Pics de pollution : les bons gestes à adopter

Les recommandations en cas de pics de pollution
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Dans un avis, le Haut conseil de la Santé Publique rappelle les messages sanitaires à diffuser en cas d’épisodes de pollution de l’air.

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A PROPOS DE CET ARTICLE
Rédigé par : Barbara Delbrouck
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 17/03/2014

Les dangers de la pollution pour la santé

La pollution de l’air peut avoir des effets néfastes sur la santé, notamment aux niveaux cardiovasculaire et respiratoire. Et ce, à court terme comme à long terme. Elle a en outre récemment été classée comme cancérogène pour l’homme.
L’exposition chronique aux polluants en est la cause principale, mais les pics de pollution ont également une incidence.

 

Populations plus vulnérables à la pollution

Certaines tranches de la population sont plus vulnérables aux dangers de la pollution :


En outre, certaines personnes sont plus sensibles aux pics de pollution ou voient les symptômes de leur maladie amplifier : personnes diabétiques, immunodéprimées, souffrant d’affections neurologiques ou à risque cardiaque, respiratoire ou infectieux.

D’autres sont particulièrement exposées car elles se trouvent à proximité d’une source de pollution.

 

Pics de pollution : les bons gestes

Lorsque des taux élevés de pollution sont détectés, adapter son comportement peut permettre d’en limiter les impacts sur la santé.

 

  • Seuil d’information et de recommandation (indice ATMO 8)

À ce stade, la population générale ne doit pas modifier ses activités habituelles.
Pour les populations vulnérables et sensibles, il est par contre recommandé de :

  • réduire (voire éviter) les activités physiques et sportives intenses (autant en plein air qu’à l’intérieur),

  • si vous ressentez une gêne à l’extérieur, privilégiez des sorties plus brèves,

  • éviter de sortir en début de matinée et en fin de journée,

  • éviter les abords des grands axes routiers.

 

  • Seuil d’alerte (indice ATMO 10)

Lorsque ce seuil d’alerte est atteint, il est aussi conseillé à la population générale de réduire (voire reporter) ses activités physiques sportives et intenses.
Pour les populations à risque, on recommande les mêmes mesures de précaution qu’en cas de seuil d’information.

Dans les deux cas, il ne faut pas aggraver les effets de cette pollution en ajoutant des facteurs irritants, tels que

  • la fumée de tabac,

  • l’utilisation de solvants à l’intérieur,

  • le chauffage au bois,

  • l’exposition aux pollens en cas d’allergie.

 

Pollution : être attentif aux symptômes

En cas d’épisode de pollution, il est important d’être vigilant à certains symptômes :

  • fatigue inhabituelle,

  • mal de gorge,

  • nez bouché,

  • toux,

  • essoufflement,

  • sifflements,

  • palpitations.

Dans ce cas, demandez conseil à votre médecin ou votre pharmacien, surtout si vous faites partie de la tranche de la population « vulnérable ».

 

Qualité de l’air : restez informé

En France, chaque région dispose d’une Association Agréée de Surveillance de Qualité de l’Air (AASQA), qui mesure en continu la quantité de polluants dans l’air.
Il suffit de se rendre sur leur site pour prendre connaissance de la qualité de l’air actuelle et adapter votre comportement en conséquence.

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Sources
Avis relatif aux messages sanitaires à diffuser lors d’épisodes de pollution de l’air ambiant par les particules, l’ozone, le dioxyde d’azote et/ou le dioxyde de souffre.


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Rédigé par : Barbara Delbrouck
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 17/03/2014

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