Art-thérapie : l’art de retrouver le sourire

L'art comme thérapie

Coups de pinceau, pas chassés et arpèges… Aujourd’hui, on peut aller à la decouverte de soi ou guérir de certains maux grace a l’art-thérapie. Immersion dans ces ateliers ou couleurs primaires et mélodies ont du génie.
 


AU SOMMAIRE DE CET ARTICLE

Ne dit-on pas que la musique adoucit les moeurs ? En art-thérapie, la musique, ou tout autre forme d’art, est l’occasion de communiquer, d’initier un dialogue autour d’une oeuvre créée. Une sorte de médium entre la personne et l’art-thérapeute. Le dessin, la peinture, la danse, mais aussi le mime, la sculpture ou encore la musique, peuvent aider à aller à la découverte de soi, à s’affirmer, à améliorer la confiance en soi. À l’image de Jackson Pollock, peintre américain, pour qui la peinture était une manière de libérer ses angoisses et sa rage sur le papier. Ou de Frida Kahlo qui a commencé à peindre clouée au lit après un accident de bus qui lui a brisé le corps.


Parmi les différentes formes de psychothérapie, il en est une qui a le vent en poupe : l’art-thérapie. Son socle : la création. Plus précisément, les facultés sensorielles et cognitives mobilisées lors du processus de création. Un mécanisme qui engage la personne tout entière, qui facilite le lâcher-prise, la manifestation des dynamiques psychiques, et qui peut ainsi être utilisé à des fins thérapeutiques.

 

Pour tous les âges

L’art-thérapie s’adresse à tout le monde. À l’hôpital, en maison de retraite ou lors de consultations au sein d’un cabinet, elle s’adapte au patient, à son âge et au contexte. En s’appuyant sur ses forces de vie, et non sur ses failles, l’art-thérapie lui permet de développer un sentiment de sécurité, d’autonomie, et favorise la restauration de l’estime de soi. Un moyen efficace pour la gestion du stress, des angoisses, de l’addiction, des symptômes post-traumatiques… ou tout simplement dans un but de développement personnel (difficulté passagère, problèmes relationnels, etc.).

 

Créer et ressentir

Danse, peinture, coloriage, sculpture ou encore chant, l’art choisi et la production artistique importent peu. Seules comptent les sensations physiques et mentales. Et pour permettre au patient de prendre conscience de ces sensations et de donner du sens à son expression créative, la présence d’un tiers est nécessaire. Il s’agit de l’art-thérapeute. Sans son intervention, point de thérapie. C’est lui qui balise, éclaire et sécurise le cheminement du patient, en suivant son rythme et en l’aidant à dépasser ses blocages et à tenir à distance sa capacité d’autocritique.

 

Comment ça se passe ?

L’art-thérapie peut se pratiquer en sessions individuelles ou collectives. Les premières sont tout indiquées pour traiter un problème précis, que le patient souhaite explorer seul, durant environ une heure. Dans les séances en petits groupes, deux possibilités : soit chacun explore ce qu’il souhaite, soit le praticien donne une ligne directrice au moyen, par exemple, d’ateliers à thèmes (confiance en soi, etc.). À chacun de trouver le principe qui lui convient.

 

Trouver un atelier d’artthérapie

  • Où ?

Pour trouver un art-thérapeute adapté à vos sensibilités artistiques, contactez la Fédération française des art-thérapeutes : http://www.ffat-federation.org.

 

  • Quels spécialistes ?

Tous les art-thérapeutes sont spécialisés, choisissez donc votre professionnel en fonction de votre situation et de votre requête : personnes âgées, adolescents, handicap physique, thérapie familiale, etc. Les art-thérapeutes pratiquent une ou plusieurs médiations (dessin, danse, théâtre, etc.), cela peut-être aussi un critère de sélection.

 

Prise en charge sous conditions

L’art-thérapie n’est pas prise en charge par l’Assurance maladie, sauf si elle entre dans le cadre d’une consultation psychiatrique ou chez un psychologue travaillant en centre médical spécialisé. Néanmoins, une expérimentation est en cours dans plusieurs départements afin d’étendre les remboursements aux consultations chez un psychologue, sur prescription du médecin traitant.
 

L'art-thérapie en chiffres

1890
Naissance à New York de Margaret Naumburg, enseignante et psychothérapeute, l’une des pionnières de l’art-thérapie.
 

50,5 %
des recours à l’art-thérapie se font en gériatrie(vs 8,8 % en pédiatrie)(1).
 

65 %
des techniques utilisées en art-thérapie en France sont des arts plastiques (vs 35 % liées à la musique)(1).
 

+ de 5 000
œuvres réalisées par les patients du psychiatre allemand Hans Prinzhorn dans les années 1920 sont exposées au public depuis 2001(2).

 

Le conseil de votre pharmacien GIPHAR

  • Art-thérapie et maladie d’Alzheimer

L’art-thérapie peut être particulièrement utile pour les patients qui souffrent de la maladie d’Alzheimer. En eff et, celle-ci s’accompagne généralement d’une diffi culté à reconnaître et à gérer ses émotions. Or, ce type de thérapie permet d’apprendre à apprivoiser et à partager les émotions positives.

 

Sources :

1. Enquête de l’Association française de recherches et applications des techniques artistiques en pédagogie et médecine (Afratapem), Tours, publiée en janvier 2013.
2. La collection Prinzhorn est exposée à l’hôpital psychiatrique de l’université d’Heidelberg (Allemagne) prinzhorn.ukl-hd.de

 

Lire aussi :

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A PROPOS DE CET ARTICLE
Rédigé par : Comité éditorial Giphar
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 29/06/2021

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