Phytothérapie

PRIMEVERE

A PROPOS DE CETTE FICHE
Rédigé par : Comité éditorial Giphar
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 03/08/2011
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GÉNÉRALITÉ
Nom Latin : Primula veris
Mots cles : expectorant, fluidifiant, toux grasse, muqueuse gastrique, sécrétion bronchique

Partie utilisée

La racine et le rhizome séchés, entiers ou fragmentés

Origine

La primevère officinale est une plante herbacée duveteuse mesurant généralement 20 cm de haut, appartenant à la famille des Primulacées.

Les feuilles disposées en rosette basale ont la forme de spatules, laissant un pétiole apparent à leur base. Le limbe présente un aspect gaufré, légèrement ridé. Les hampes florales pubescentes portent à leur extrémité des ombelles unilatérales pouvant réunir jusqu'à 30 fleurs parfumées d'un jaune d'or, tachées d'orange en leur milieu. La primevère s'épanouit dès les premiers beaux jours (d'où son nom), principalement dans le Nord-Ouest de la France, où elle pousse en grand nombre dans les prairies humides.

La drogue, constituée par la racine et le rhizome séchés, provient essentiellement d'Europe de l'Est et de Russie.

Une espèce voisine, la primevère élevée (Primula elatior), peut également être utilisée en thérapeutique. Plus grande que la primevère officinale, elle s'en distingue par ses fleurs moins nombreuses d'un jaune pâle.

A quoi sert-elle ?

La primevère est un expectorant et un fluidifiant (toux grasses) :

- Les racines de primevère renferment des saponosides, ainsi que des dérivés d'acide salicylique : primulavérine et primevérine.

- Les saponosides génèrent une irritation locale de la muqueuse gastrique, entraînant une stimulation réflexe de la sécrétion bronchique d'où une dilution du mucus, dont la viscosité diminue simultanément. Par ailleurs, les saponosides de la primevère possèdent un effet tensioactif local sur les membranes des cellules de l'arbre bronchique. Enfin, les saponosides augmentent l'activité ciliaire de l'épithélium bronchique favorisant les crachats.

- Un effet inhibiteur sur la croissance des bactéries et de certains champignons (Candida albicans), ainsi qu'un effet antiviral (Virus Influenza A2) a également été mis en évidence.

Quand et comment la prendre ?

- Sous forme d'infusion : verser de l'eau froide sur 1 demi cuillère à café de racines séchées finement coupées ou grossièrement pulvérisées, porter à ébullition et filtrer après 5 minutes.

- Boire une tasse toutes les 2 à 3 heures comme mucolytique.

- La plante entre également dans la composition de spécialités pharmaceutiques : Eau de mélisse des Carmes Boyer, La Drome propolis sirop, Phapax solution buvable… …

Contre indication

- Aucune connue à ce jour

Effets indésirables

- La primevère peut dans de rares cas provoquer des nausées, des douleurs digestives et des diarrhées

Le conseil de votre pharmacien

- Pour profiter des mois d'hiver et ne plus les subir, il est indispensable de suivre quelques règles simples :

- Prenez soin de vous : le week-end peut être le bon moment pour paresser un peu et recharger les batteries : alors faites vous couler un bon bain, lisez un livre… chouchoutez-vous !

- Mijotez de bon petits plats : les légumes d'hiver aussi sont riches en vitamines, oligo-éléments et en sels minéraux : favorisez les soupes, les pots-au-feu et laissez vous tenter, lors de votre marché par les carottes, navets, pommes de terre, poireaux et choux…

- Si les ballades sont souvent compromises par les frimas, rien ne vous empêche de vous dépenser dans un club de gym ou à la piscine ; c'est essentiel pour la forme et le moral.

- Sortez chaque fois que le soleil pointe le bout de son nez : la lumière est indispensable comme le prouve les cures de photothérapie (thérapeutique qui consiste à recevoir chaque jour au moins 30 minutes d'une lumière similaire à celle du soleil) très en vogue dans les pays nordiques. - Stimulez les défenses de votre organisme : l'échinacée ou la propolis peuvent vous aider à éloigner de vous les petits maux de l'hiver : grippe, gastro-entérite, toux, rhume, maux de gorge…

- Les racines de polygala , très semblables sur le plan chimique à celles de la primevère, peuvent aisément les remplacer.

- En l'absence d'amélioration après quelques jours de traitement, il est conseillé de consulter son médecin généraliste.

A PROPOS DE CETTE FICHE
Rédigé par : Comité éditorial Giphar
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 03/08/2011
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