La cataracte

Les symptômes et les traitements de la cataracte
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La cataracte est une maladie liée au vieillissement du cristallin, la partie de l’œil qui nous permet de faire la mise au point. Elle évolue en général sur plusieurs années et peut, en l’absence de prise en charge, mener à la cécité totale.

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Rédigé par : Thomas Coucq
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 13/05/2013

Cataracte : quand le cristallin s’opacifie

La cataracte est une maladie de l’œil liée à l’âge. Suite à un vieillissement naturel ou pour d’autres raisons, le cristallin – la « lentille » située à l’avant de l’œil et qui permet de faire la mise au point – peut s’opacifier et perdre progressivement sa transparence. Les rayons lumineux ne parviennent alors plus correctement jusqu’à la rétine, au fond de l’œil. Résultat : un voile se dépose progressivement sur la vue.

 

Symptômes de la cataracte

Quels sont les signes évocateurs de la cataracte ?

  • Un voile gris ou beigeâtre se pose progressivement sur la vue.

  • Les couleurs deviennent plus fades.

  • Une perte progressive de l’acuité visuelle.

  • Une sensibilité accrue à la lumière.

  • Une diplopie – la personne voit double – peut parfois apparaître et subsister lorsque la personne ferme un œil.

La cataracte est totalement indolore et évolue lentement, en général sur plusieurs années.

 

Les causes de la cataracte

L’âge est le premier facteur de risque de cataracte. La maladie est en effet le plus souvent liée au vieillissement naturel du cristallin. En France, elle toucherait 1 personne sur 5 après 65 ans et 2 personnes sur 3 après 85 ans.
Elle peut également apparaître chez des patients plus jeunes suite à:

  • un traumatisme oculaire ;

  • certaines maladies, comme le diabète ;

  • la prise de certains traitements au long cours à base de cortisone ;

  • des formes congénitales extrêmement rares.

Le tabagisme (1) et une exposition importante aux rayons ultraviolets du soleil peuvent également favoriser une opacification plus rapide de la vue et donc accélérer la formation d’une cataracte.

 

Un diagnostic simple

Pour poser le diagnostic de cataracte, l’ophtalmologue dilate la pupille du patient afin de pouvoir examiner le cristallin. Le but ? Repérer sur cette partie de l’œil d’éventuelles taches opaques, signes de la maladie.
L’ophtalmologue réalise également un bilan ophtalmologique afin de mesurer l’acuité visuelle et de vérifier que la personne ne souffre pas d’une autre maladie, comme la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA).

 

Un impact sur la qualité de vie

En l’absence de traitement, la cataracte peut être à l’origine d’une diminution importante de la qualité de vie. À long terme, elle peut en effet causer une perte d’autonomie importante et mène très progressivement à la cécité complète.
Il s’agit d’ailleurs de la première cause de cécité dans le monde, faute d’un accès suffisant aux soins dans de nombreuses régions du globe.

 

Traitement de la cataracte : la chirurgie

Il n’existe pas de traitements médicamenteux efficaces contre la cataracte. L’intervention chirurgicale est à l’heure actuelle le seul moyen de la soigner. Il s’agit d’ailleurs de l’intervention la plus pratiquée en France, avec 600.000 opérations par an.

L’opération ne nécessite qu’une anesthésie locale et dure une trentaine de minutes. Elle  consiste à remplacer le cristallin opacifié par un implant, une lentille artificielle. Celle-ci est adaptée à l’œil et à la vision du patient, de telle sorte qu’elle permet de rectifier dans de nombreux cas d’autres problèmes de vue par la même occasion, une myopie par exemple.
Le risque zéro n’existe pas en chirurgie. Des complications peuvent survenir dans de très rares cas. L’intervention permet toutefois en général de récupérer une très bonne vision, de pouvoir à nouveau regarder la télévision, de lire, de conduire... Bref, de retrouver une seconde vie.

 

Intervention chirurgicale ou pas ?

En fonction de l’impact de la cataracte sur la vision et le quotidien du patient, l’ophtalmologue lui proposera ou pas de recourir à une intervention chirurgicale.
Si, malgré la cataracte, l’acuité visuelle reste supérieure ou égale à 5/10es et que la perte d’autonomie est limitée, l’ophtalmologue propose en général une simple surveillance de la maladie. Plusieurs années peuvent s’écouler avant que l’évolution de la cataracte n’ait un impact sur son quotidien et ne rende l’intervention chirurgicale nécessaire.

À lire aussi
Le vieillissement oculaire
Exposition au soleil et vieillissement au soleil


Sources
*Interview du Pr Christophe Baudouin, Ophtalmologue et Secrétaire général de la Société Française d’Ophtalmologie (SFO).
(1) Age-Related Eye Disease Study Research Group. Risk Factors Associated with Age-Related Nuclear and Cortical Cataract. A Case-control Study in the Age-Related Eye Disease Study, AREDS Report No. 5. Ophthalmology. 2001; 108 (8), pp. 1400–1408.


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Rédigé par : Thomas Coucq
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 13/05/2013

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