Dysorthographie : quelles solutions ?

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Si la dysorthographie ne se soigne pas au sens strict du terme, il est toutefois possible de mettre en place des mécanismes de compensation. À la clé : une meilleure orthographe.

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Rédigé par : Élise Dubuisson
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 02/05/2017

Dysorthographie : un trouble neurologique

La dysorthographie correspond à un trouble persistant de l’apprentissage et de l’acquisition de l’orthographe. Une prise en charge personnalisée permet d’acquérir des mécanismes de compensation afin d’écrire en faisant le moins de fautes possibles. Plus précisément, l’orthophoniste fournit à un dysorthographique de nouveaux outils pour pallier ses difficultés.

 

Le vocabulaire, un outil pour les dysorthographiques

Le principe de la rééducation ? Comme les méthodes classiques d’apprentissage ne fonctionnent pas, il faut aider l’enfant à créer son propre lexique interne : améliorer et diversifier son vocabulaire en l’encourageant à apprendre régulièrement des nouveaux mots. Ce faisant, il acquerra ses propres automatismes et prendra l’habitude de se poser les bonnes questions lorsqu’il écrit.

 

La clé du succès pour lutter contre la dysorthographie ? La motivation !

Pour que la rééducation fonctionne, il est primordial que l’enfant soit motivé. S’il y vient avec des pieds de plomb, ça ne fonctionnera pas. Il faut qu’il ait envie d’apprendre. Raison pour laquelle, la plupart des orthophonistes travaillent par le jeu. En faisant sentir la vibration des sons, par exemple, afin qu’il ne les confonde plus. Un « che » ne vibrant pas de la même manière qu’un « je ».  Ou en utilisant des images qui lui parlent comme « Un papillon a deux ailes » pour qu’il retienne que ce mot s’écrit avec 2 « l ».

 

Une prise en charge personnalisée de la dysorthographie

Il existe presque autant de formes de dysorthographie que d’enfants dysorthographiques. C’est pourquoi chaque prise en charge est adaptée en fonction des particularités de chacun : quelle est la sévérité du trouble ? Est-ce que l’enfant est plus réceptif à l’audition ? Quelles astuces mnémotechniques lui donner ? Quelle orthographe faut-il rectifier ? Etc. En s’intéressant à la manière dont l’enfant fonctionne, l’orthophoniste identifiera comment l’enfant mémorise le mieux et basera sa rééducation là-dessus.

 

L’ordinateur, salvateur pour les dysorthographiques ?

Si la prise en charge personnalisée offre de très bons résultats, il serait illusoire de croire que tous les dysorthographiques finissent par écrire sans faute. Aussi, dans les cas les plus sévères, l’un des alliés majeurs n’est autre que l’ordinateur : un ergothérapeute leur apprend comment taper aussi vite, voire plus vite, qu’en écrivant à la main et l’orthophoniste leur apprend à se servir du correcteur orthographique. Un outil qui est autorisé en classe dès lors que la dysorthographie est diagnostiquée. Par ailleurs, il est important que les enseignants soient informés du trouble de l’enfant pour qu’ils puissent en tenir compte en classe.

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Source
Merci à Estelle Dubuc, orthophoniste pour sa collaboration à cet article.


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Rédigé par : Élise Dubuisson
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 02/05/2017

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