Le scalpel a bon dos

Les nouvelles approches de la chirurgie du dos
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En chirurgie du dos, de nouvelles approches ont changé la donne ces dernières années. Le principe ? Moins d’incisions, pour une chirurgie moins traumatisante.
 

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A PROPOS DE CET ARTICLE
Rédigé par : Thomas Coucq
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 29/10/2013

L’idée de « passer sur le billard » séduit peu de monde. Bonne nouvelle : si votre dos vous fait souffrir, vous ne devrez sans doute pas passer par la case chirurgie. L’intervention chirurgicale n’est préconisée que dans certaines indications précises – une hernie discale avec compression du nerf sciatique par exemple – et seulement lorsque les autres traitements ont échoué ou dans de rares cas d’urgence.

 

De nouvelles chirurgies

Ces dernières années, la chirurgie du dos a toutefois bien changé. Des techniques permettent désormais de combler une fracture (tassement vertébral) en y injectant un ciment chirurgical ou encore de remplacer un disque intervertébral – l’amortisseur qui se trouve entre deux  vertèbres – par une prothèse qui permet de conserver un maximum de mobilité. Le développement de nouvelles technologies permet également désormais d’opérer des patients plus âgés et dont les os sont plus fragiles.

 

Opérer à travers la peau

Autre avancée : auparavant on « ouvrait » systématiquement le patient. Pour accéder à la zone à opérer, il était ensuite nécessaire de se frayer un chemin entre les muscles insérés dans la colonne vertébrale, au risque de les abîmer. Mais, aujourd’hui, des techniques moins « invasives » sont de plus en plus courantes. Plus besoin d’ouvrir largement le patient ; quelques petites incisions suffisent !
Grâce aux techniques de radiographie qui permettent de voir « à travers la peau » durant l’intervention, la chirurgie percutanée permet par exemple de fixer des vis sur la colonne vertébrale à travers des trous de quelques millimètres seulement.

 

Petites incisions, petits traumatismes

Il est également désormais possible, grâce à quelques petites incisions de 2 à 4 centimètres, de faire passer les différents instruments nécessaires à l’intervention, et de les guider à l’aide de différentes techniques d’imagerie. De nouveaux outils permettent dorénavant aussi  d’écarter en douceur les muscles et d’atteindre la zone à opérer en les préservant un maximum.

Résultats ? Moins de traumatismes et moins de douleurs après l’opération. Le patient est sur pied plus rapidement.

 

Des traitements conservateurs

Avant d’envisager la chirurgie, différents traitements permettent de supprimer la douleur et de retrouver une activité normale.

  • Les traitements médicamenteux : antidouleurs, antiinflammatoires (en l’absence de contre-indication digestive) ou myorelaxants (qui permettent de détendre les muscles).

  • Les injections locales d’anti-inflammatoires directement dans les zones douloureuses voire une infiltration de cortisone sous contrôle radio.

  • La kinésithérapie : elle permet d’étirer, de renforcer les muscles qui soutiennent le dos comme les muscles abdominaux ou encore de corriger la posture.

 

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Source
Merci au Dr Charley Cohen, rhumatologue, ancien chef de clinique de la faculté de Médecine de Paris, et au Dr Stéphane Litrico, neurochirurgien au CHU de Nice et secrétaire de la Société française de Chirurgie Rachidienne (www.sfcr.fr).


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Rédigé par : Thomas Coucq
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 29/10/2013

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