Semaine de l’incontinence, pour une meilleure prise en charge

La « Semaine nationale de la continence urinaire » se déroule du 14 au 20 mars. Avec cette année pour thème « Continence de la personne âgée : une prise en charge globale et pluridisciplinaire au service de la qualité de vie ». Ce titre qui parle de « continence » et non d’« incontinence » peut dérouter, mais il signifie en fait que l’objectif fixé à cette campagne est de prendre en charge la seconde pour parvenir à la première !

Retour sur la physiologie. L’équilibre de la continence repose sur une mécanique locale ainsi que sur le bon fonctionnement du système nerveux central. Si tout va bien, la miction est contrôlée et la continence est garantie. Mais quand le fonctionnement de l’une de ces structures est altéré, des fuites d’urines peuvent apparaître.

Plusieurs facteurs apparaissent avec l’âge. Le vieillissement des tissus peut être un facteur d’entrée dans l’incontinence : la perte de tonicité des fibres musculaires affaiblit le sphincter strié augmentant le risque de fuites. Le vieillissement du système nerveux central compromet sa commande volontaire. Par ailleurs, les mictions se multiplient et l’impériosité pèse parfois comme une gêne quotidienne.

Plus l’âge avance, plus la continence est menacée, mais il faut dire que la femme est concernée plus tôt et plus souvent pour des raisons morphologiques : poids de l’appareil génital sur les muscles périnéaux notamment.

Quelques chiffres : les fuites d’urine ou l’incontinence concernent directement plus de 2,6 millions de personnes de plus de 65 ans, en France, 60 % des personnes âgées en institution et 90 % des patients atteints de démence sénile.

Le problème touche toutes les familles, même s’il est parfois difficile d’en parler par pudeur, par fatalisme surtout chez les hommes, ou encore parce qu’on la croit incontournable à la vieillesse. Chez ces personnes, l’incontinence retentit lourdement sur la qualité de vie et entraîne fréquemment le recours à des stratégies d’évitement qui nuisent à la vie sociale.

Une prise en charge globale est nécessaire.

L’environnement : aménagement du domicile, habitudes alimentaires, vie sociale.

Les comorbidités : certaines pathologies peuvent participer au développement de l’incontinence. Et l’on estime que la présence de 3 pathologies associées augmente de près de 100 % le risque d’incontinence.

Les traitements de ces pathologies (maladie de Parkinson, dépression) : ils peuvent contribuer à déstabiliser la continence.

Les modifications du métabolisme : l’altération du fonctionnement du foie ou des reins, la prise simultanée de plusieurs traitements peuvent modifier la façon dont l’organisme métabolise les médicaments.

La prise en charge de l’incontinence doit tenir compte de ces données individuelles et donner lieu à des prescriptions adaptées. Votre pharmacien sera votre interlocuteur privilégié.

Source. Association française d’urologie. Site : http://www.urofrance.org/

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