Trousse de secours : avez-vous pensé à tout ?

Que mettre dans votre pharmacie de voyage ?
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L’heure des vacances a sonné. Avec son lot de réjouissances mais aussi parfois de maladies et de bobos en tout genre. Pour rester maître à bord, votre pharmacie de voyage constitue un atout précieux.
 

AU SOMMAIRE DE CET ARTICLE
A PROPOS DE CET ARTICLE
Rédigé par : Antoine Collard
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 01/07/2012

Gare aux insectes

Roland est un impulsif. Son trek de 3 jours dans la jungle thaïlandaise, il le décide, le réserve et le démarre dans la foulée, sans se poser de questions. Ce n’est que lorsqu’il s’arrête pour la nuit dans une petite cahute qu’il réalise qu’il n’a pas prévu d’antimoustique. Les quelques insectes diurnes semblent maintenant bien innocents comparés à la horde qui lui tourne autour. La semaine ponctuée d’horribles démangeaisons que Roland passe ensuite, il ne la souhaite à personne.

 

  • Pour les moustiques

 

→ Prévoyez de quoi les faire fuir
Parmi l’arsenal proposé par votre pharmacien, optez d’abord pour un répulsif cutané à base de DEET, une substance très active dont l’efficacité et la sécurité ont été prouvées.


→ Si vous pensez vous aventurer dans des zones où les moustiques sévissent par régiments entiers (jungle, forêt, zones très humides…), prévoyez également un insecticide à mettre sur vos vêtements.

 

→ Si vous partez pour une destination tropicale
Dans certains pays, les moustiques sont des vecteurs de maladies infectieuses. Dont la plus redoutée : la malaria (paludisme). Il n’existe malheureusement pas encore de vaccin. Par contre, les traitements préventifs sont très efficaces.

Particularité de ceux-ci : la prise commence avant le départ, se poursuit sur place et ne se termine que plusieurs jours après le retour.

 

  • Guêpes, abeilles... Gare aux allergies !

Si chez la majorité d’entre nous une piqûre de guêpe ou de frelon s’accompagne d’une simple rougeur et  de quelques démangeaisons, elle peut, chez ceux qui y sont allergiques, être à l’origine de réactions plus sévères.
C’est-à-dire ? Plaques rouges de plus de 10 centimètres avec gonflements, démangeaisons importantes… Plus grave encore : le visage et la langue peuvent se mettre à gonfler (oedème de Quincke).
Dans les cas les plus extrêmes, la réaction allergique peut se solder par un choc anaphylactique(1) avec risque de décès.
Si vous êtes allergique aux piqûres d’hyménoptères (guêpes, abeilles…), une trousse d’urgence spécifique est requise : antihistaminiques, corticoïdes injectables et auto-injecteur d’adrénaline.

 

(1) Choc anaphylactique : manifestation la plus sévère de l’allergie aiguë entraînant une grave défaillance circulatoire pouvant entraîner la mort de l’individu.

 

Destination tropicale ?

Un voyage en milieu tropical ne s’improvise pas ! Prenez rendez-vous dans un service spécialisé en maladies infectieuses et tropicales, au plus tard un mois avant le départ.

Le médecin vous prescrira les traitements préventifs conseillés et réalisera les vaccinations nécessaires (fièvre jaune, hépatite B...)

Pour trouver un centre près de chez vous, et mieux connaître les risques encourus pays par pays, surfez sur la partie médecine du voyage de l'Institut Pasteur. Vous pouvez également consulter notre guide santé du voyageur.

 

Direction les toilettes

Quand il commande un cocktail bien frais dans un bar quelque part sous les tropiques, Alain ne se méfie pas. Les glaçons qui y flottent ont pourtant raison de son transit.

Une solide diarrhée le cloue sur les toilettes pendant 48 heures, durée moyenne de la « turista classique ».

 

  • Dans votre trousse de secours....

Lorsque vous voyagez dans des pays dont les conditions d’hygiène laissent à désirer, évitez les aliments crus et les boissons qui ne sont pas en bouteilles ou canettes fermées. Si vous n’avez aucun accès à de l’eau en bouteille, pensez à emmener des produits (liquides ou pastilles) destinés à la désinfecter. Si vous êtes confronté à la turista, des ralentisseurs de transit peuvent vous aider. Mais n’en abusez pas, car ils n’agissent que sur les symptômes et ne traitent pas l’origine du mal…
La diarrhée du voyageur cesse généralement d’elle-même après 2-3 jours. Si elle ne passe pas, que vous avez de la fièvre ou que du sang apparaît dans vos selles, consultez un médecin au plus vite.

Des probiotiques permettent de reconstruire votre flore intestinale fragilisée et sont utiles en traitement préventif.
Vous voyagez avec de jeunes enfants ? Prévoyez des solutés de réhydratation, indispensables en cas de diarrhée. Cette dernière peut en effet rapidement provoquer chez eux une importante déshydratation !

 

Vos traitements en cours

Emmenez toujours avec vous les médicaments qui composent votre traitement en cours, ainsi que des ordonnances précisant leur Dénomination Commune Internationale.
EN AVION
Si vous voyagez en avion, il est plus prudent de garder vos médicaments auprès de vous en cabine. Attention le réglement très strict des compagnies aériennes vous oblige à prévoir un justificatif de votre médecin, rédigé en anglais pour les liquides et pour les aiguilles (en cas de traitement injectable).

 

Mais aussi dans votre trousse de secours…

Quelque soit votre lieu de séjour, songer aussi à prendre :

  • un antiseptique pour nettoyer les plaies éventuelles (des compresses préimbibées à usage unique peuvent être très pratiques pour les voyages "nature")

  • des pansements stériles

  • des ciseaux

  • une crème antibrûlure

  • une pince à épiler, utile pour retirer une écharde par exemple

  • du paracétamol, ou des anti-inflammatoires pour lutter contre la fièvre, une douleur, etc.

  • des antihistaminiques, ces antiallergiques seront utiles tant en cas d'allergie solaire, qu'alimentaire ou autre.

 

Le conseil de votre pharmacien GIPHAR

  • Sur la route…

Certains produits vous aident à mieux vivre les longs trajets.

  • Pensez aux collyres. En asséchant l’air ambiant, la climatisation des avions et des voitures complique la vie des porteurs de lentilles et de ceux dont les yeux s’assèchent facilement.

  • Un médicament contre le mal des transports peut également s’avérer très utile si vous y êtes sensible.

 

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Source

Merci au Dr Robert Matra, médecin spécialiste en médecine tropicale et médecine du voyage, à l’Hôpital Bichat à Paris.


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