Baignade : Attention !

Prévention des noyades
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Chaque été, un Français sur quatre choisit de passer ses vacances au bord de l'eau, et 600 personnes périssent noyées. Conseils et prévention pour éviter les noyades et les accidents...

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A PROPOS DE CET ARTICLE
Rédigé par : Jean-Pierre Roy, Pharmacien
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 14/01/2013

La ruée vers l'eau

Un Français sur quatre choisit de passer ses vacances au bord de l'eau. Sur les 28 millions de Français qui partent en congé chaque été, 12 millions choisissent de se rendre au bord de la mer. Et parmi ceux qui vont à la campagne ou à la montagne, la plupart séjournent à proximité d'une base aquatique (lac, rivière, piscine...).

Ainsi, même si l'eau n'est pas l'élément naturel de l'homme, elle constitue bien, pour la majorité d'entre nous, le pôle d'attraction principal de nos vacances...

Et pourtant, chaque été en France : les services de sécurité du littoral portent secours à près de 15.000 personnes; 600 personnes périssent noyées dont une centaine en piscine; 250 personnes sont réanimées à la suite d'un sauvetage en mer... Pour profiter des plaisirs de l'eau, il faut un minimum de précautions et une santé bien contrôlée.

 

Eau douce, eau salée : prudence oblige

Impréparation, imprudence ou pari stupide sont à l'origine de 9 accidents sur 10. C'est dire que dans la majorité des cas, ces accidents pourraient être évités si les estivants faisaient preuve d'une plus grande sagesse... Respectez les interdictions imposées par la réglementation locale et observez les recommandations des habitants du lieu.

 

Conformez-vous aux panneaux de signalisation et respectez les zones et horaires de baignade :

  • Drapeau rouge : baignade interdite;

  • Drapeau orange : baignade dangereuse mais surveillée;

  • Drapeau vert : baignade sans danger et surveillée;

  • Absence de drapeau : baignade sans surveillance.

 

N'allez jamais seul à l'eau. En cas de malaise, une personne pourra vous secourir ou donner l'alerte. Ne surestimez pas vos capacités.

Ne vous baignez pas où vous n'avez pas pied si vous êtes un nageur débutant. Lors du premier bain de vos vacances, ne restez pas plus de 10 minutes dans l'eau, surtout si vous n'avez pas suivi d'entraînement régulier avant de partir. Mettez-vous à l'eau progressivement en vous aspergeant la nuque et le torse avant de vous immerger complètement.

Méfiez-vous de l'eau trop froide: ne séjournez pas plus de 15 minutes dans une eau inférieure à 18°. Après une exposition prolongée au soleil par exemple, vous risquez l'hydrocution.

En cas de sensations désagréables, sortez de l'eau immédiatement. Renoncez à vous mettre à l'eau après un repas copieux et arrosé. N'oubliez pas que l'alcool est à l'origine de près de la moitié des accidents de noyade... Au-delà de 50 ans, n'entreprenez aucun effort intense sans être sûr de votre coeur.

 

En cas de noyade

 On distingue 4 sortes de noyades :

  • La noyade par immersion : l'irruption d'eau dans les poumons provoque une asphyxie

  • La noyade par hydrocution : une syncope due au contact brutal du corps chaud avec l'eau froide est à l'origine d'un arrêt de la respiration

  • La noyade par traumatisme : le baigneur heurte, le plus souvent en plongeant, un obstacle qu'il n'avait pas vu et perd connaissance

  • La noyade due à un effort excessif : une crise cardiaque par exemple.

 

Tout baigneur doit connaître les signes annonciateurs de la perte de connaissance précédant la noyade :

  • démangeaisons légères

  • troubles visuels

  • migraines et vertiges

  • tendances à l'évanouissement

  • crampes.

 

Afin d'intervenir rapidement et efficacement, il doit aussi savoir reconnaître les signaux d'alarme émis par un baigneur en difficulté :

  • Agitation désordonnée des bras au-dessus de l'eau

  • Signe du "bouchon": la tête du baigneur disparaît puis réapparaît alternativement, tel le bouchon d'un pêcheur à la ligne

  • Bouche ouverte mais muette

  • Rejet de la tête en arrière.

 

Témoin d'une noyade, commencez par donner l'alerte. Une fois la victime hors de l'eau :

  • Inclinez sa tête sur le côté

  • Réchauffez-la ( à l'aide d'une couverture par exemple) sans l'exposer au soleil.

