Incontinence urinaire : le rôle des médicaments

Les traitements contre l'incontinence
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L’incontinence urinaire est un problème très fréquent chez la femme. Elle est généralement traitée par la prise de médicaments, couplée à de la kinésithérapie.

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A PROPOS DE CET ARTICLE
Rédigé par : Barbara Delbrouck en collaboration avec le Dr Jean Desirotte, urologue
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 19/05/2015

Une envie pressante, des toilettes un peu trop loin... Les fuites par incontinence d’impériosité, aussi appelée instabilité vésicale, nuisent significativement à la qualité de vie. Les personnes qui en souffrent éprouvent un besoin d’uriner immédiat et impérieux, qui ne leur laisse pas suffisamment de temps pour atteindre les toilettes. Ce qui cause des fuites involontaires. Heureusement, contrairement à l’incontinence d’effort (perte d’urine lors du port de charge lourde, d’une toux, d’un fou rire...), l’instabilité vésicale peut être traitée par des médicaments.

 

Limiter les contractions de la vessie

Les anticholinergiques sont aujourd’hui les médicaments les plus couramment utilisés. Ils permettent de lutter contre les contractions anarchiques et excessives de la vessie qui caractérisent l’instabilité vésicale. En effet, lors de la miction, notre cerveau libère une molécule nommée acétylcholine afin de «donner l’ordre» à la vessie de se contracter et donc de se vider. Normalement, cette molécule est libérée de manière volontaire, lorsque nous décidons d’uriner. En revanche, chez une femme souffrant d’instabilité vésicale, l’acétylcholine est libérée sans contrôle conscient... ce qui entraîne des fuites urinaires. Les anticholinergiques vont agir en bloquant les récepteurs à l’acétylcholine et donc en diminuant les contractions de la vessie.

 

Les effets secondaires

Reste que l’acétylcholine n'intervient pas uniquement dans la miction. Elle agit aussi sur le contrôle de muscles viscéraux comme l'intestin, les yeux ou encore les glandes salivaires. Bloquer son action se répercute donc également sur ces autres fonctions.

Conséquences : sécheresse de la bouche, sécheresse oculaire et troubles gastro-intestinaux sont souvent constatés comme effets secondaires du traitement. Notez que les molécules sont de plus en plus «ciblées» et visent à bloquer exclusivement les récepteurs présents dans la vessie, ce qui réduit les effets indésirables.

 

Une efficacité variable

Les anticholinergiques sont très souvent utilisés aujourd’hui, en combinaison avec la kinésithérapie (entrainement vésical). Ils doivent être pris tous les jours, à raison d’1 à 3 prises quotidiennes selon les molécules.Ces médicaments atteignent généralement leur efficacité optimale dès quelques semaines de traitement. Toutefois, celle-ci varie d'une femme à l'autre. Lorsque les patientes ne répondent pas bien à ce traitement, d’autres solutions (électrostimulation, botox...) peuvent être envisagées. Certains médicaments peuvent altérer l’efficacité des traitements contre l’incontinence. Veillez donc à informer votre médecin et votre pharmacien de tous les médicaments (avec et sans ordonnance) que vous prenez.

 

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Source

Herbison P, Hay-Smith J, Ellis G, Moore K. Effectiveness of anticholinergic drugs compared with placebo in the treatment of overactive bladder: systematic review. BMJ 2003;326:841-7.
 


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Rédigé par : Barbara Delbrouck en collaboration avec le Dr Jean Desirotte, urologue
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 19/05/2015

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