Phytothérapie

CANNEBERGE (cranberry)

A PROPOS DE CETTE FICHE
Rédigé par : Comité éditorial Giphar
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 19/06/2012
17 avis
GÉNÉRALITÉ
Nom Latin : Vaccinium macrocarpon
Mots cles : Cystite, vessie, prévention des récidives de cystite

Partie utilisée

Le fruit

Origine

La canneberge ou « airelle à gros fruits » est un arbuste à feuilles persistantes de la famille des Éricacées qui pousse dans les tourbières acides de l'Amérique du Nord. Les rameaux fins, tapissant, portent des feuilles persistantes allongées, vert foncé virant au bronze en hiver.

Les petites fleurs roses en forme de clochettes, qui s'épanouissent à l'été, donnent naissance à des baies sphériques rouge sombre de 1 à 2 cm de diamètre, plus grosses que celles de la variété européenne (Vaccinium oxycoccos), au goût acidulé.

La drogue est cultivée industriellement dans des cannebergières, terrains aménagés pour faciliter la récolte qui se fait par flottaison des baies. Les baies produisent un jus très riche en vitamine C.

L'essentiel de la production provient des États-Unis.

A quoi sert-elle ?

La canneberge permet de prévenir les récidives d'infections urinaires :

- Elle empêcherait la fixation des bactéries, notamment Escherichia coli, à la paroi du tractus urinaire (uretères et vessie), inhibant ainsi leur développement.

- En 2004, l'AFSSA (Agence Française de Sécurité Sanitaire Alimentaire) a publié un rapport sur la canneberge indiquant que : « la consommation de jus de Vaccinium macrocarpon (contenant 36 mg de proanthocyanidines [PAC] mesurées) conduit à une diminution de la fréquence des infections urinaires dues à certains E. coli uropathogènes. »

- Les produits à base de Cranberry, même s'ils ne remplacent pas le traitement antibiotique de la cystite, éviteraient ainsi, en prévenant les récidives, des antibiothérapies à répétition.

- La canneberge possède en outre un fort pouvoir anti-oxydant lié à la présence de flavonoïdes et de dérivés phénoliques, favorisant une diminution du risque d'athérosclérose, processus menant à l'apparition des maladies cardiovasculaires.

- Enfin, Le jus de canneberge est une bonne source de vitamine C.

Quand et comment la prendre ?

- Sous forme de jus : l'effet préventif vis-à-vis des infections urinaires s'obtient par une consommation régulière de 250 à 500 ml par jour de jus de canneberge.

- La plante entre également dans la composition de certaines spécialités pharmaceutiques, renfermant une dose journalière minimale de 36 mg de proanthocyanidines [PAC], conformément aux recommandations de l'AFFSA : A40 urinaire, Arkofluide confort urinaire, Arkogélules Cranberryne, Confort urin'r ampoules, Crambeline ampoules, Cys - control gélules, Cystirégul gélules, Cystop comprimés, Elusanes canneberge gélules, Granio+ reducys gélules, Gyndelta gélules, Phytocysti ampoules, Urell gélules, Urisanol stick, Urotec carré à macher…

Contre indication

- Une interaction entre la warfarine (Coumadin®) et le jus de canneberge a été signalée. En effet, il a été démontré in vitro que le jus de canneberge pourrait augmenter l'effet anticoagulant du médicament et causer des saignements. Il est donc conseillé aux patients prenant de la warfarine, ou tout autre anticoagulant, d'éviter la consommation de jus de canneberge.

Effets indésirables

- Aucun

Le conseil de votre pharmacien

- Si la canneberge peut vous aider à prévenir les infections urinaires, il peut également être utile d'adopter quelques mesures simples :

- Buvez suffisamment d'eau (environ 1,5 l par jour).

- Ne vous retenez pas lorsque l'envie d'uriner se fait sentir.

- Essuyez-vous toujours d'avant en arrière après la miction.

- Utilisez un produit spécifique pour la toilette intime mais évitez en revanche les douches périnéales qui sont souvent trop agressives pour la flore vaginale.

- Allez aux toilettes systématiquement après les rapports sexuels

- Préférez les sous vêtements en coton par rapport aux fibres synthétiques…

- Les crises de cystite peuvent également être soignées par la busserole ou la bruyère.

- En cas de récidives fréquentes, il est conseillé de consulter son médecin généraliste.

Sources

- Précis de phytothérapie - La santé par les plantes. 2007. Éd. Alpen, Monaco.

- Diagnostic et antibiothérapie des infections urinaires bactériennes communautaires chez l'adulte, Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé, juin 2008, p. 27-28

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Rédigé par : Comité éditorial Giphar
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 19/06/2012
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