Séniors : variété et plaisir de manger en priorité !

Les idées reçues sur l'alimentation des séniors
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Manger moins, éviter la viande, supprimer le sel et les œufs après 55 ans…, autant d’idées préconçues qui s’avèrent finalement fausses ! Faisons le point avec le Dr Ferry, gérontologue et nutritionniste.

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Rédigé par : Comité éditorial Giphar
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 01/01/2016

Les besoins nutritionnels des séniors

Avec l'âge, l'appétit et donc les besoins nutritionnels diminuent : FAUX
Après 70 ans, les besoins énergétiques augmentent de 20 %. Et pour cause, avec l’âge, le métabolisme « exploite » moins efficacement chaque aliment et assimile moins bien les nutriments. Les personnes âgées ont donc besoin de plus de carburant que les plus jeunes.
L'impression de devoir manger moins est liée au sentiment de satiété (« ne plus avoir faim »). Celui-ci se déclenche plus tôt chez les séniors : par un effet de « volume », l’estomac croit qu’il est plein rapidement et déclenche le signal de satiété.

L'astuce ? Manger des portions riches en énergie mais pas trop volumineuses.

 

Des régimes hyperprotéinés pour les séniors ?

Les régimes hyperprotéinés prescrits aux personnes âgées ont pour objectif de leur éviter de prendre de l'embonpoint : FAUX
C'est plutôt l'inverse… En vieillissant, la plupart des gens souffrent d’une perte progressive de masse musculaire (sarcopénie). Pour compenser et donc éviter à terme la perte de mobilité, un sénior doit augmenter son apport protéinique.
Où trouver ces protéines ?

  • Dans la viande.

  • Dans les œufs : manger un œuf chaque jour est autorisé, à condition de le cuisiner « léger ». C'est-à-dire sans ajouter de matière grasse. Privilégiez les œufs bio, plus riches en oméga-3.

  • Dans les produits laitiers.

  • Dans les poissons.

  • Dans les légumes (haricots, lentilles, pois chiches…).

  • Dans les compléments hyperénergétiques et/ou hyperprotidiques prescrits par un médecin.

Mais, attention, jamais d’apport protéique seul ! L’organisme a besoin de sucres lents (pâtes, purée, riz, etc.) pour trouver l’énergie nécessaire à la digestion d'abord des protéines mais aussi des (bonnes) graisses. On accompagne donc sa viande d'une purée et on évite à tout prix le régime purement protéinique qui puise de l’énergie dans les calories et qui mènera… à une perte de poids et de muscles !

 

Séniors : quels apports de vitamines et minéraux ?

L’âge avançant, il faut augmenter les apports en vitamines D : VRAI
Les compléments en vitamine D sont les suppléments dont nous avons le plus besoin pour bien vieillir. Cette vitamine, qui permet notamment d’absorber le calcium contenu dans les aliments pour qu’il se fixe sur nos os, et de renforcer le système immunitaire, est fabriquée par la peau à partir des rayons du soleil, et se retrouve aussi dans les champignons, les sardines, le jaune d’œuf…
Mais seuls 25 % des besoins en vitamine D sont fournis par l’alimentation et, sous nos latitudes, le soleil n'est pas suffisamment présent. Par ailleurs, en vieillissant, la peau fabrique également moins bien la vitamine D. Autant de raisons qui rendent les compléments nécessaires.

Passé un certain âge, les compléments en calcium ne sont plus intéressants : VRAI
L’apport en calcium est très important, en particulier pour rendre les os plus solides. Les séniors peuvent tout à fait répondre à leurs besoins en calcium uniquement grâce à leur alimentation. Par ailleurs, en comprimés, le calcium est souvent mal toléré car mal digéré.  

 

Croquer la vie à pleines dents !

Peu y pensent, mais les problèmes de dentition peuvent être le premier pas vers la dénutrition chez les séniors. Des dents douloureuses peuvent entraîner des difficultés de mastication, diminuer le plaisir de manger et provoquer la dénutrition.

 

Le conseil de votre pharmacien Giphar

Le pamplemousse : ami ou ennemi ?

Aussi surprenant que cela puisse paraître, le pamplemousse peut augmenter la fréquence et l’intensité des effets indésirables de certains médicaments. Le jus comme le fruit sont déconseillés en combinaison avec des traitements contre le cholestérol (statines), certains immunodépresseurs, antiarythmiques cardiaques ou antidépresseurs. Si vous êtes adepte du pamplemousse, parlez-en à votre pharmacien.

 

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