Paracétamol, prudence chez les adolescents

Le paracétamol (contraction de para-acétyl-amino-phénol), ou acétaminophène, fait partie des substances antalgiques (contre la douleur) et entre dans la composition de très nombreuses spécialités ne faisant pas partie des salicylés, c’est-à-dire la famille de l’aspirine. Il est également apprécié pour ses propriétés antipyrétiques (contre la fièvre).

Normalement, il est bien toléré, et sa tolérance et son usage s’étendent aux enfants et aux adolescents, et c’est le médicament le plus prescrit en France.

Votre pharmacien vous le dira : toutes les substances actives présentent un certain risque de toxicité, c’est inévitable. Un surdosage de paracétamol induit une atteinte hépatique, et chaque année quelques décès par hépatite fulminante sont dus à une mauvaise utilisation de médicament, sous forme d’abus et de non-respect des indications du médecin, du pharmacien et du laboratoire fabriquant.

Petit retour sur le temps. L’utilisation de substances agissant sur la douleur remonte très loin, et c’est normal, personne n’a jamais aimé avoir mal ! Hippocrate, le « père de la médecine », recommandait, aux environs de l’an 400, une tisane de saule pour soulager la douleur et calmer la fièvre.

Or, qu’y a-t-il dans le saule ? de l’acide salicylique (l’arbre lui a donné son nom) autrement dit l’aspirine à l’état naturel. À l’époque de Samuel Hahnemann, « père de l’homéopathie », on utilisait aussi la quinine, le quinquina. C’est d’ailleurs à partir de cette substance que le célèbre médecin entama sa longue recherche et la création des médicaments homéopathiques, le quinquina devenant en homéopathie China rubra.

Quant au paracétamol, il fut mis au point par un chercheur allemand, Karl Morner, qui eut l’idée d’extraire un élément de la phénacétine, l’acétaminophène, évitant ainsi les effets secondaires du produit source. Les années cinquante furent le point de départ de la vente de médicaments à base de paracétamol.

Tout médicament doit être utilisé avec raison et sans abus, quand il est vraiment nécessaire. C’est ce que vient nous rappeler une publication de l’« American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine », faisant état d’une étude menée par des chercheurs néo-zélandais sur plus de 300 000 enfants âgés de 13 et 14 ans.

Il semblerait donc que les adolescents consommant toute l’année et chaque mois du paracétamol verraient leur risque de développer un asthme ou un eczéma doubler. Ainsi qu’un risque de rhino-pharyngite 2,4 fois plus élevé. « Il est désormais urgent d’enquêter sur cette relation et d’orienter certains usagers vers l’utilisation des antipyrétiques, que ce soit les enfants, les femmes enceintes ou les adultes. », conclut Richard Beasley, principal auteur de l’étude.

Cela dit, un enfant ou ado en bonne santé ne souffre qu’exceptionnellement. On le voit, dans ce domaine, le conseil de votre pharmacien sera essentiel, pour vous orienter au cas par cas.

Sources : Wikipedia. Site : http://fr.wikipedia.org/wiki/ParacÃ.... Le Parisien. Site : http://www.leparisien.fr/laparisien...

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