Amours de Vacances : Les risques à éviter

En vacances, protégez-vous des MST
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C'est un beau roman, c'est une belle histoire. C'est une romance d'aujourd'hui... Soleil, détente, copain... la période estivale est souvent synonyme de liberté du corps et de l'esprit. Rencontres et amourettes, l'ivresse de l'été peut faire tourner les têtes en oubliant les risques.
Loin des soucis de la vie quotidienne, les rencontres exotiques représentent de hauts risques pour la transmission des Infections sexuellement transmissibles (IST). Alors « Sortez couvert ! »

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A PROPOS DE CET ARTICLE
Rédigé par : Comité éditorial Giphar
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 10/06/2015

Que risquez vous ?

L'avènement des traitements par trithérapie du SIDA et ses effets bénéfiques sur la durée de vie des patients, a eu un effet pervers avec la diminution des pratiques de prévention et la banalisation de la maladie auprès du Grand Public.
Du fait du relâchement de la prévention, les contaminations par IST* sont en forte hausse.
Les IST* peuvent revêtir différentes formes plus ou moins graves.

 

Les infections sexuelles bactériennes

Elles ont l'avantage, une fois diagnostiquées, d'être traitées efficacement par antibiotiques.

 

  • La syphilis :

Bien que quasiment disparue il y a une dizaine d'années, la syphilis est en très nette augmentation essentiellement chez les jeunes.
Elle se manifeste par l'apparition d'une lésion cutanée ulcérée (chancre syphilitique) et douloureuse située sur les organes en contact lors du rapport.
Il est important de réaliser dès l'apparition des symptômes un diagnostic et de les traiter par antibiotiques pour prévenir des évolutions graves en formes méningées et cérébrales de la maladie.
Les partenaires doivent également suivre le traitement et éviter les rapports non protégés pendant le traitement.

 

  • La gonorrhée :

Du fait de ses symptômes évidents (brûlures et douleurs en urinant chez l'homme accompagnés d'un écoulement purulent) apparaissant 5 jours après le rapport, le traitement de la maladie se fait par antibiotiques et comme pour la syphilis, il est important de réaliser le traitement des partenaires tout en évitant les rapports non protégés.

 

  • Les chlamydiae :

Particulièrement difficile à détecter, la maladie est pernicieuse car souvent l'infection est asymptomatique.
Les chlamydiae se développent en silence entraînant des risques importants de stérilité.
Une fois identifiée, la maladie se traite facilement par antibiothérapie.

 

Les infections sexuelles virales

Plus graves car incurables à ce jour, les infections virales comme l'herpès, le papillomavirus, l'hépatite B et le VIH sont des maladies pour lesquelles la prévention reste le seul moyen de protection.

 

  • L'Herpès :

Comme son petit cousin, l'herpès labial, l'herpès génital est très contagieux et transmis par simple contact.
Il concerne environ 2 millions de personnes en France et se caractérise par des poussées de vésicules douloureuses et récurrentes tout au long de la vie ce qui altère fortement la qualité de vie des personnes.
Des facteurs favorisent le déclenchement des poussées comme la fièvre, le stress, l'alcool, la fatigue, les traumatismes et le soleil.
Si la poussée se traite avec des antiviraux, il n'en reste pas moins que les conséquences de cette maladie sont graves, avec récidives fréquentes, transmission aux partenaires en périodes de poussée ou non, transmission au nouveau-né lors de l'accouchement si une césarienne n'est pas effectuée.  les médicaments de l'herpès
La seule protection reste uniquement le préservatif.

 

  • L'Hépatite B :

En plus de la voix sanguine, la voie sexuelle reste le mode prédominant de transmission de la maladie.
A long terme, cette IST est considérée comme une des plus graves par ses évolutions possibles en cirrhose ou cancer du foie.
Heureusement la vaccination permet de prévenir cette maladie, ce qui n'empêche pas d'utiliser le préservatif.

 

  • Le SIDA :

Malgré les campagnes répétées sur la prévention et la gravité de la maladie, les jeunes ou les populations à risques, du fait de la banalisation de la maladie et du traitement par trithérapie, ont tendance à oublier que le SIDA tue toujours.
Il faut donc, pour faire face à la recrudescence de contamination, rester vigilant et suivre les messages des associations et du ministère sur la prévention et éviter les attitudes à risques.
 

  • Les Condylomes :

Les condylomes génitaux sont les IST les plus répandues et concernent environ 15 % des femmes.
Ils sont quelquefois visibles sous formes d'excroissances en forme de crête de coq localisée au niveau vaginal, ou encore au niveau du bas ventre et sont dus à des virus nommés papilloma virus.
Ils se transmettent par contact direct et ont un temps de latence d'un mois à un an avant l'apparition des symptômes.
Ils sont responsables de la grande majorité des cancers de l'utérus.
Prévenir, dépister par frottis puis traiter est donc essentiel.
En plus du préservatif qui ne protège pas de façon absolue, un vaccin existe depuis peu et représente une alternative prometteuse.
Le traitement associe soins locaux et petite intervention (laser, électrocoagulation...) pour les 2 partenaires sous peine de récidive.

 

De la prévention au plaisir !

Seul moyen de protection contre les I.S.T. (Infections sexuellement transmissible) et le sida, le préservatif reste peu ancré dans les habitudes.
Aujourd'hui encore, on craint d'évoquer le sujet avec le partenaire.
Près d'un tiers des moins de 35 ans ont plus de partenaires l'été que durant l'année et l'utilisation du préservatif n'est pas systématique.
Le risque est toujours présent !
Le préservatif n'est pas seulement le seul moyen de se protéger, il participe aussi à la dimension de plaisir : texture, parfumé, retardant...
Autrefois décrié comme pouvant couper l'entrain propre aux pulsions sexuelles, il fait aujourd'hui tout pour s'intégrer parfaitement aux jeux amoureux.
Le plaisir et la protection sont compatibles !

 

Bien choisir son préservatif

Depuis 1998, une norme européenne est obligatoire pour l'ensemble des préservatifs vendus en Europe : la norme CE.
Il est donc préférable de choisir les marques qui ont cette norme.
Attention aux préservatifs fantaisies (tête de canard ou oreilles de Mickey) qui ne protègent absolument pas des IST et ne peuvent servir de moyen contraceptif.
Aujourd'hui, vous pouvez opter aussi bien pour le préservatif masculin ou féminin.
A vous de jouer en toute protection !

*IST : Infection sexuellement transmissible = MST : Maladie Sexuellement Transmissible

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