Les infections gynécologiques

Les symptômes et les traitements des principales infections gynécologiques
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Pertes vaginales anormales, démangeaisons ou brûlures… sont généralement le signe d’une infection gynécologique. Pour en venir à bout, un bon diagnostic est indispensable.

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Rédigé par : Aude Dion
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 29/02/2016

Infections gynécologiques : quels symptômes ?

Parmi les signes d’alerte les plus fréquents, on retrouve :

  • Des pertes vaginales anormales. Leur couleur, leur abondance, leur texture ou encore l’odeur qu’elles dégagent attirent votre attention.

  • Une gonflement et une rougeur de la vulve.

  • Des brûlures et/ou des démangeaisons au niveau de la vulve et du vagin.

  • Des petites verrues ou vésicules sur la vulve, le vagin ou le périnée (zone entre l’anus et le vagin). Elles peuvent être le signe d’infections sexuellement transmissibles.

  • Des douleurs dans le bas du ventre.

Il est primordial de consulter un médecin si vous observez un ou plusieurs de ces symptômes, afin de confirmer le diagnostic et de recevoir le traitement adéquat.

 

Mycoses génitales et vaginoses bactériennes : les plus fréquentes

La mycose génitale et la vaginose bactérienne sont généralement causées par un déséquilibre de la flore vaginale, cet ensemble de « bonnes » bactéries qui protègent naturellement le vagin.
Dans certaines situations (prise d’antibiotiques, prise d’hormones ou de contraception, grossesse…), il arrive que des micro-organismes prolifèrent anormalement dans la flore vaginale et que son équilibre soit perturbé. Les microbes peuvent alors en profiter pour se frayer un passage et provoquer des infections.
Le phénomène est relativement fréquent : 75 % des femmes seraient atteintes d’une infection vulvo-vaginale de ce type au moins une fois dans leur vie.

 

  • La mycose génitale

Dans le cas de la mycose (aussi appelée « candidose » ou « vaginite à levure »), c’est un champignon microscopique qui prolifère anormalement dans la flore vaginale.
Quels symptômes ?
Cette infection se manifeste le plus souvent par une inflammation de la vulve et du vagin, qui démangent et brûlent un peu, et des pertes blanchâtres, qui peuvent prendre un aspect de lait caillé.
Quel traitement ?
Un suppositoire vaginal ou ovule (un seul suffit généralement) et une crème à appliquer sur la vulve pendant une semaine.
Le conseil de votre pharmacien giphar: En cas de mycose, réalisez la toilette intime avec des produits d’hygiène au PH légèrement alcalin (9). Une fois la mycose soignée, utilisez plutôt des produits au PH acide (5,5), qui respectent mieux l’équilibre de votre flore vaginale.

 

  • La vaginose bactérienne

La vaginose bactérienne est causée par une bactérie qui se développe de manière anormale.  
Quels symptômes ?
Il arrive que cette infection se manifeste par des pertes vaginales grisâtres à l’odeur nauséabonde et des brûlures au niveau de la vulve. Mais, le plus souvent, la vaginose est asymptomatique et le médecin la découvre au hasard d’un examen gynécologique de routine.
Quels traitements ?
Des antibiotiques en prise unique ou pendant 7 jours.

Ces infections n’entraînent en général pas de complications mais elles peuvent s’accompagner d’une gêne considérable. En outre, les mycoses non correctement traitées se manifestent très souvent à nouveau quelques semaines plus tard.

 

  • Les infections sexuellement transmissibles (IST)

Une série d’autres infections sont provoquées par des bactéries ou virus qui se transmettent à la faveur de relations sexuelles non protégées.
Ces infections sont généralement très contagieuses. Le (ou les) partenaire(s) doivent dès lors également suivre un traitement.
Certaines d’entre elles, comme les infections à chlamydia, ne présentent pas toujours de symptôme. N’hésitez pas à demander un test à votre médecin lors d’une consultation de routine.
Non prises en charge, les IST peuvent s’étendre à l’urètre (chez l’homme comme chez la femme) ainsi qu’à l’utérus et aux trompes (chez la femme). Ces infections du col l’utérus et des trompes sont moins fréquentes que les infections vulvo-vaginales mais elles sont potentiellement plus graves.

 

Prévenir les infections gynécologiques

Il n’est pas toujours possible d’éviter les infections génitales mais certains « bons gestes » permettent d’en diminuer le risque d’apparition :


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Source
Interview du Pr Philippe Judlin, gynécologue-obstétricien (Maternité Régionale Universitaire de Nancy).


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Rédigé par : Aude Dion
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 29/02/2016

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