Uvéite : quand l’inflammation gagne l’œil

Les symptômes et les traitements de l'uvéite
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L’uvéite est une maladie inflammatoire de l’œil qui constitue l’une des principales causes de cécité et de perte de vision sévère. Comment la diagnostiquer ? Comment la traiter ?

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Rédigé par : Élise Dubuisson
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 29/08/2017

Qu’est-ce que l’uvéite ?

L’uvéite est une maladie rare qui est néanmoins à l’origine de 10 % des handicaps visuels parmi les populations occidentales. Elle touche généralement des personnes âgées de 20 à 60 ans.
Il s’agit, comme son nom l’indique, d’une inflammation de l’uvée. Cette membrane interne de l’œil est formée par l’ensemble des tissus vascularisés que comprennent l’iris, le corps ciliaire et la choroïde. Elle englobe donc le corps vitré, une substance transparente, gélatineuse qui remplit la cavité oculaire à l’arrière du cristallin et est en contact avec la rétine.

 

Les différents types d’uvéite

L’inflammation peut toucher différentes parties de l’uvée, ce qui se traduit par des symptômes spécifiques.

  • L’uvéite antérieure qui touche l’iris et le corps ciliaire. Elle se caractérise par un œil rouge, douloureux et sensible à la lumière. Il s’agit de la forme la plus fréquente d’uvéite.

  • L’uvéite intermédiaire qui touche le corps vitré. Elle se caractérise par une baisse d’acuité visuelle et l’apparition de « mouches volantes » ou « corps flottants du vitré » (myodésopsies). Il s’agit de la forme la plus rare, préférentiellement chez les enfants et les jeunes adultes.

  • L’uvéite postérieure qui touche la choroïde et la rétine. Elle se caractérise aussi par une baisse d’acuité visuelle et l’apparition de taches noires mais est plus fréquente que l’uvéite intermédiaire. Il s’agit de la deuxième forme la plus fréquente.

  • La panuvéite qui touche toutes les parties de l’uvée et se caractérise par les différents troubles précités. Cette forme est plus fréquente en Amérique du sud, en Afrique et en Asie que dans les pays occidentaux. Elle y représente la seconde forme d’uvéite la plus fréquente.

 

Uvéite : comment se pose le diagnostic ?

Le diagnostic de l’uvéite est généralement posé par un ophtalmologue sur la base d’un examen classique de l’œil. Celui-ci peut parfois être complété par une angiographie oculaire qui permet d’analyser les anomalies au niveau de la rétine grâce à l’injection dans une veine d’un produit fluorescent. Il est notamment utilisé pour diagnostiquer les uvéites postérieures. Dans tous les cas, une prise de sang peut être faite pour connaître la cause précise même dans les cas d’uvéite non compliquée.

 

Quelles sont les causes de l’uvéite ?

L’uvéite peut être liée à :

Cependant, les causes d’une uvéite restent relativement mal connues et dans 40 % des cas, aucune cause n’est mise en évidence. On parle alors d’uvéite idiopathique.

 

Une évolution variable

L’évolution d’une uvéite est très variable d’une personne à l’autre. Elle est dite

  • aiguë lorsque les signes d’inflammation durent moins de 3 mois,

  • chronique lorsque les signes d’inflammation durent plus de 3 mois,

  • récurrente lorsque deux ou plusieurs épisodes inflammatoires sont séparés par une période sans signe d’inflammation. On parle alors de poussées d’uvéite.

Lorsque l’uvéite devient chronique ou lorsque les poussées sont de plus en plus fréquentes, le risque de complications augmente (glaucome, cataracte, atteinte du nerf optique, etc.) et avec lui le risque de trouble de la vision et de cécité.

 

Uvéite : quel traitement ?

Lorsque l’origine de la maladie est connue, le traitement est double :

  • un traitement de l’inflammation à l’aide de corticoïdes afin d’enrayer la poussée,

  • un traitement de l’infection ou de la maladie auto-immune responsable afin d’empêcher les récidives.

Si la cause est inconnue, le traitement repose essentiellement sur un traitement anti-inflammatoire à base de cortisone. Agir le plus tôt possible permet de traiter les lésions avant qu’elles ne deviennent irréversibles. D’où l’importance de consulter dès qu’une douleur oculaire est persistante ou dès l’observation d’une gêne oculaire.

À lire aussi
Le glaucome
La cataracte


Source
Merci à Philippe Denis, ophtalmologue.


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Rédigé par : Élise Dubuisson
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 29/08/2017

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