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La tasse de café fume sur le comptoir, on se bouscule sous la douche et… les aiguilles de la montre trottent ! Finalement, le café restera dans la tasse et quant aux tartines, n’en parlons même pas ! Ce syndrome du petit-déjeuner passé aux oubliettes touche tous les âges, écoliers ou lycéens compris. Étonnant de la part de nos compatriotes, par ailleurs si soucieux de leur santé ! Car il s’agit bien ici de santé, et non pas simplement du risque de baisse de forme, du fameux « coup de pompe » de 11 heures, qui pousse à grignoter n’importe quoi, généralement le pire, c’est-à-dire trop sucré et trop gras.
Non, il s’agit de conséquences beaucoup plus graves que peut entraîner le fait de ne pas manger le matin au petit-déjeuner, en particulier sur les plans obésité, performances, circulatoire et cardiaque. C’est ce que montre une étude récemment publiée dans « The American Journal of Clinical Nutrition ».
Oubliez tout d’abord cette très fausse idée reçue : manger confortablement le matin ne fait pas grossir, c’est tout le contraire. « Ce sont justement ceux qui ne mangent jamais de petit-déjeuner qui finissent par grossir le plus ! » précisent les chercheurs de l’étude. Sans doute pour plusieurs raisons. D’une part la fringale inévitable quand on est au travail, dans l’impossibilité de manger quelque chose d’équilibre, on se rabat sur confiseries ou viennoiseries ; mais aussi parce que ce jeûne matinal relance mal le métabolisme diurne, on « brûle » moins. Les chercheurs ont d’ailleurs affirmé que la non-consommation régulière de petit-déjeuner entraînait des troubles métaboliques.
Mais cette étude montre aussi quelque chose de plus inquiétant qu’il faut bien avoir à l’esprit. Les chercheurs ont en effet démontré que les personnes qui ne prennent pas de petit-déjeuner ont tendance à « faire » davantage de « mauvais » cholestérol, le LDL. En clair, elles augmentent ainsi leurs risques de développer une maladie cardiovasculaire.
Alors que faire ? « Je n’ai pas le temps ! » « Je me lève déjà tôt ! » « Je suis fatigué(e) ! »… Mauvaise réponse ! Ce n’est pas parce que vous vous lèverez un quart d’heure plus tôt (à consacrer au petit-déjeuner) que vous serez plus fatigué(e). Peut-être aussi pourriez-vous récupérer ces précieuses minutes sur la soirée télé ? Donc, prenez le temps nécessaire.
Oui, mais quoi manger ? Le bon vieux pain de nos parents reste l’idéal, ce que confirme le célèbre nutritionniste Jean-Marie Bourre. « Au réveil, explique-t-il, après 7 ou 8 heures de sommeil, le cerveau est en hypoglycémie (rappelons que le cerveau est un gros consommateur de sucres). […] La moitié du morceau de pain que vous mangez sert uniquement à faire fonctionner votre cerveau. Le reste est utilisé par le corps. » Pour le spécialiste, un peu de beurre, un œuf brouillé, bref quasiment un break fast à l’anglaise reste l’idéal. Quant au thé ou au café, ils réhydratent l’organisme, ce qui est une bonne chose. Enfin, préférez le pain, de préférence complet et au levain, aux céréales trop sucrées et peu riches en nutriments. De plus, c’est plus économique !
Sources. Le Parisien. Site : www.leparisien.fr
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