Schizophrénie : les bons réflexes de l’entourage

Les bonnes attitudes à avoir avec un proche schizophrène
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Vivre avec une personne atteinte de schizophrénie est parfois déroutant. Voici quelques attitudes constructives à adopter en tant que proche.

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A PROPOS DE CET ARTICLE
Rédigé par : Julie Luong
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 30/12/2016

S’informer sur la schizophrénie

Le terme « schizophrénie » est aujourd’hui entré dans le langage courant. Pourtant, peu de personnes connaissent la réalité de cette maladie mentale, qui est une forme de psychose.
Après le diagnostic, la première étape est donc de s’informer auprès des équipes soignantes. L’éducation thérapeutique (ou psychoéducation), qui permet de mieux comprendre ce trouble et de se familiariser avec lui, est fondamentale pour le patient, mais aussi pour sa famille. La consultation de documents, brochures et sites internet pourra également vous aider.

 

Schizophrénie : échanger avec d’autres

Des associations et services d’entraide pour les familles de personnes souffrant de maladie mentale existent un peu partout en France. Ils permettent d’échanger des expériences et des conseils. Se rendre compte que l’on n’est pas seul à vivre la maladie est primordial.

 

Parler avec son proche schizophrène

Il est important d'impliquer votre proche dans toutes les décisions qui le concernent (consultation, hospitalisation, médication, etc.) S’il semble ne pas comprendre ou reconnaître qu’il est malade, parlez-en à l’équipe soignante. L’efficacité du traitement de la schizophrénie dépend en effet en grande partie de l’adhésion du patient.

 

Reconnaître l’arrivée d’une crise de schizophrénie

Le caractère imprévisible de cette maladie mentale est source d’angoisse. En apprenant à reconnaître les signes précurseurs d’une crise de schizophrénie, vous pourrez réagir de manière plus adéquate et demander de l’aide si nécessaire. Ceux-ci varient très fortement d’un individu à l’autre. Citons quelques exemples fréquents :

  • les sautes d'humeur,

  • la déprime,

  • une grande anxiété,

  • les accès inexpliqués de larmes ou de fous rires,

  • les hallucinations auditives,

  • une sensibilité́ inhabituelle au bruit ou à la lumière,

  • une hyperactivité́ ou une inertie extrême,

  • de l’insomnie ou de l’hypersomnie,

  • le refus de sortir,

  • la détérioration des relations,

  • des déclarations irrationnelles,

  • des tenues vestimentaires et postures corporelles insolites,

  • une mauvaise hygiène corporelle.

 

Entourage d’un schizophrène : ne pas s’oublier

Votre rôle est essentiel dans la prise en charge de votre proche. Il est déterminant dans le vécu et l’évolution de ce trouble. Néanmoins, ne vous oubliez pas ! Il faut aussi vivre pour vous et pour le reste de votre famille, de vos amis. Au sein d’une fratrie, celui qui souffre de schizophrénie peut donner l’impression d’accaparer toute l’attention des parents. Soyez-y attentif pour éviter que ne se développent des sentiments de jalousie.

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Source
Merci au Pr Christophe Lançon, psychiatre.


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Rédigé par : Julie Luong
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 30/12/2016

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