Willis-Ekbom : comment améliorer son sommeil ?

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Trouble caractérisé par une envie irrépressible de bouger les jambes, la maladie de Willis-Ekbom peut fortement perturber le sommeil de ceux qui en souffrent. Pourtant, des solutions existent pour améliorer ses nuits.

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Rédigé par : Kathleen Mentrop
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 05/09/2016

Willis-Ekbom: une maladie qui perturbe le sommeil

La maladie de Willis-Ekbom, auparavant appelée “syndrome des jambes sans repos” est un trouble neurologique qui entraîne un besoin irrépressible de bouger les jambes (ou parfois les bras). Fourmillements, picotements, sensation de brûlure, étirement… sont autant de symptômes désagréables – voire parfois douloureux – que ressentent les patients atteints de ce syndrome… et qui ne sont soulagés que par le mouvement. Puisqu’elle se manifeste principalement durant les moments d’inactivité et a tendance à s’intensifier en soirée, la maladie de Willis-Ekbom peut entraîner des perturbations importantes de l’endormissement.

 

jambes sans repos : un laboratoire du sommeil pour confirmer le diagnostic

Le diagnostic de la maladie de Willis-Ekbom repose sur l’évocation des symptômes par le patient. Une prise de sang peut également être réalisée afin de vérifier si les impatiences dans les jambes ne sont pas causées par un autre problème sous-jacent (comme une carence en fer ou un diabète).
Si le patient se plaint de fatigue diurne et d’un sommeil non réparateur, un examen du sommeil – appelé polysomnographie – permet de vérifier que la maladie de Willis-Ekbom n’est pas aggravée par une autre pathologie pouvant entraîner une fragmentation du sommeil. C’est le cas notamment des apnées du sommeil.
Le syndrome de jambes sans repos peut également s’étendre dans le sommeil sous forme d’un syndrome des mouvements périodiques des jambes, une pathologie régulièrement associée à la maladie de Willis-Ekbom et qui se caractérise par des mouvements répétés et involontaires survenant pendant la nuit.

 

Willis-Ekbom : traiter la maladie pour améliorer le sommeil

La première étape consiste à traiter la maladie afin d’en réduire les symptômes, qui perturbent le sommeil.

  • Si les impatiences dans les jambes sont la conséquence d’un problème de santé sous-jacent, le traitement reposera sur celui de sa cause (par exemple, une supplémentation en fer si une carence est constatée) qui permettra de supprimer le symptômes.

  • Pour les formes légères et modérées de la maladie, des conseils hygiéno-diététiques (activité physique modérée et régulière, limitation de la consommation d’alcool, amélioration de l’hygiène de sommeil…) permettent généralement d’atténuer les symptômes.

  • Dans les cas plus sévères, la prise d’agonistes dopaminergiques constitue le traitement de choix. La réponse entre les patients est très variable. Si les agents dopaminergiques sont inefficaces, on peut s’orienter vers certains antiépileptiques et plus rarement vers les opiacés et certaines benzodiazépines.

  • En cas de syndrome de mouvements périodiques des jambes, les agonistes dopaminergiques sont également prescrits et parfois associés à du Rivotril® (benzodiazépine).


Chez certaines personnes, les étirements, les massages des jambes, les bains, les enveloppements chauds ou froids, le yoga ou la méditation peuvent aussi aider à soulager les symptômes.

 

Willis-Ekbom : quels conseils pour mieux dormir ?

Il est important d’éviter la fatigue car elle a tendance à aggraver les symptômes.
Pour parvenir à récupérer, la mise en place d’une bonne hygiène de sommeil vous aidera à vous endormir plus facilement, malgré les symptômes.

  • Observez des heures de coucher et de lever régulières

  • Bannissez les substances excitantes (thé, café, boissons énergisantes...) après 18h.

  • Evitez un exercice physique trop intense en fin de journée, car cela a tendance à vous exciter physiquement et psychologiquement

  • Créez un environnement favorable au sommeil : une chambre calme, sombre, dont la température n’est pas trop élevée ni trop basse

  • Ne prenez pas de repas trop lourd ni trop sucré le soir


Gardez surtout à l’œil qu’en présence de troubles du sommeil, il est important de consulter votre médecin afin d’instaurer une réelle prise en charge. Des solutions existent !

 

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Source
Article réalisé avec la collaboration du Dr Fahrad Baharloo, spécialiste des troubles du sommeil.


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Rédigé par : Kathleen Mentrop
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 05/09/2016

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