Quand les médicaments troublent la mémoire…

Des troubles de la mémoire dus à des médicaments
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Les problèmes de mémoire ne sont pas forcément le signe d’une maladie d’Alzheimer naissante. Et s’ils étaient dus à la prise de médicaments ?

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Rédigé par : Thomas Coucq
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 31/03/2014

Il arrive à tout le monde de ne plus retrouver ses clés de temps à autre…  Inutile de crier au loup et de soupçonner une maladie d’Alzheimer  à la moindre défaillance. D’autant plus que, même lorsqu’ils sont un peu plus conséquents, les troubles de la mémoire peuvent avoir des causes variées.

 

Troubles de la mémoire : des médicaments en cause ?

Certains médicaments peuvent altérer la mémoire ou avoir un impact indirect sur celle-ci en diminuant par exemple les capacités d’attention ou la flexibilité mentale – la capacité de passer d’une tâche intellectuelle à une autre. Il s’agit le plus souvent de médicaments qui agissent directement sur le cerveau :

  • benzodiazépines,

  • hypnotiques,

  • certains antidépresseurs,

  • neuroleptiques,

  • L-Dopa (prescrit en cas de maladie de Parkinson).


Il peut également parfois s’agir d’autres classes de traitements :

  • certains antibiotiques (tétracycline),

  • les médicaments à effet anticholinergique (certains antitussifs ou traitements des troubles urinaires ou prostatiques),

  • la théophylline (prescrite chez les asthmatiques)

Bon à savoir : ces effets secondaires disparaissent en général à l’arrêt du traitement.

 

Troubles cognitifs : une origine complexe

Les troubles cognitifs liés à la prise de médicaments peuvent être accentués par d’autres paramètres ! Certains patients ne suivent par exemple pas correctement leur prescription, prennent des doubles doses... D’autres associent le traitement à des produits qui peuvent avoir un effet sur la mémoire : l’alcool  ou le cannabis par exemple.
Il est également parfois difficile de déterminer si les problèmes de mémoire sont une conséquence du traitement ou de la pathologie sous-jacente pour laquelle le médicament a été prescrit.

 

En cas de doute

N’hésitez pas à en discuter avec votre médecin. Celui-ci pourra déterminer si les médicaments sont en cause, évaluer le rapport bénéfice-risque de ces traitements et les adapter si nécessaire. Dans tous les cas, il est déconseillé d’interrompre un traitement sans avis médical !
N’hésitez pas non plus à en parler à votre pharmacien. Celui-ci pourra vous aider à identifier des molécules potentiellement problématiques, et vous conseiller.

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Source
Interview du Dr Hermine Lenoir, gériatre responsable de l’unité de réhabilitation cognitivo-comportementale à l’Hôpital Broca à Paris et du Dr Catherine Thomas Antérion, neurologue responsable de l'unité de neuropsychologie du CHU de Bellevue (Saint-Étienne).


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Rédigé par : Thomas Coucq
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 31/03/2014

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