Trachéite : une inflammation bénigne ?

Les symptômes et les traitements de la trachéite
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La trachéite est une inflammation des voies respiratoires généralement bénigne mais gênante et douloureuse. Comment se manifeste-t-elle ? Comment soulager les symptômes ?

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Rédigé par : Thomas Coucq
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 10/06/2014

Trachéite : une inflammation bénigne

La trachéite est une inflammation de la muqueuse de la trachée, l’organe qui permet le passage de l’air vers les poumons. Ce conduit d’une dizaine de centimètres de long relie le larynx – qui abrite les cordes vocales – et donc la gorge aux bronches et assure le passage de l’air inspiré vers les poumons et de l’air expiré vers la gorge et le nez.
La trachéite est une inflammation relativement bénigne, bien qu’elle puisse être douloureuse et pénible au quotidien.

 

La toux, principal symptôme de la trachéite

La toux est le principal symptôme de la trachéite. Elle est dans un premier temps sèche et non productive. Une toux sèche est d’ailleurs généralement le signe que la trachée ou le larynx est touché.
La toux peut ensuite évoluer, devenir grasse et s’accompagner de production de crachats parfois purulents. L’évolution vers une toux grasse peut être la manifestation d’une infection concomitante. La bronchite peut par exemple induire la production de telles sécrétions et est fréquemment associée à la trachéite.

 

Les causes de la trachéite

La trachéite est le plus souvent la conséquence d’un épisode inflammatoire ou infectieux qui touche une autre partie des voies aériennes. Elle peut par exemple être liée à une infection pulmonaire située plus bas dans l’appareil respiratoire, une bronchite par exemple. Les sécrétions purulentes produites lors d’une bronchite peuvent en effet abîmer la muqueuse de la trachée et faire « remonter » l’infection.
De même, l’infection peut « descendre » de la gorge (pharynx) ou du nez, en cas de rhinopharyngite ou de pharyngite.
La trachéite peut également résulter d’une exposition régulière à des produits irritants, et en particulier dans un cadre professionnel : vapeurs de chlore, formaldéhyde, certains solvants… Et, bien entendu, la fumée de tabac particulièrement irritante peut également être en cause.

 

Un diagnostic clinique

Le diagnostic de la trachéite est essentiellement clinique et se base sur la présence de certains symptômes – une toux sèche par exemple – et la présence d’un contexte favorable, lorsque la personne souffre par exemple de bronchite ou de rhinopharyngite.
Un examen au fibroscope peut également être réalisé dans certains cas. Il consiste alors à introduire une petite caméra dans le fond de la gorge jusqu’à la trachée afin de pouvoir l’examiner en détail. Un tel examen n’est toutefois justifié que dans certains cas bien particuliers, lorsque la trachéite persiste plus de 4 semaines ou lorsque certains facteurs sont présents : tabagisme, risque de tumeurs malignes, difficultés à respirer (dyspnées)… Une trachéite peut en effet dans certains cas plus rares être la conséquence d’un autre problème : traumatisme chirurgical, maladies inflammatoires chroniques rares telles que la sarcoïdose, tumeurs…

 

Trachéite : traiter le mal à la racine

Pour traiter la trachéite, il convient le plus souvent de traiter le mal à la racine en s’attaquant à la cause de l’inflammation. Si elle est due par exemple à une rhinopharyngite, l’utilisation de gouttes nasales pour soulager la congestion, éventuellement d’anti-inflammatoires ou encore de décongestionnants peut être utile.
En cas de bronchite, un traitement antibiotique peut s’avérer utile si l’origine de l’infection est bactérienne.
Bon à savoir : les symptômes de la trachéite peuvent persister une fois que la cause première est guérie. L’état inflammatoire de la trachée ne disparaît en effet totalement qu’après 3 à 4 semaines.

 

Soulager la toux

Différentes solutions peuvent permettre également de soulager la toux, principal symptôme de la trachéite. Les antitussifs peuvent par exemple s’avérer utiles pour soulager la toux sèche. Il est également possible de réaliser des aérosols à base de sérum physiologique, voire de corticoïdes locaux si la toux est particulièrement douloureuse.
Certains gestes peuvent également soulager : veiller par exemple à humidifier l’air de la pièce dans laquelle la personne se trouve si l’air est très sec ou encore éviter les ambiances climatisées.

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Sources
Article réalisé en collaboration avec le Pr Dominique Chevalier, service d'ORL et chirurgie cervico-faciale du CHRU de Lille.


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Rédigé par : Thomas Coucq
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 10/06/2014

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