Transpiration : on fait quoi quand c’est trop ?

Pourquoi transpire-t-on ?

La transpiration maintient la température du corps à 37 °C et élimine nos toxines. Mais, parfois, la mécanique s’emballe…


AU SOMMAIRE DE CET ARTICLE

#1 Transpirer, c’est normal !

Transpirer est un moyen pour notre corps de s’autoréguler. Via la sueur, nos 2 m2 de peau forment un émonctoire (organe d’élimination) essentiel à notre organisme, pour évacuer les déchets indésirables.

 

La sueur n’a pas d’odeur particulière. Les mauvais effluves éventuels proviennent des dégradations opérées par les bactéries présentes sur l’épiderme. Certains aliments peuvent en être responsables, comme l’ail, l’oignon ou le curry.

 

#2 L’hyperhidrose ou l’excès permanent

L’hyperhidrose – ou transpiration excessive – est une véritable maladie, qui peut entraver les activités quotidiennes et gêner en société. Elle est généralement localisée sur certaines zones – les aisselles, la plante des pieds, la paume des mains… – et symétrique de part et d’autre du corps. Elle cesse la nuit.

 

Cette hypersudation peut être secondaire, c’est-à-dire découler de la prise d’un médicament ou d’une autre pathologie (diabète, hyperthyroïdie, maladie de Parkinson, lymphome, sevrage de drogues…).

#3 Transpirer beaucoup n’est pas sans conséquences

Transpirer en excès augmente le risque d’infection cutanée. Les personnes qui en sont atteintes sont ainsi plus souvent sujettes aux mycoses des ongles et de la peau, aux verrues ou encore aux gelures du fait du froid.

 

Transpirer en excès expose aussi au risque de déshydratation en période chaude : pensez à boire en abondance !

 

#4 Les bons réflexes à adopter

Lorsqu’on souffre d’hypersudation, les règles d’hygiène corporelle à adopter relèvent du simple bon sens.

 

Mieux vaut utiliser un savon surgras au pH neutre, n’agressant pas la peau. L’alcool, le tabac, les épices et le café, qui stimulent les glandes sudoripares, doivent être évités. De même que les vêtements synthétiques et les baskets. S’épiler permet de limiter les mauvaises odeurs : les poils génèrent et retiennent l’humidité, favorisant le développement des bactéries.

 

#5 Les solutions de dernier recours

En première intention, des déodorants naturels peuvent s’avérer efficaces : feuilles de sauge en tisane ou en gélules, bicarbonate de soude, gel d’aloe vera directement sous les aisselles… Un antitranspirant local, qui bloque les canaux sudoraux, peut aussi être proposé en dernier recours. À voir avec votre médecin. Pratiquée par les dermatologues, l’ionophorèse consiste à exposer la peau à un courant électrique dans un bain d’eau. Une dizaine de séances sont nécessaires.

 

Bon à savoir

Même en l’absence d’effort physique soutenu, nous évacuons insensiblement entre 0,5 et 1 litre de sueur par jour, par perspiration(1).

 

La sueur est un liquide acide constitué à 99 % d’eau. Différents composés organiques sont présents dans le 1 % restant.

 

Notes

(1) Échanges respiratoires qui s’opèrent par la peau, sans sudation apparente.

 

A PROPOS DE CET ARTICLE
Rédigé par : Comité éditorial Giphar
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 19/08/2022

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