La rougeole

Les symptômes et les traitements de la rougeole
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Syndrome grippal, fièvre importante, éruption cutanée... La rougeole a connu une forte recrudescence ces dernières années. Le seul moyen de s’en prémunir et d’éviter de potentielles complications parfois graves ? Le vaccin !

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A PROPOS DE CET ARTICLE
Rédigé par : Thomas Coucq
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 17/06/2013

Une maladie très contagieuse

La rougeole est une maladie infectieuse d’origine virale. Elle est particulièrement contagieuse et peut, en l’absence de vaccination, donner lieu à de véritables épidémies.
Le virus se propage dans l’air par le biais de gouttes de salives projetées par le malade, lors d’une quinte de toux par exemple. Il est également possible de le contracter en touchant une surface sur laquelle les germes ont été projetés.

 

Les premiers symptômes de la rougeole

Les symptômes de la rougeole apparaissent plus ou moins 10 jours après la contamination :

  • fièvre élevée (jusqu’à 40 °C),

  • altération de l’état général,

  • conjonctivite,

  • toux,

  • nez qui coule,

  • gorge enflammée...

 

Des symptômes digestifs peuvent également survenir. De la diarrhée ou des douleurs abdominales par exemple.

 

La rougeole : des boutons typiques

Plus ou moins 48 heures après l’apparition de ces premiers symptômes, une éruption cutanée typique de la maladie survient. Des boutons rouges apparaissent au niveau de la tête – en général d’abord derrière les oreilles – et s’étendent en quelques jours sur le reste du corps. Ils disparaissent généralement d’eux-mêmes en moins d’une semaine.
Le malade est contagieux 4 jours avant et 4 jours après l’apparition de ces boutons.
De petites taches blanchâtres peuvent également apparaître à l’intérieur de la bouche, sur les joues (appelées « taches de Koplick »).

 

Un diagnostic clinique de la rougeole

Le diagnostic de la rougeole est essentiellement clinique, c’est-à-dire basé sur l’interrogatoire du patient et sur la présence de certains symptômes.

L’aspect des lésions cutanées ou la présence de taches de Koplick sont par exemple typiques de la maladie.

 

La rougeole : des traitements symptomatiques

Il n’existe pas de traitement spécifique de la rougeole. En l’absence de complications, la maladie évolue d’elle-même vers la guérison.
Des traitements symptomatiques, du paracétamol pour la fièvre par exemple, peuvent toutefois être prescrits pour soulager le patient.

 

Des complications rares mais dangereuses

La rougeole évolue en général d’elle-même vers la guérison. Des complications parfois graves peuvent toutefois survenir :

  • Comme dans toute infection virale, une bactérie peut profiter de l’affaiblissement du malade et provoquer une surinfection bactérienne : pneumonie, otite, pharyngite... La prise d’antibiotiques est alors nécessaire.

 

  • Des atteintes neurologiques peuvent également survenir.

    • L’encéphalite, une inflammation du cerveau rare, survient dans moins d’1 cas sur 1.000. Elle peut provoquer des convulsions, des mouvements anormaux, des troubles de la conscience et peut s’avérer mortelle.

    • Des « panencéphalites sclérosantes subaiguës » peuvent également dans de très rares cas survenir 5 à 10 ans après la rougeole.

  • Des fausses couches ou des naissances prématurées chez les femmes enceintes.

 

La rougeole en recrudescence

La rougeole n’a pas disparu en France. La maladie a d’ailleurs connu un pic entre janvier 2008 et mai 2012 : plus de 22.000 cas ont été déclarés durant cette période.
Pourquoi, cette recrudescence ? À cause d’une couverture vaccinale insuffisante.
Pour éviter que le virus ne circule et ne provoque de véritables épidémies, 95 % de la population devraient être vaccinés. Ce qui permettrait aussi de protéger les personnes vulnérables qui ne peuvent se faire vacciner, comme les femmes enceintes ou les patients immunodéprimés (VIH/Sida, greffe, etc.).

 

Qui doit se faire vacciner contre la rougeole ?

Se faire vacciner contre la rougeole est donc fortement conseillé.
●    La 1ère dose de vaccin rougeole-rubéole-oreillon (RRO) est recommandée à 12 mois ; la seconde entre le 16e et le 18e mois. (nouveau calendrier vaccinal)
●    Pour les enfants, adolescents et adultes nés depuis 1980, il est conseillé de recevoir les deux doses de vaccins (avec un intervalle d’au moins 1 mois) s’ils n’ont pas été vaccinés ou de recevoir la seconde dose s’ils n’ont reçu que la première.
●    Les personnes qui ont déjà contracté la rougeole sont immunisées et ne doivent donc pas se faire vacciner.

À lire aussi
Le vaccin rougeole – oreillons – rubéole
Les maladies infantiles


Sources
Interview du Dr Samuel Van Steirteghem, pédiatre


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Rédigé par : Thomas Coucq
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 17/06/2013

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