Destination : les urgences de l'aéroport d'Orly

Les urgences de l'aéroport d'Orly
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En 2013, 28,3 millions de passagers ont foulé le sol de l'aéroport de Paris-Orly. Des passagers qui, en cas de pépin de santé, peuvent compter sur le service médical d'urgence, dirigé par le Dr Chadi Jbeili. Chaque année, environ 18.250 passagers y font appel.

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Rédigé par : Elise Dubuisson
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 20/06/2014

Cela fait maintenant 11 ans que Chadi Jbeili a rejoint l'équipe du service médical d'urgence (SMU) de l'aéroport d'Orly après avoir travaillé dans un service d'urgence hospitalier classique. « C'est le cadre de travail complètement différent qui m'a d'abord attiré : les activités pratiquées ici sont extrêmement variées. On est beaucoup plus ouvert sur le monde puisqu'on y croise des personnes qui viennent de tous les pays. Cela rend la médecine que j'y pratique encore plus intéressante », explique-t-il.

 

Vive l'anglais et les images !

Prérequis pour intégrer l'équipe des urgences de l'aéroport d'Orly : avoir une bonne connaissance de l'anglais. Par ailleurs, des traducteurs volontaires peuvent venir seconder les médecins quand l'anglais ne suffit pas. « Il n'est pas rare que nous nous plongions dans un dictionnaire au cours d'une visite ou que des dessins nous aident à questionner les patients mais on arrive toujours à s'en sortir et à les aider. »

 

Comme dans un hôpital 

Quand on interroge le Dr Jbeili sur les raisons pour lesquelles les voyageurs sollicitent le service d'urgence, il précise très vite qu'elles ne sont pas bien différentes de celles rencontrées dans un hôpital : traumatismes liés à une chute, plaies ouvertes, fièvre inquiétante, etc. Il faut juste gérer les maladies alors qu'un avion doit être pris ou que le patient arrive fatigué par le voyage aérien et le décalage horaire, par exemple. 

 

En avion : attention à l'embolie pulmonaire

« En revanche, il y a un cas qui peut être directement lié au fait de prendre l'avion : la thrombose veineuse profonde, avec sa conséquence potentiellement mortelle, l'embolie pulmonaire. C’est typiquement une pathologie favorisée par les voyages de plus de 6 heures. En effet, rester assis pendant plusieurs heures entraîne une stagnation du sang dans les membres inférieurs et une modification de sa viscosité. Ce qui peut s'accompagner de la formation d'un caillot de sang dans une veine profonde d’une des deux jambes. Un caillot qui peut se détacher et migrer dans la circulation sanguine pour aller boucher une artère au niveau du poumon : c’est l’embolie pulmonaire qui nécessite une prise en charge urgente. »

 

Le 15 ou le 18

Des urgences sévères, il y en a aussi. Pour déclencher le service médical d'urgence d'Orly, rien de plus simple : il suffit de faire le 15 ou le 18, comme en ville. « L'idée est de ne pas perturber les habitudes des passagers pour qu'ils puissent avoir le même réflexe qu'en temps normal et de respecter l'organisation des chaînes de secours. Il est possible de passer cet appel à partir de son téléphone portable mais aussi des téléphones disséminés un peu partout dans l'aéroport », conclut le chef de service.

 

L'équipe 

Le service médical d'urgence de Paris-Orly compte 27 personnes.

  • 8 médecins

  • 11 infirmiers

  • 6 ambulanciers

  • 2 personnels administratifs

Tout le personnel médical et paramédical a bénéficié d'une formation en médecine d'urgence et/ou en médecine de catastrophe.

 

Se protéger de l'embolie pulmonaire

Quelques précautions simples permettent de garder l'embolie pulmonaire à distance.

  • Portez des vêtements amples et confortables.

  • Laissez l'espace sous le fauteuil du passager avant libre afin de permettre le mouvement des jambes et des pieds.

  • Changez régulièrement de position et exécutez plusieurs fois par heure quelques exercices avec les jambes. Levez-vous et faites quelques pas le plus souvent possible. 

  • Buvez régulièrement.

  • Si vous êtes sujet à l'embolie pulmonaire, consultez votre médecin avant de prendre un vol long-courrier. Le port de bas de contention ou la prise d’anticoagulants à titre prophylactique sera peut-être recommandé.

  • Le port de bas ou de chaussettes de contention est recommandé pour tout voyage de plus de 4 heures. Que vous soyez à risque d'embolie pulmonaire ou pas.

 

Le conseil de votre pharmacien Giphar

  • Les médicaments, en cabine

Si vous suivez un traitement médical, gardez vos médicaments avec vous en cabine et n'oubliez pas de prendre votre ordonnance. Le vol peut durer plus longtemps que prévu et si vos médicaments sont en soute, vous ne pourrez les prendre. Par ailleurs, il n'est pas impossible que votre valise n'arrive pas en même temps que vous à destination.

 

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Mis à jour le : 20/06/2014

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