BPCO : un nouveau souffle grâce à la réhabilitation respiratoire

Les bienfaits de la réhabilitation respiratoire dans la BPCO
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La réhabilitation respiratoire s’apparente à un véritable programme de remise en forme pour les personnes atteintes de BPCO. À la clé : moins d’essoufflement et une meilleure qualité de vie.

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A PROPOS DE CET ARTICLE
Rédigé par : Aude Dion
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 13/05/2013

La réhabilitation respiratoire : pour qui ?

Vous êtes à bout de souffle au moindre effort, ce qui vous pousse à diminuer progressivement vos déplacements, activités domestiques et autres occasions de bouger ? La réhabilitation respiratoire peut vous aider à retrouver votre autonomie.
Cette sorte de « stage de remise en forme » peut être proposé à tout patient atteint d’un stade modéré de BPCO, dès lors qu’il existe un handicap significatif.
Il peut également être utile aux personnes souffrant d’autres maladies respiratoires chroniques qui entraînent un essoufflement, comme l’asthme.
Seule véritable contre-indication : un problème cardiovasculaire empêchant l’effort.

 

Comment se passe la réhabilitation respiratoire ?

Première étape : l’évaluation de vos capacités physiques, de l’impact de la maladie sur votre qualité de vie, mais aussi de votre connaissance de la BPCO.
En fonction des résultats, un programme individuel et multidisciplinaire est élaboré.
Les séances s’étalent sur 4 à 8 semaines et peuvent être réalisées à domicile, à l’hôpital en ambulatoire ou dans un centre spécialisé.
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Elles se déclinent autour de deux dimensions principales :

  • Des exercices physiques, pour ré-entraîner le patient à l’effort.

  • L’éducation thérapeutique, pour vous aider à mieux gérer votre maladie.


Mais aussi au besoin :

  • Aide à l’arrêt du tabac.

  • Conseils nutritionnels.

  • Soutien psychologique.

  • Aide dans les démarches sociales.

 

Réhabilitation respiratoire : quels bénéfices ?

La réhabilitation respiratoire a un véritable impact sur la vie de tous les jours :

  • Diminution de l’intensité de l’essoufflement.

  • Amélioration de la tolérance à l’effort.

  • Diminution des exacerbations et des hospitalisations.

  • Réduction de l’anxiété.

Ces différents bénéfices permettent aux patients de réaliser à nouveau certaines tâches ou activités quotidiennes qu’ils avaient abandonnées et donc d’améliorer leur qualité de vie avec la maladie.

 

Un travail à long terme

Pour maintenir les bénéfices engrangés, il faudra poursuivre l’activité physique tout au long de la vie. L’idéal : 30 minutes par jour. Marche, tir à l’arc, vélo d’appartement… Peu importe l’activité physique tant qu’elle plaît.
La plus grosse difficulté consiste en effet à conserver une motivation intacte sur la durée. Les acquis de l’éducation thérapeutique constituent ici un précieux allié.

 

En pratique

La législation ne prévoit pas de remboursement pour la réhabilitation respiratoire en prise en charge libérale. Le prix et les conditions varient fortement d’une région à l’autre et en fonction de la structure retenue.
Selon vos souhaits, ce qui existe à proximité de votre domicile et la sévérité de la maladie, votre médecin traitant ou votre pneumologue vous orientera vers la formule qui vous convient le mieux. Demandez-lui conseil !

Plus d’infos
Société de Pneumologie de Langue Française
Fédération française des patients atteints de BPCO

À lire aussi
La BPCO
Arrêt du tabac : les conseils de votre pharmacien


Source
Interview du Dr Pascale Surpas, pneumologue au Centre médical de Bayère (centre spécialisé dans le traitement de l'insuffisance respiratoire)


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Rédigé par : Aude Dion
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 13/05/2013

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