Les « babi », bébés aux besoins intenses…

Votre bébé est-il un bébé aux besoins intenses ?
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Votre bébé dort très peu, ne supporte pas de quitter vos bras, demande continuellement le sein, s’apaise difficilement… ? Il s’agit peut-être d’un « bébé aux besoins intenses ». Zoom sur ce concept et conseils pour l’aider à trouver ses marques.

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A PROPOS DE CET ARTICLE
Rédigé par : Barbara Delbrouck
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 22/02/2016

Qu’est-ce qu’un BABI ?

Dans les années 80, le Dr Sears, pédiatre américain, a mis au point le concept de « bébé aux besoins intenses » suite à l’arrivée de son quatrième enfant, qui était plus « difficile à calmer » que les trois premiers. Une réalité qu’il avait également remarquée dans sa pratique.
Il établit alors une série de caractéristiques, qui reviennent fréquemment chez ce type de nouveau-né :

  • il est en demande continuelle, ne semble jamais satisfait et épuise son entourage ;

  • il demande souvent le sein ;

  • il dort peu et son sommeil est très léger, facilement dérangé par la lumière, le bruit… ;

  • toutes ses réactions sont intenses (pleurs, rires, protestations…) ;

  • il est imprévisible : ce qui l’apaisait hier ne fonctionne pas aujourd’hui ;

  • il ne supporte pas d’être détaché des bras de sa maman, ni d’être tenu par d’autres personnes que ses parents ;

  • il n'arrive pas à se calmer par lui-même ;

  • il a une activité motrice importante : il bouge avec force ses bras et ses jambes.

À savoir qu’un bébé « difficile » ne présente pas forcément toutes ces caractéristiques.

 

Bébé aux besoins intenses : un tempérament bien à lui

« Ce concept de BABI rejoint l’idée développée dans les années 70 par deux pédiatres et un psychologue1 américains que l’enfant naît avec un tempérament qui lui est propre », explique Lara Cocheteux, psychologue clinicienne spécialisée en périnatalité et parentalité. « Les parents ont tendance à croire que si leur enfant se comporte de la sorte, c’est parce qu’ils ne sont pas de bons parents, surtout lorsqu’il s’agit d’un premier enfant. Pourtant, c’est loin d’être forcément le cas ! Chaque bébé est différent. Certains sont plus difficiles à apaiser que d’autres. Tout ne se joue pas au niveau de l’éducation. Il y a une part de caractère inné, qui va se développer et se confirmer au fil des ans. En outre, l’enfant ne va pas développer pour autant un " mauvais caractère ". Ces caractéristiques – certes difficiles à gérer en début de vie pour les parents – peuvent en fait être le signe de qualités qui lui permettront plus tard de s’épanouir : une capacité à s’affirmer et demander ce qu’il veut, une grande sensibilité qui lui procurera de la richesse intérieure… »

 

Babi : comment réagir ?

  • Si votre bébé est très nerveux, réduisez les stimulations telles que les bruits, les lumières… et installez-le dans un environnement plus calme et donc plus reposant.

  • Restez le plus calme possible : un bébé nerveux stresse ses parents et l’état de stress du parent peut rendre le bébé encore plus nerveux, ce qui crée un cercle vicieux. Prenez du recul, commencez par vous apaiser vous-même.

  • Si votre bébé a du mal à dormir, installez-le dans la pénombre, même en journée.

  • S’il réclame constamment le sein ou le biberon, commencez par lui donner le doigt. Parfois, il éprouve surtout un besoin de succion ou de proximité avec vous. Dans ce cas, cela peut le calmer jusqu’à ce qu’il ait vraiment faim.

  • Si votre bout de chou a du mal à être posé, installez-le dans une écharpe de portage. Cela vous permettra de pouvoir continuer à vaquer à vos occupations, tout en le rassurant par votre présence.

 

Apprendre à connaître son bébé

Il n’y a pas de remède miracle : il faut apprendre à connaître votre bébé et à décrypter les nombreux signaux qu’il émet constamment.
N’hésitez pas à changer de stratégie : ce qui ne l’apaisait pas hier peut très bien fonctionner aujourd’hui et vice-versa. N’ayez pas peur de tester d’autres méthodes, vous ne risquez pas de « mal faire ».

 

Se faire confiance et se faire aider

Votre entourage aura tendance à vous abreuver de conseils. Suivez ceux qui vous semblent bons pour votre bébé et pour vous, mettez les autres de côté. Ayez confiance en vous, vous êtes la personne la plus compétente pour vous occuper de votre bébé.
Mais si vous êtes épuisée ou stressée, n’hésitez pas à passer le relais à votre conjoint ou à un proche. Une fois reposée, vous serez plus à même d’apporter de l’apaisement à votre bébé et tout ce dont il a besoin. Armez-vous de patience : c’est une période difficile mais elle va passer.

À lire aussi
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Sources
Merci à Lara Cocheteux, psychologue clinicienne spécialisée en périnatalité et parentalité, pour sa collaboration à cet article.
1http://www.cla.csulb.edu/departments/hdev/facultyinfo/documents/Thomas_theoriginofpersonality.pdf
 


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Rédigé par : Barbara Delbrouck
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 22/02/2016

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