il reste épisodique. Mais avec le temps (et l’âge), les oublis peuvent devenir plus fréquents. Certains facteurs extérieurs peuvent également être en cause (stress et anxiété, fatigue, émotions, dépression…).


Lorsqu’ils sont provoqués par une maladie ou un traumatisme, les troubles de la mémoire peuvent être plus graves et devenir particulièrement handicapants au quotidien. Ils peuvent apparaître de manière progressive et lente (en cas de maladie chronique) ou survenir de manière brutale (en cas d’accident). Ils nécessitent alors une prise en charge rapide.

 

Comment entretenir sa mémoire ?

Plusieurs mesures et exercices permettent d’entretenir sa mémoire et les facultés de son cerveau au quotidien. Plus les activités sont variées, plus le cerveau est stimulé. Alors vers quels jeux et activités se tourner pour conserver une bonne mémoire ? Comment faire travailler sa mémoire immédiate ?

 

Une bonne hygiène de vie et une vie sociale épanouie

Pour maintenir ses capacités cognitives et rester autonome le plus longtemps possible, il est d’abord recommandé de :

  • adopter une bonne hygiène de vie : dormir suffisamment (le manque de sommeil perturbe les capacités d’apprentissage et de mémorisation), faire de l’exercice de manière régulière (pour permettre au cerveau de s’oxygéner, stimuler son activité, et ainsi entretenir plus facilement sa mémoire), avoir une alimentation équilibrée et variée (privilégier les poissons gras, riches en oméga 3, limiter sa consommation d’alcool…) ;

  • mener une vie sociale riche et active : se réunir régulièrement en famille et entre amis, aller au théâtre, au cinéma et au musée, voyager, participer à des conférences, avoir des activités associatives, organiser des rencontres, participer à des débats sur l’actualité… ;

  • faire des bilans de santé réguliers (notamment pour vérifier sa vue et son audition).

 

Des exercices pour stimuler sa mémoire

Plusieurs exercices permettent de stimuler les capacités de son cerveau et d’entretenir sa mémoire. Il est recommandé de varier au maximum les activités.


Parmi les exercices les plus connus, on retrouve :

  • les jeux de mots et de chiffres : pratiqués de manière régulière, les mots croisés peuvent aider à ralentir le vieillissement cérébral. Ce type d’exercice permet en effet de stimuler les capacités de raisonnement et de mémoire. Pour diversifier les activités, il est également possible d’alterner avec des sudokus (des grilles qui utilisent des chiffres), des rébus ou des mots fléchés ;

  • les jeux de société : ajoutant une dimension sociale et conviviale, les jeux de cartes et les jeux de société (Monopoly, Scrabble…) font également partie des exercices recommandés pour entretenir sa mémoire. Jouer à plusieurs (en équipe ou non) permet en effet de stimuler ses capacités d’observation, de concentration et d’anticipation. Les Memorys sont également un bon moyen d’entretenir la mémoire visuelle. Certains jeux télévisés peuvent aussi aider à faire travailler sa mémoire au quotidien ;

  • les problèmes logiques et mathématiques : accessibles sur smartphone ou tablette, plusieurs types d’applications proposent des exercices et des jeux pour entrainer la mémoire ;

  • les jeux vidéos : permettant d’améliorer la concentration et la mémoire à court terme, ces exercices ludiques séduisent de plus en plus les personnes âgées. Ils permettent également de réunir les générations. Il est néanmoins recommandé de ne pas en abuser.


Lire, écrire et étudier sont également des exercices intéressants pour stimuler son cerveau et faire travailler sa mémoire. Il est par exemple possible d’apprendre une nouvelle discipline (comme la peinture ou la photographie), une nouvelle langue ou un nouveau sport. La méditation aide aussi à développer sa concentration et à diminuer le stress au quotidien.

 

Quand devient-il nécessaire de consulter ?

Lorsque les troubles de la mémoire restent épisodiques et espacés dans le temps, il n’est pas nécessaire de s’inquiéter. En revanche, il est recommandé de consulter rapidement son médecin lorsque les troubles de la mémoire apparaissent de manière brutale, qu’ils soient ou non associés à d’autres symptômes.

 

Consultation en urgence

Certaines pathologies graves sont parfois accompagnées de troubles de la mémoire (un AVC - accident vasculaire cérébral, une crise d’épilepsie…).


Il est donc nécessaire d’appeler les services de secours d’urgence (15 ou 112) lorsque les troubles de la mémoire apparaissent de manière soudaine, et s’accompagnent de certains symptômes neurologiques : engourdissement du visage, perte de force ou paralysie d’un membre, trouble de la parole, difficultés de compréhension, perte d’équilibre, mal de tête intense, problèmes de vision, désorientation, convulsions… Si la perte de mémoire survient après un traumatisme crânien, il est également nécessaire d’obtenir un avis médical en urgence.


Que faire si les troubles de la mémoire s’installent progressivement dans le temps ? Il est recommandé de consulter son médecin s’ils sont fréquents (ou de plus en plus fréquents), ou handicapants au quotidien (difficultés à se souvenir comment effectuer certaines tâches simples, difficultés à parler ou à lire, perte d’objets, mauvaise orientation dans l’espace…).

 

Qu’est-ce qu’un bilan mémoire ?

Le bilan mémoire permet d’évaluer les troubles de la mémoire, pour trouver leur cause et les prendre en charge à l’aide d’un traitement adapté.


Le médecin s’entretient avec son patient et son entourage proche. Pour tester sa mémoire, il l’interroge sur son passé lointain, sur ses connaissances générales et sur son passé proche. Il prend en compte la date d’apparition des premiers symptômes, leur évolution, leur degré de gravité et leur impact sur la vie quotidienne.


Dans certains cas, le médecin peut avoir recours à des tests de mémoire et de fonction mentale, ou prescrire des examens médicaux complémentaires (bilan sanguin, IRM cérébrale…). Cela lui permet de rechercher la cause des troubles, pour l’éliminer lorsque cela est possible (prise de certains médicaments, alcoolisme, sommeil de mauvaise qualité…). En cas de maladie grave, le patient est pris en charge par une équipe médicale spécialisée dans les troubles de la mémoire.


Sources :
Ameli.fr - Les différents troubles de la mémoire et leurs causes

Ameli.fr - Que faire en cas de troubles de la mémoire ?

Inserm - Mémoire - Une affaire de plasticité synaptique

Femme actuelle - Mémoire : pourquoi les jeux de chiffres et de lettres ont tout bon

 

 

A PROPOS DE CET ARTICLE
Rédigé par : Comité éditorial Giphar
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 16/06/2021

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