Se soigner ou conduire : faut-il choisir ?

Conduire ou se soigner
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Vous vous sentez fiévreux, enrhumé, congestionné… Mais pas question de laisser un simple rhume vous empêcher de
travailler ?

Attention toutefois au cocktail entre médicaments et conduite automobile !

AU SOMMAIRE DE CET ARTICLE
A PROPOS DE CET ARTICLE
Rédigé par : Barbara Delbrouck
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 25/03/2015

L'hiver signe le retour en force des rhumes, sinusites, angines et autres maladies qui nous affaiblissent, mais ne nous clouent pas forcément au lit ! Bien souvent, nous tentons de continuer à mener une vie normale, en puisant dans l'armoire à pharmacie pour parer aux symptômes les plus dérangeants. Attention toutefois aux éventuels effets secondaires !

 

Médicaments : gare à la somnolence !

Beaucoup de médicaments s'accompagnent de somnolence et/ou de vertiges. Même ceux qui peuvent paraître inoffensifs, comme :

  • les sirops antitussifs, dont la grande majorité contiennent de la codéine, un dérivé de la morphine.

  • les décongestionnants nasaux,

  • certains médicaments contre la fièvre. L'aspirine et le paracétamol, par contre, sont des valeurs sûres. A condition de respecter les dosages !

 

Si vous prenez un traitement, pensez donc à vérifier la notice avant de prendre la route. Vous devriez trouver sur la boite un pictogramme indiquant le niveau de risque du produit pour la conduite. En cas de doute, n'hésitez pas à demander conseil à votre pharmacien.

 

Etat grippal : moins apte à conduire

Même si vous êtes attentif aux médicaments que vous prenez, la maladie en elle-même aura un impact sur vos talents de conducteur. Coups de volants moins précis, freinages brusques et plus fréquents, temps de réaction plus lents...

D'après les estimations de scientifiques qui se sont penchés sur la question, un état grippal nous ferait perdre environ 50 % de notre aptitude à conduire ! C'est-à-dire autant qu'en état d'ébriété...

En cause ? Une diminution de notre capacité de concentration et de jugement. Sans parler des éventuelles crises d'éternuements, qui peuvent vous forcer à fermer involontairement les yeux pendant plusieurs secondes.

Si la conduite automobile n'est pas encore interdite en cas de maladie, la prévention routière recommande vivement d'éviter de prendre le volant dans cet état. Si vous ne vous sentez pas bien, privilégiez donc le télétravail !

 

À lire aussi

Médicaments dangereux pour la conduite automobile
Paracétamol, le surdosage commence tôt !

 

Sources

*Alan Smith, Effects of common cold on simulated driving, Cardiff University.*Prudence Mag N°3, Association Prévention Routière, 2005/2006


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Rédigé par : Barbara Delbrouck
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 25/03/2015

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