Anévrisme cérébral non rompu : faut-il se faire opérer ?

L'opération d'un anévrisme cérébral non rompu
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Lorsqu’on dépiste un anévrisme cérébral non rompu, il est possible de le traiter préventivement pour supprimer le risque de rupture. Mais cette opération n’est pas sans risques… À qui est-elle recommandée ?

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Rédigé par : Barbara Delbrouck
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 28/04/2016

Anévrismes non rompus : une opération à ne pas prendre à la légère

Le traitement des anévrismes non rompus par voie endovasculaire est une opération peu traumatisante pour le patient car elle est rapide et ne laisse pas de cicatrices. Les outils du chirurgien sont en effet introduits par l’intérieur des vaisseaux sanguins, au moyen d’un micro-cathéter (sonde). Et ce, à partir de l’artère fémorale (dans la cuisse) qui permet d’accéder à tous les vaisseaux du cerveau.
Toutefois, elle ne doit pas pour autant être considérée comme banale ! Il s’agit d’une opération neurochirurgicale qui comporte des risques de complications (1,7%) et même de décès (1,4%) .
Même si ces risques sont faibles, la décision d’intervenir n’est donc pas automatique… Il faut étudier la balance risque-bénéfice.

 

Anévrismes : les facteurs favorisant la décision d’opérer ou pas

C’est avant tout la taille de l’anévrisme qui va influencer la décision.

  • Si l’anévrisme mesure moins de 5 mm, le risque de rupture est faible, c’est-à-dire environ 1% par an . Il est donc inférieur au risque d’opérer. C’est pourquoi les médecins auront tendance à conseiller de ne pas intervenir. Toutefois, l’avis du patient est pris en compte. Certaines personnes ne supportent pas l’idée de vivre avec un anévrisme qu’ils ressentent comme une véritable épée de Damoclès sur leur tête, malgré le faible risque de rupture.

  • Si l’anévrisme mesure plus de 5 mm, le risque de rupture est plus élevé. Les chirurgiens auront donc tendance à proposer une intervention.

 

Vivre avec un anévrisme

S’il a été décidé de ne pas opérer, le patient est suivi tous les deux ans par angio-IRM, un examen qui permet de suivre l’évolution de l’anévrisme. Si celui-ci augmente en taille, le chirurgien propose souvent d’intervenir.
Il est aussi recommandé que le patient soigne son hygiène de vie : c’est-à-dire arrêter le tabac mais aussi prévenir ou traiter le diabète, l’hypercholestérolémie et l’hypertension, qui favorisent l’altération des parois des artères.

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Sources
Merci au Pr Jacques Moret, Chef de service honoraire dans le Service de Neuroradiologie Interventionnelle de l’Hôpital Universitaire Bicêtre.


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Rédigé par : Barbara Delbrouck
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 28/04/2016

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