Si vous connaissez cette technique, pratiquez le bouche-à-bouche ou le bouche-à-nez, mais seulement après avoir éliminé l'eau des poumons du noyé.

De toute façon, laissez  toujours agir la personne la plus compétente (secouriste. médecin ..).

 

Un nageur moyen résistera :

  • 15 minutes dans une eau à 0°

  • 30 à 60 minutes dans une eau à 10°

  • 2 à 4 heures dans une eau à 15°

 

Sus aux microbes

Que ce soit en mer ou en eau douce, si l'eau est polluée, les risques d'infection sont réels. Une multitude de germes plus ou moins nuisibles menacent le baigneur : hépatites, pharyngite, conjonctivite, otites externes, sinusites, infections cutanées, dysenterie, poliomyélite.

En cas d'infection, ne pratiquez pas n'importe quel traitement. Arrêtez les baignades et consultez un médecin sur place: il sera toujours informé de la pathologie locale.

 

Contre l'otite externe :

  • N'abusez pas de la plongée, ni de l'immersion,

  • Ne cherchez pas à vous boucher les oreilles avec du coton ou un autre corps étranger : le remède serait pire que le mal,

  • Veillez à vous sécher parfaitement les oreilles après chaque bain,

  • Mettez-vous des gouttes antiseptiques.

 

Les piqûres et morsures d'animaux

Il existe sur certains rivages, dans certains cours d'eau, des animaux peu sympathiques dont vous devez apprendre à vous méfier.

 

  • Au bord de la mer

Vives, méduses, rascasses rouges, chapons, raies peuvent s'avérer dangereux. Leur contact, leurs piqûres ou leurs morsures déclenchent souvent des réactions allergiques ou toxiques.

Le plus souvent, les lésions restent localisées et une simple médication anti-allergique en vient à bout en 48 heures. Mais les accidents peuvent être plus graves et risquent même de nécessiter un traitement d'urgence en milieu hospitalier.

Les piquants d'oursin sont très difficiles à extraire lorsqu'ils se trouvent implantés sous la peau. Pour vous faciliter la tâche, trempez la zone atteinte dans de l'eau légèrement javellisée.

Les vives, généralement enfouies dans le sable sous une faible épaisseur d'eau, possèdent des aiguillons venimeux sur leur nageoire dorsale. Leur piqûre, très douloureuse, peut provoquer une syncope. Si vous êtes victime d'une telle piqûre, agissez rapidement en baignant le pied piqué dans une eau la plus chaude possible additionnée d'un peu d'eau de Javel. Le venin de la vive se détruit à la chaleur.

 

  • En eau douce

Attention aux sangsues et aux serpents. Certaines espèces de vipères sont bonnes nageuses.

De toute façon, renseignez-vous auprès de la population locale sur la présence possible de cette faune.

 

Si vous aimez la plongée

Le monde du silence est souvent aussi celui des accidents. Dans un milieu qui n'est pas le sien, l'organisme humain, au cours de la plongée, se trouve soumis à des conditions totalement artificielles et particulièrement éprouvantes.

Que vous pratiquiez la plongée libre ou la plongée à air comprimé, vous devez, par conséquent, et sous peine de graves déconvenues, observer certaines précautions:

  • Ne plongez jamais seul.

  • Prévenez ceux qui vous accompagnent de la durée probable de votre immersion.

  • Signalez votre présence en surface.

  • Ne plongez pas si vous êtes enrhumé, fatigué, fragile des tympans, ou en mauvaise condition physique.

  • Ne plongez pas au-delà de vos capacités.

 

  •  Plongée libre

  • Ne pratiquez pas des manoeuvres d'hyperventilation avant la plongée.

  • Espacez les plongées qui doivent être de courte durée (1 minute au maximum).

  • Soumettez-vous à un examen médical préalable, même si vous êtes en bonne santé.

 

  •  Plongée à air comprimé

  • Vérifiez régulièrement votre matériel.

  • Observez scrupuleusement les paliers de décompression.

  • Soumettez-vous à un examen médical d'aptitude annuel auprès d'un médecin agréé par la Société Française des Sports Subaquatiques.


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Rédigé par : Jean-Pierre Roy, Pharmacien
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 14/01/2013

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