Le lupus, une maladie aux multiples facettes

Les symptômes et les traitements du lupus
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Le lupus est une maladie auto-immune rare qui peut se manifester par une grande variété de symptômes. En France, environ 30.000 personnes sont concernées dont 90 % de femmes. 

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Rédigé par : Comité éditorial Giphar
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 20/06/2017

Qu’est-ce que le lupus ?

Le lupus érythémateux disséminé (LED) ou systémique (LES) est une maladie auto-immune chronique qui touche environ une personne sur 2.000. Le système immunitaire du patient produit des anticorps qui s’attaquent à divers organes et y provoquent une inflammation. Ce qui peut entraîner une série de symptômes selon les zones du corps touchées. 9 fois sur 10, le lupus se déclare chez des femmes, particulièrement entre 15 et 45 ans.

 

Les symptômes et complications du lupus

Dans la grande majorité des cas, le lupus est une maladie bénigne qui se manifeste essentiellement par :

  • des éruptions ou des lésions cutanées (aphtes, chute de cheveux, etc.)

  • des inflammations articulaires transitoires

  • un phénomène de Raynaud

  • une photosensibilité : la peau est plus sensible au soleil et les rayons solaires peuvent aussi aggraver les autres symptômes.


Parfois, le lupus est sévère et peut s’accompagner de :

  • fièvre

  • fatigue

  • douleurs diverses

  • atteintes rénales (néphrite lupique, voire insuffisance rénale et greffe de reins dans les cas extrêmes)

  • atteintes cardiaques (inflammation du péricarde, thrombose, hypertension artérielle)

  • atteinte des poumons (pleurésie)

  • atteintes neurologiques (méningite, épilepsie, troubles de la motricité et de la sensibilité, etc.) et/ou psychiatriques (dépression, psychose…).

 

Comment le lupus se diagnostique-t-il ?

Le lupus n’est pas toujours facile à diagnostiquer. En cause : la grande variété des symptômes. Pour établir et confirmer le diagnostic, le médecin spécialiste se base sur un certain nombre de critères.

  • Il faut présenter au moins 4 critères cliniques (sur les 11 possibles) : manifestations cutanées, arthrite, atteintes rénales et neuropsychiatriques, par exemple.

  • Même si la prise de sang ne suffit pas à établir le diagnostic, certaines anomalies immunologiques (présence d’anticorps spécifiques dans le sang, par exemple) peuvent témoigner d’un lupus.  

  • La présence d’une néphrite lupique est, par définition, signe d’un lupus.

 

Les causes du lupus

Le lupus est probablement d’origine multifactorielle :

  • Un facteur génétique (mais non héréditaire)

  • Un facteur hormonal puisque la majorité des personnes atteintes sont des femmes en âge de procréer. De plus, la grossesse et l’accouchement peuvent provoquer des poussées sévères de la maladie

  • Les rayons ultraviolets favorisent les poussées du lupus

  • Certains médicaments (méthyldopa, hydralazine, etc.) peuvent induire le lupus ou l’exacerber

  • Le stress est avancé comme facteur par certains patients, mais il est difficile d’appréhender l’association stress-lupus de façon scientifique.

 

Les traitements contre le lupus

Bien que la recherche avance, il n’existe pas encore de traitement capable de guérir le lupus. En revanche, plusieurs médicaments permettent de contrôler les symptômes.
Le traitement dépend des tissus et des organes concernés par la maladie et du degré de sévérité de celle-ci. Le médecin peut prescrire :

  • des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS)

  • des médicaments anti-malariques

  • de la cortisone (corticoïdes)

  • d’autres immunosuppresseurs

  • etc.

 

Les différentes formes de lupus

  • Lupus érythémateux systémique ou disséminé

C’est la forme la plus courante de la maladie. Elle peut affecter de nombreuses parties du corps : peau, reins, articulations, cœur, poumons, cerveau, etc.

  • Lupus cutanés (discoïde, aigu, etc.)

Seule la peau est touchée et le lupus se manifeste par une éruption en « ailes de papillons », souvent au niveau du visage (plus particulièrement sur les joues, le nez et le front), et sur les zones exposées au soleil. Le lupus cutané peut aussi entraîner une perte de cheveux.

  • Lupus cutané induit

Cette forme rare de lupus est causée par un médicament. En général, il suffit d’interrompre le traitement pour que les symptômes de la maladie disparaissent.  

  • Lupus cutané néonatal

Cette forme rare de lupus apparaît exceptionnellement chez des nouveau-nés dont la mère est atteinte de lupus. Il disparaît au bout de quelques mois.

 

Grossesse et lupus

Même si la majorité des grossesses se passent bien, les femmes enceintes atteintes de lupus doivent être suivies de près. En effet, le lupus augmente certains risques, tant pour la mère que pour le fœtus : fausse couche, retard de croissance, hypertension artérielle, etc.

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Sources
www.cnrs.fr
www.lupus.be
www.rhumatismes.net
 


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