DMLA : mieux voir grâce à la rééducation visuelle

Entrainer sa vision périphérique en cas de DMLA
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La dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA) entraîne une perte progressive de la vision centrale. Heureusement, avec de l’entraînement, la vision périphérique est capable de prendre le relais. Zoom sur la rééducation visuelle !

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A PROPOS DE CET ARTICLE
Rédigé par : Élise Dubuisson
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 08/01/2016

DMLA : consulter un orthoptiste au plus tôt

La vision centrale est le champ de vision qui permet de lire, de reconnaître des visages ou encore d’attraper quelque chose. Lorsque celle-ci se dégrade progressivement, on peut compenser par l’utilisation de la vision périphérique. Toutefois, c’est loin d'être intuitif. Cela demande un apprentissage... C’est pourquoi il est conseillé de consulter un orthoptiste dès l'apparition des premiers symptômes de DMLA, c’est-à-dire dès que votre vision est altérée. Plus la rééducation visuelle est précoce, meilleurs seront les résultats.
Par ailleurs, il est important de consulter son ophtalmologiste dès que la rééducation n'est plus efficace. La maladie évoluant, il est possible qu'un geste acquis après une prise en charge chez un orthoptiste devienne plus difficile avec les années.

 

Rééducation visuelle : quels résultats ?

La rééducation visuelle ne permet pas de restaurer la vision. Il n'existe d'ailleurs à ce jour aucun traitement permettant de soigner la DMLA. Elle permet cependant de retrouver des automatismes au quotidien, grâce à l’utilisation de la vision périphérique. Son objectif est de permettre aux personnes atteintes de DMLA de rester autonomes.

 

En quoi consiste la rééducation visuelle ?

Les exercices réalisés lors des séances de rééducation visuelle se basent essentiellement sur les besoins concrets de chaque personne. Elles se composent d'exercices d'orientation dans l'espace, de lecture, d'écriture, de préhension d'objet, de coordination œil-main, etc.
Parallèlement, l'orthoptiste apprend au patient à se servir des aides visuelles si celles-ci sont nécessaires. Il s'agit, par exemple, de loupes, de microscopes ou encore de télé-agrandisseurs.

 

Une prise en charge globale de la DMLA

Pour que la rééducation visuelle soit efficace, il est essentiel qu'elle s'insère dans une prise en charge globale, assurée par un orthoptiste et un ophtalmologiste.
L'orthoptiste saura par ailleurs vous adresser aux professionnels compétents tel qu'un opticien qui peut proposer des dispositifs spécifiques, un psychomotricien ou encore un ergothérapeute, qui peut aider à adapter le domicile en fonction de l'avancement de la DMLA. Il suffit parfois d'un changement d'éclairage pour voir mieux.
Pour que de nouveaux automatismes se créent, il faut généralement une dizaine de séances de rééducation visuelle.  

 

À lire aussi
La DMLA
Le vieillissement oculaire


Source
Article réalisé en collaboration avec Laurence Delannoy, orthoptiste
 


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Rédigé par : Élise Dubuisson
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 08/01/2016

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