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Dans le cadre du Plan cancer 2009-2013, une étude intitulée « Dynamique d’évolution des taux de mortalité des principaux cancers en France », menée par un collectif de chercheurs spécialisés, vient d’être publiée ces jours derniers Par l’InCa (Institut national du cancer). La période étudiée s’étend de 2003 à 2007.
Voici quelques éléments de cette étude que vous pourrez retrouver sur le site. Le cancer dans cette période représente la première cause de décès pour l’homme (33 % de tous les décès) et la seconde pour la femme (23 %).
Les chiffres correspondants : 147 800 décès au total, 88 200 chez l’homme, 59 600 chez la femme. Chez l’homme, si l’âge moyen du décès est de 72 ans, il s’étale en fait de 45 à 80 ans, il est de 76 ans chez la femme, allant de 64 à 81 ans.
L’étude entre ensuite dans le détail des localisations des cancers. Colorectal pour les deux sexes, vessie pour la femme et prostate chez l’homme sont ceux pour lesquels le décès intervient à un âge plus avancé. Col de l’utérus pour la femme et lèvres-bouche-pharynx pour l’homme ceux dont on meurt le plus jeune. Si l’o examine le nombre de cas, chez l’homme le cancer du poumon distance de très loin (21 650) le cancer colorectal. Chez la femme, celui du sein passe devant, mais sans différence énorme, le colorectal. Comme toujours dans les études de ce type, les chercheurs se sont ensuite, à partir des données recueillies, livrés à ce qu’on appelle des projections, permettant une estimation des chiffres à venir.
Pour 2010, cette estimation est d’environ 146 800 décès par cancer, dont 84 800 chez l’homme et 62 000 chez la femme. Avec toujours les mêmes « vedettes », poumon et colorectal pour l’homme et sein et colorectal chez la femme.
Mais pas de pessimisme. Si l’on prend cette fois le pourcentage par rapport au nombre de cas déclarés, l’optimisme revient. Les chercheurs ont constaté, en effet, que le taux masculin de mortalité par cancer a baissé de 22 %, le taux féminin un peu moins, de 14 %.
Ces chiffres appellent des commentaires. La décroissance masculine tient à une amélioration de l’hygiène de vie (tabac, alcool) et à la prévention. Le relativement mauvais score féminin vient du fait que, chez les femmes aussi, les principaux cancers font moins mourir, mais que celui du poumon ne cesse d’augmenter. Globalement, l’amélioration des prises en charge contribue à ces décroissances.
En conclusion, il reste évident que le problème numéro un reste le tabagisme, qui au lieu de diminuer, augmente. Rappelons que le tabac provoque essentiellement le cancer du poumon, mais pas seulement, c’est un facteur de cancérogenèse plus général. Alors, qu’attendez-vous pour arrêter, avec l’aide de votre pharmacien ?
Sources. Institut national du cancer. Site : http://www.e-cancer.fr/ aller dans la colonne de droite « Dernières publications ». Comité national contre le tabagisme. Site : http://www.cnct.fr/communiques-de-p...
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