L’hématome sous-dural chronique

L’hématome sous-dural chronique
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L’hématome sous-dural chronique touche surtout les personnes âgées, souvent après un choc bénin sur la tête.

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Rédigé par : Barbara Delbrouck
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 29/09/2014

Qu’est-ce que c’est ?

L’hématome sous-dural chronique est une poche de sang qui se forme dans l’espace sous-dural, entre la dure-mère (l’enveloppe du cerveau) et le cerveau. À la différence de l’hématome sous-dural aigu , qui se forme tout de suite après un choc, l’hématome sous-dural chronique ne se forme que très progressivement, pendant plusieurs jours ou semaines.

 

Causes

L’hématome sous-dural chronique survient surtout chez les personnes âgées, surtout celles qui prennent des anticoagulants, à la suite d’un traumatisme bénin de la tête qui peut passer inaperçu (se cogner la tête contre une porte par exemple). Le sang ne coagulant pas normalement, la liquéfaction de l’hématome prend de la place et comprime le cerveau. Ce qui à terme peut provoquer l’apparition de symptômes neurologiques : maux de tête, petite paralysie, troubles du comportement, de la mémoire…

 

Traitement de l’hématome sous-dural chronique

L’hématome se formant très progressivement, les médecins n’agissent pas dans l’urgence. Ils ont le temps de voir arriver petit à petit les symptômes, de réaliser un scanner et d’évaluer la situation. À partir du moment où des signes neurologiques apparaissent, cela veut dire que le cerveau est comprimé et qu’il faut intervenir. On réalise dans ce cas une trépanation (on perce un trou dans le crâne) pour ouvrir la dure-mère afin de laisser le liquide sous-pression s’évacuer. Si la personne ne montre pas de signes cliniques, les médecins peuvent décider de ne rien faire ou simplement d’administrer au patient un peu de cortisone. On surveille alors l’évolution de l’hématome grâce au scanner et aux tests neurologiques pour détecter l’apparition d’éventuels symptômes. Une intervention n’est dès lors pas toujours nécessaire.

 

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Source

Merci au Dr Aesch, Chef du pôle Tête et Cou du CHRU de TOURS, spécialisé en neurochirurgie et neurotraumatologie.


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Rédigé par : Barbara Delbrouck
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 29/09/2014

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